SAINT-ROBERT, RENNE DIT, DESPREMONT, DELAUNAY
d’espREMONT, à Saint- Robert.
Dis donc, je crois quo j'ai fait uno bêtise î SAINT-ROBERT.
Oui.
m. délai.: AT. (Il entraîne Saint-Robert sur le dewnt de la ficene.
C’est donc vous , monsieur, qui vous nommez mon gendre sans mon consentement?
SAINT-ROBERT
Oh I une plaisanterio.
M. DELAUNAY
Fort mauvaise , monsieur!
Mais non, puisqu’elle a réussi...
M. DELAUNAY
Brisons là , monsieur; vous venez ce matin, je ne sais sous quel prétexte, me chercher la plus sotte querelle., j'ai la patience de vous écouler... et une sottise ne vous sufül pas...
SAINT ROBERT
Oh ! quand on est en train...
U. DELAUNAY
Parbleu ! vous m’y avez mis, et c'est moi qui vous demande une réparation.
SAINT-ROBERT
Je n’ai rien à tous refusée
d’espremont , s’oiuinfanf .
Je ne voudrais pas vous déranger , monsieur , nais c’est ma balle qui ne veut pas attendre.
M. DELAUNAY
Je suis à vous, monsieur...
SAINT-ROBERT, KENNEDIT.
SAINT-ROBERT
Prévenons Gigonnet et Brandebourg. (Il va pour sortir.) KENNEDIT.
Eh I monsieur?
Qu’y a-t-il?
KENNEDIT.
Il y a moi... (se présentant). Sir Arthur Kennedit, de üevensuionv en Devonshire , baronnet, colonel au 7* hussar&9 do Sa Majesté la reine d'Angleterre.
SAINT-ROBERT
Le 7* hussard I un fort beau régiment que j’ai vu à Glascow Pan dernier.
Il m’appartient.
KENNEDIT.
SAINT-ROBERT
Je vous en fais mon compliment 1
KENNEDIT.
Quoique baronnet, je suis amoureux de mademoiselle Delaunav.
SAINT-ROBERT
Parbleu! monsieur, vous avez le goût bon ! mademoiselle Delaunay est tout-a-fait charmante et on ne peut la voir sans l’aimer; bonsoir, monsieur I
KENNEDIT.
Voilà justement ce que je ne dois pas supporter... dans la position ou jo suis vis-à-vis de mademoislle Dclaunay, il me semble que je ne puis pas tolérer que vous vous battiez pour le père et que vous prétendiez au cœur do la fille.
SAINT-ROBERT
Ah ça I monsieur, dans quelle diable de position vous croyezvous donc? Vous vous donnez du gendre gros comme le bras... c'est au moins beaucoup de prétention... Vous, le gendre de M. Delaunay? Eh! monsieur, vous ne l’êtes pas plus que moi, un peu moins, peut-être! Bonsoir, monsieur!
KENNEDIT.
Cependant M. Delaunay, agrée ma recherche.
SAINT-ROBERT
Il s'agit de la fille, monsieur ; et puisqu’il faut vous le dire, la fille ne vous aime pas.
KENNEDIT.
Hein ?
SAINT-ROBERT
Voilà deux heures que j’hésite à vous le dire, et voilà trois semaines que vous auriez dû le comprendre. Bonsoir, monsieur I
KENNEDIT.
Mais...
8Ai.NT-nOBF.RT.
Si vous m’en croyez, vous retournerez à Glascow, ou le 7* hussards pleure votre absence... un si beau régiment, tant de hussards dans les larmes, notn d’un cien, çà fait pitié!... Bonsoir, monsieur.
KENNEDIT.
Eh bien ! monsieur, le 7* hussards vous prie de lui rendre raison.
SAINT-ROBERT, à part.
Et do trois... (Haut.) Croyez-vous que j’en aie le temps,
monsieur.
KENNEDIT.
Vous le trouverez.
SAINT-RbDERT.
Vous raisonnez à merveille, quoique baronnet... ma foi, monsieur i’arceDte, mais seulement pour rendre service a mademoiselle Delaunay. Vous me promettez que cela ne sera pas long?
KENNEDIT.
Comptez sur moi ; je vais, et je reviens.
SAINT-ROBERT
Bon I moi je vais et je vous laisse. (Ils sortent. )
SCÈVE XIV
DELAUNAY, un instant seul, puis FENIMORB.
M. DELAUNAY
Voilà qui est fait. Ce pansement ma retenu plus longtemps que je ne croyais... un peu plus bas et le coude était cassé... Voyons maintenant ce diable d’homme... je l’ai laissé avec le colonel... où diable est-il donc? il aurait pu m’attendre un peu, ce me semble.
fenimorb, marchant fort vite et à part . *
Ah! j’ai entendu deux coups de feu tout-à-Theuro, et je vais savoir ou en est celte affaire (apercevant Delaunay. ) Pardon, monsieur, vous êtes sans doute do la maison?
M. DELAUNAY
Oui, monsieur. (A part.) Serait-ce de la part de M. de Saint Robert... quelle impalioncet...
FENIMORB.
Pourriez-vous médire, si M. Delaunay est mort?
M. DELAUNAY
Qui?
Lü DUEL DE MON ONCLE.
M. DELAUNAY
FEMNORR.
M. Dclaannvt
M. DELAUNAY
Pourquoi diable voulez-vous qu'il soit mort?
FENIMORB.
Parce qu'un nommé Saint-Robert s’est chargé de lo tuer.
M. delaunay, regardant la jtorte. '*
Pas de si haut.
PBjmiOM.
Ah ! est-ce qu’il a un bon coup d’épée? un bras cassé? la tête Tendue par hasard?