Les étudiants à, Paris
LuQUAiN 0 pauvres pères ! helas ! que
vous estes deceuz^ en vos opinions ! car vous pensez, quand vous envoyez vos enfants aux universitez pour estudier, qu'un jour ils doivent estre l'honneur, la réputation et la gloire de vostre maison ; et, le plus souvent, ils sont la honte de vostre race, et la perte d'eux-mesmes, quand, oublians leur devoir, ils s'adonnent trop à leurs voluptez. Je ne dis pas que quelqu'un ^ ne profitte,mais je dys que d'iinecentaine il n'en vient un à bien. Le père de mon maistre n'a que ce seul lîls, qu'il pense estre tout adonné aux lettres, et vous voyez en quel péril il se mect !
{Les EseolUers, acte III, scène 5, — t. VI, p. 142.)