‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 77 sur 83 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

«AINT-ROBERT. M. DELAUNAY.

SAINT-ROBERT

Un mo» encore, mademoiselle, Aül bien oui., elle est déjà

loin., cette chère Julie.. Ah ! diable, voici le père., il ne m’aime pas, lui.

N. DELAUNAY. en entrant, pose deux epees sur la table.

Bon! vous m’avez attendu, celte fois., tant mieux., ça ne sera pas long... Quel métier de carabin!., du plomb par ici, du fer parla., on n'y Lient pas., ouf., je suis d’une humeur .

SAINT-ROBERT, à part.

Ça commence bienl (haut) Et M. Keuuedil, ce bon colons!

U. DELAUNAY

Je viens de le mettre en chemin de fer.

SAINT-ROBERT

Il est parti ? *

M. DELAUNAY

Parbleu!., trajet direct., «ramie vitesse... il prétend qo’ou vous aime et qu’alors il n’a plus rien à faire ici., mais mordieu! va ne se passsera pas comme ça... voilà deux cpèes, U fait encore jour, et nous allons en découdra.

SAINT-ROBERT

Vous y tenez donc beaucoup?...

M. DELAUNAY

Si j’y tiens., un homme qui* depuis ce matin marche dan? mon existence comme un scarabée., prenez celle épea..

SAINT-ROBERT

Cette épée?

Oui...

SAINT-RORF.RT

Soit! (à part) Allons, >1 n'en démordra pas! Ah! nom d’un ’wnl... quelle idée.

M. DELAUNAY

Prenez donc, monsieur.

SAINT-ROBERT

Oui, je prends celte épée, mais à voire tour prenez celte lettre et lisez-la.

H. DELAUNAY

Pourquoi faire.

SAINT-ROBERT

Lisez toujours.

M. delaunay, après avoir lu.

Ah! bon! vous êtes nommé!., un joli choix que le ministre a fait là.. •

SAINT-ROBERT

C’est vous-même qui l’avez recommandé..

M. DEL AU N Al Y.

Ah! si je vous avais connu... d’ailleurs que vous soyez nommé ou non., qu'est-ce que ça prouve?

SAINT-ROBERT

Parbleu! ça prouve que je suis tiu malotru.

H. DELAUNAY

D’accord, et c'est pour cola que je veux voos apprendre à vivre, marchons.

saint-Robert, ;c/onf son épée.

Jamais.

H. DELAUNAY

Hein?

SAINT-ROBERT

Non, jamais, et vous pouvez si ça vous amuse, me passer votre épée au travers du corps... ça ue m’empêchera pas do vous dire que j’ai eu tort., cent mille fois tort...

M. DELAUNAY

J’en conviens, mais suivez-moi.

SAINT-ROBERT

Allons donc., je ne me battrai pas.

M. DELAUNAY

Vous ne vous battrez pas?

SAINT-ROBERT

Non... un brave homme comme vous et qui a une si joli»» fille., nom d’un c’ien I... j’ai envie de me calotter.

M. DELAUNAY

Et la clause du testament ?

SAINT-ROBERT

Le testament.. au diable le testament I voilà ce que j’en fais du testament !.. (U le déchire). Il mu reste uion grade, et c’osl assez si vous y joignez voire estime.

N. DELAUNAY, à JMtrl.

Allons, il y a du bon dans cette léte la.. On ue saurait perdre plus loyalement 60,000 livres de rentes.

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