‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 706 sur 725 · Je ue me connais pas · texte numérisé non relu

Je ue me connais pas

AUTEURS CÛMlOUiiS. — GUÉVIN. 3(il

Uni m'ont, voulu donuer ' le quart De leur payment.

RICHARD

Ma foy, Hichard N'iia point ■' telle commission ; Pour donner une portion De l'argent, il le fera bien.

LE TRÉSORIER

C'est bien parlé : vien ça, combien Veult-il donner pour l'interest, S'il trouve son argent tout prest V Quant est de moy, je ne l'ay pas :

Mais il n'y a que quatre pas Jusqu'au logis d'un mien ami.

RICHARD*

Le Trésorier n'est endormi, Se voyant en main la fortune De pouvoir gaigner la pecune.

LE TRÉSORIRR.

Que dis-tu, Richard ?

RICUARD.

Je songeois, lin comptant cy dessus mes doits.

Combien il voudroit bien donner.

LE TRÉSORIER

Je ne pourroy plus séjourner*.

RICHARD

De trois cens livres vingt escus*.

LE TRÉSORIER

Ha vrayment, il * mérite plus.

Voudroit-il bien en donner trente ?

RICHARD

Pour vingt et cinq, qu'il se coulenlc : Je vous feioy recompenser.

Si voulez encor, avancer.

LE TRÉSORIER

Je le veux à mesme '' profit :

Aussi je Youdroy qu'il me feit

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