AVANT LE CONGRÈS
Dès le lendemain du premier congrès de la jeunesse catholique canadienne-française, tenu à Montréal le 25 juin 1903, une seconde réunion avait été décidée pour 1904. Ce nouveau congrès devait préciser le mode d'union à établir entre les jeunes Canadiens français désireux d'être catholiques avant tout. Le comité qui avait organisé le premier congrès fut chargé de préparer le second.
Ce comité crut que le Congrès aurait d'autant plus d'efficacité qu'il serait davantage la manifestation d'une union déjà constituée se présentant à la jeunesse et au public non comme un projet seulement, mais comme une réalité. Au reste le vœu unanime des membres du premiar congrès demandait l'organisation immédiate d'une association. Le 13 mars 190-1, l'Association catholique de la Jeunesse canadienne-française était fondée, et aussitôt commençaient, avec le recrutement des membres, les préparatifs immédiats du Congrès.
Le comité de la nouvelle association fut constitué comme suit :
Président : Joseph Versailles,
Vice-présidents : Henri Bernard et Henri Renaud,
Secrétaire : Albert Benoit,
Trésorier : Edmond Hurtubise,
Secrétaires-correspondants : Armand Dugas et Ernest Roi > y .
Le Congrès fut aussitôt fixé aux 25, 26 et 27 juin et le programme en fut dressé. Il devait avoir pour objet l'exposition de l'esprit et des méthodes que l'Association comptait adopter et des moyens à employer pour sa diffusion.
Le Comité, sûr de rencontrer clans le R. P. Turgeon, recteur du collège Sainte-Marie, un appui sur lequel il avait appris à compter avec profit, demanda et obtint facilement l'usage de la splendide salle académique du collège pour les séances d'ouverture et de travail du Congrès. Il fut décidé que la séance solennelle de clôture aurait lieu dans la salle des promotions de l'Université Laval, très gracieusement offerte par Mgr Archambeault, vice-recteur.
La presse se montra de jour en jour plus sympathique au nouveau mouvement de la jeunesse catholique. La Croix de Montréal, particulièrement, se fit en quelque sorte l'organe du Comité et servit beaucoup à la diffusion des idées de l'Association. Dès les premiers jours de juin, tous les journaux de Montréal et la plupart des journaux de la province publièrent l'appel suivant à la jeunesse canadienne :
Un appel aux jeunes