‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 71 sur 83 · SAINT-ROBERT, RENNE DIT, DESPREMONT, DELAUNAY · texte numérisé non relu

SAINT-ROBERT, RENNE DIT, DESPREMONT, DELAUNAY

d’espREMONT, à Saint- Robert.

Dis donc, je crois quo j'ai fait uno bêtise î SAINT-ROBERT.

Oui.

m. délai.: AT. (Il entraîne Saint-Robert sur le dewnt de la ficene.

C’est donc vous , monsieur, qui vous nommez mon gendre sans mon consentement?

SAINT-ROBERT

Oh I une plaisanterio.

M. DELAUNAY

Fort mauvaise , monsieur!

Mais non, puisqu’elle a réussi...

M. DELAUNAY

Brisons là , monsieur; vous venez ce matin, je ne sais sous quel prétexte, me chercher la plus sotte querelle., j'ai la patience de vous écouler... et une sottise ne vous sufül pas...

SAINT ROBERT

Oh ! quand on est en train...

U. DELAUNAY

Parbleu ! vous m’y avez mis, et c'est moi qui vous demande une réparation.

SAINT-ROBERT

Je n’ai rien à tous refusée

d’espremont , s’oiuinfanf .

Je ne voudrais pas vous déranger , monsieur , nais c’est ma balle qui ne veut pas attendre.

M. DELAUNAY

Je suis à vous, monsieur...

SAINT-ROBERT, KENNEDIT.

SAINT-ROBERT

Prévenons Gigonnet et Brandebourg. (Il va pour sortir.) KENNEDIT.

Eh I monsieur?

Qu’y a-t-il?

KENNEDIT.

Il y a moi... (se présentant). Sir Arthur Kennedit, de üevensuionv en Devonshire , baronnet, colonel au 7* hussar&9 do Sa Majesté la reine d'Angleterre.

SAINT-ROBERT

Le 7* hussard I un fort beau régiment que j’ai vu à Glascow Pan dernier.

Il m’appartient.

KENNEDIT.

SAINT-ROBERT

Je vous en fais mon compliment 1

KENNEDIT.

Quoique baronnet, je suis amoureux de mademoiselle Delaunav.

SAINT-ROBERT

Parbleu! monsieur, vous avez le goût bon ! mademoiselle Delaunay est tout-a-fait charmante et on ne peut la voir sans l’aimer; bonsoir, monsieur I

KENNEDIT.

Voilà justement ce que je ne dois pas supporter... dans la position ou jo suis vis-à-vis de mademoislle Dclaunay, il me semble que je ne puis pas tolérer que vous vous battiez pour le père et que vous prétendiez au cœur do la fille.

SAINT-ROBERT

Ah ça I monsieur, dans quelle diable de position vous croyezvous donc? Vous vous donnez du gendre gros comme le bras... c'est au moins beaucoup de prétention... Vous, le gendre de M. Delaunay? Eh! monsieur, vous ne l’êtes pas plus que moi, un peu moins, peut-être! Bonsoir, monsieur!

KENNEDIT.

Cependant M. Delaunay, agrée ma recherche.

SAINT-ROBERT

Il s'agit de la fille, monsieur ; et puisqu’il faut vous le dire, la fille ne vous aime pas.

KENNEDIT.

Hein ?

SAINT-ROBERT

Voilà deux heures que j’hésite à vous le dire, et voilà trois semaines que vous auriez dû le comprendre. Bonsoir, monsieur I

KENNEDIT.

Mais...

8Ai.NT-nOBF.RT.

Si vous m’en croyez, vous retournerez à Glascow, ou le 7* hussards pleure votre absence... un si beau régiment, tant de hussards dans les larmes, notn d’un cien, çà fait pitié!... Bonsoir, monsieur.

KENNEDIT.

Eh bien ! monsieur, le 7* hussards vous prie de lui rendre raison.

SAINT-ROBERT, à part.

Et do trois... (Haut.) Croyez-vous que j’en aie le temps,

monsieur.

KENNEDIT.

Vous le trouverez.

SAINT-RbDERT.

Vous raisonnez à merveille, quoique baronnet... ma foi, monsieur i’arceDte, mais seulement pour rendre service a mademoiselle Delaunay. Vous me promettez que cela ne sera pas long?

KENNEDIT.

Comptez sur moi ; je vais, et je reviens.

SAINT-ROBERT

Bon I moi je vais et je vous laisse. (Ils sortent. )

SCÈVE XIV

DELAUNAY, un instant seul, puis FENIMORB.

M. DELAUNAY

Voilà qui est fait. Ce pansement ma retenu plus longtemps que je ne croyais... un peu plus bas et le coude était cassé... Voyons maintenant ce diable d’homme... je l’ai laissé avec le colonel... où diable est-il donc? il aurait pu m’attendre un peu, ce me semble.

fenimorb, marchant fort vite et à part . *

Ah! j’ai entendu deux coups de feu tout-à-Theuro, et je vais savoir ou en est celte affaire (apercevant Delaunay. ) Pardon, monsieur, vous êtes sans doute do la maison?

M. DELAUNAY

Oui, monsieur. (A part.) Serait-ce de la part de M. de Saint Robert... quelle impalioncet...

FENIMORB.

Pourriez-vous médire, si M. Delaunay est mort?

M. DELAUNAY

Qui?

Lü DUEL DE MON ONCLE.

M. DELAUNAY

FEMNORR.

M. Dclaannvt

M. DELAUNAY

Pourquoi diable voulez-vous qu'il soit mort?

FENIMORB.

Parce qu'un nommé Saint-Robert s’est chargé de lo tuer.

M. delaunay, regardant la jtorte. '*

Pas de si haut.

PBjmiOM.

Ah ! est-ce qu’il a un bon coup d’épée? un bras cassé? la tête Tendue par hasard?

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