DISTRIBUTION DE Z, A PIÈCE
M DELAÜNAY, ehlrorglen-majof en retraite, 50 An». MM. Amoboiss.
8 lINT-ROBKRT, e»pü*in* de tpahit, 80 ana. . . . Ftm.
KKSNEDIT, co onel oiifllai*, 35 an* IlmiKM.
il KSPKEMONT, jeune homme, 95 au Auik.
LE DOCTEUR FESIMORE, 55 on*
MADAME DELAÜNAY, 50 an*
JULIE, ulille
Dû DoMIkTMtCt
L'action it paît * A la eampajnr, cktM M. D‘!aun dy, prit Paru.
M. I.ÊOKCB.
M“" C»mu 'V'OMII.
M. Lnü.
La scène représente un salon ouvert par trois portes-fenêtres au fond du jardin. — Porte* latérale*. — lin guéridon à droite; chaise*.
SCÈNT 1^.
M. DELAÜNAY. (Il écrit assis devant le guéridon.) MADAME DELAÜNAY, JULIE, assises près de lui et brodant.
MADAME DELAÜNAY.
Tu écriras donc toujours?
M. DELAÜNAY.
Encore cctlo lettre et c’est fini.
MADAME DELAl’NAY.
Veux-tu que je te dise, mon ami, j’ai grand peur quo cotte altercation que tu as eue à cause de nous à la sortie du spec- ’icle, ne soit pour beaucoup dans toutes cos écritures.
M. DELAl'NAY.
Boni roilà ton imagination qui prend le galop I Un duel à mon âge ! avec des jambes do cinquante ans.
JULIE
Et une tôle do vingt-cinq I vous ôtes si vif, mon père I
M. DELAÜNAY.
Oui, oui I un peu de vivacité et beaucoup do rhumatismes,
l'un compense l’autre; tu es folle, mon enrant... Crois-tu qu’on no puisso remettre un fat à sa place, sans être obligé de se MHtrc le lendemain.
JULIE
Vous l’avez fait... avec une chaleur...
M. DELAÜNAY.
Ne te gène pas... avec une brusquerie!... que veux-tu ? Quand on a été chirurgien-major en Afrique pendant dix ans... il en reste toujours quelque chose.
MADAME DELAÜNAY.
Comment l'aDnelles-lu donc ce jeune homme qui t’a donné sa carte hier? M. d'Espremonl, je crois?
M. DELAÜNAY.
Oui.
JULIE
Pourquoi M. de Saint-Robert ulost-il pas ici? Jo lui ai en tendu parler de M. d'Espremonl comme do son ami... il arrangerait cctlo sotte affaire.
M. DELAÜNAY.
Ah ! oui, M. de Saint-Robert, le beau capitaine en disponibilité, votre danseur des eaux de Vichy, Thommo du monde qui sait le mieux valser et faire des sottises.
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