GABON
la saison agricole qui dure huit mois au Gabon, y laisse tout le temps pour achever les travaux avec un personnel réduit, un petit nombre de paires de bœufs et un faible matériel ; si des labours profonds y sont indispcnsa^bles, la durée des pluies y donne le loisir et la fadiité de les faire. L'abondance des pluies fait un devoir de donner aux sillons une trèsfaible pente pour éviter les ravinements.
On a à choisir au Gabon entre deux qualités bien tranchées de terres à culture :
l** des bas-fonds très-riches en humus et couverts de bois, qui défrichés conviennent pour les cultures les plus exigeantes, la banane-cochon (plantain des anglais), la canne à sucre, etc. ;
T des plaines étendues sut* des plateaux nus, dont le terrain maigre et argileux ne produit que des herbes frêles, du briza minor.
Il existe sur les pentes , des terrains intermédiaires.
Les indigènes ne cultivent que les terres de la première catégorie, plus favorables au travail primitif. Je laisserais volontiers ces terrains aux Noirs, et je préférerais les terres de la seconde catégorie et les intermédiaires, comme plus propres à la grande culture, et pouvant être facilement améliorées par le travail dçs bœufs et par rapport de la chaux, des