PREHIÈRE SÉANCE DE TRAVAIL
L'esprit de l'Association
Après la prière, le secrétaire donne lecture de plusieurs lettres et télégrammes de sympathie reçus depuis la veille.
Le président indique le caractère de ces réunions de travail.
Il s'agit moins de discuter des procédés pratiques à adopter ou
une ligne de conduite à suivre sur des points particuliers, que
d'exposer clairement aux membres le caractère et l'esprit de
l'Association.
A qui jugerait superficiellement, la présente séance pourrait paraître peu pratique. Nous ne sommes pas de son avis. Entendons-nous bien pour être tous du même esprit, l'esprit de l'Association, nous serons bien près alors de cette union que nous ambitionnons de réaliser. Ce sera être assez pratiques.
Desranleau, de Saint-Hyacinthe, lit un travail deGossELix, de Vallevfiekl, empêché de le faire lui-même. L'Association demande des courages, d'abord parce qu'elle est une œuvre de formation personnelle; puis à cause de ses moyens: la piété, l'étude et l'action ; enfin à raison du caractère de l'œuvre entreprise par l'Association.
Mgr Bruchési fait son entrée dans la salle vers la fin de ce travail. Son .-irrivée est saluée de longs applaudissements.
Emile LAMBERT, de Sainte-Thérèse, montre dans l'Association une ligne de piété. Il dénonce le respect humain, prêche la nécessité de la pratique religieuse ouverte, et rappelle les devoirs des membres isolés et des groupes de l'Association.
Le camarade Bousqi bt, rédacteur du Courrier de Saint- Hyacinthe, traite de la nécessité de l'étude. Il insiste sur son importance comme moyen d'action sociale et individuelle et sur
la responsabilité sociale de la jeunesse instruite. Le grand mai en matière religieuse vient de l'ignorance, de l'ignorance souvent de ceux qui défendent comme de ceux qui attaquent. Il demande l'indépendance et la personnalité de la jeunesse.
Ernest Roby traite des cercles d'études. Il en indique le vrai caractère et le fonctionnement : le cercle doit mettre en jeu toutes les forces vives des membres et partager entre tous l'œuvre commune. Il indique le mode de leur formation et termine par des conseils pratiques. Il recommande le souci de l'initiative individuelle et la prudence dans les premiers débuts.
Mgr Bruchési veut bien ajouter quelques conseils sur le choix des directeurs et s'engage à fournir aux cercles ceux qui pourront le mieux seconder leur action.
Le camarade Fauteux, directeur du Rappel, parle de l'action dans l'Association. Elle s'impose, puisqu'il s'agit de défendre les causes menacées de la foi et de la patrie. Il faut qu'elle s'appuie sur la science. Enfin elle doit être abordée sans retard : que chacun s'y applique dans sa mesure et selon l'esprit de l'Association. Son rapport, original et brillant, est fort applaudi.
Manseau, de Joliette, veut que l'Association soit une amitié. Ce doit être un de ses caractères essentiels et un effet naturel de sa vie et de ses méthodes.
Notre camarade Baril, dans un langage superbe, étudie à quelle source l'Association doit puiser son inspiration. Le Christ, bienfaiteur de l'humanité, sublime modèle du dévouement, doit être l'idéal des membres de l'Association. Dans son Cœur infiniment dévoué à l'humanité doit être la source de l'inspiration de l'Association.
Après quelques mots de félicitations de Mgr l'Archevêque, la séance est levée.