‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 14 sur 83 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LE ROI, FilÊDËRIC.

LE ROI, a»sii.

Et vous, monsieur I... je vous ai fait sergent... et vous vous comportez comme uu caporal !

La galié ne dépend pas des grades, sire.

LE ROI

Et c'est ici que je voustrouvo... quand j’allais voiischorcherà votre palais de baux- Souci, pour vous parler d'affaires dhlul I...

FREDERIC, étonné.

A moi, sire?

LE ROI

Mais ilpiratt qu'il faut les traiter dans un moulin... soit. .. Vous avez vingt ans, Frédéric... on a vu des règnes commencer plus tôt que ça.

FRÈDtniC, >’ inclina ni.

Sire, je ne désire pas que le mien commence sitôt.

LE ROI, vivement.

Parbleu I ni moi non plus... Bref, j'ai dô songer pour vous à une alliance, qui fût une nouvelle garaotie pour la prospérité de la Prusse.

FRÉDÉRIC, interdit.

Vous voulez me marier, mou père?

It ROI, *e levant.

Cosl fait... Mon ambassadeur a Vienne a épousé, ponr vous, sur la frontière, uno niere de l’empereur Charles VI... uno Jhunswick de Wolfcn-Buttel... une princesse accomplie à tous égards, et d’une des plus nobles maisons d'Autriche.

FRÉDÉRIC, stupéfait.

Je sois marié)... sans connaître ma femme, sans l'avoir jamais vue, même en pointure I

LE ROI

C’était parfaitement iautile... Une aflaire superbe, une occasion qu’il fallait saisir.

Ainsi... vous me donnez uuo femme... d'occasion?

LC ROI.

rn mariage met fin a la guerre de Pologne et oie donne la moitié de la Silésie.

FRÉDÉRIC, è p»rt.

El je suis les arrhes du marché.

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