SCÈNE XX
SAINT-ROBERT, un peu après FENIMORE-
9AINT-ROEERT
Ah ça! voyons, où est-il ce notaire pressé? (Apercevant Peniiuvte. ) Ahl vous voilà, moiwieur, c'est doue vous qui des lo nuljjkv de mou oncle?
TENIMORB.
Moi ou un autre.
SAiNT-noBERT, IVramirujnt.
Mais celte voix... cette tournure... sapristi I... si vous n’étiex pas mort... je vous dirais que vous êtes l'ombre de moa oncle.
Ah 1 brigand.
SAINT-ROBERT
En colèro déjà! vous êtes mon oncle, embrassez-moi. FEMMORE, le repoussant.
Tu n’e* plus mon neveu, traître... Qu’as-tu fait de mon testament?
SAINT-ROBERT
Des cocottes; mais puisque vous voilà, qo’cst-ce que ça fait? embrassez-moi.
femmore, de même.
M. Dclaunay est encore vivant... et tu oses te présenter do* vaut moi.
SAINT-ROBERT
Dam I que voulez-vous, cet homme a la manie de se bien poiter... mais dites-moi, mon oncle, vous arrivez du Canada, peul-ctre avez-vous besoi,n de prendre une côtelette ou deux I
FEMMORE.
Va-t-en au diable I je te deshérite.
SAINT-ROBERT
Oui, mon oncle I... je crois qu’un potage vous fera du bien. FEMMORE •
Te moques-tu de moi ?
SAINT-ROBERT
Est-ce que j’en ai le temps... Ahça, à propos, pourquoi diable □'êtes-vous pas mort P
C’était uno léthargie... le testament parti, je me suis réveillé, et je me suis mis en roule pour voir de quelle façon tu respectais la mémoire de ton oncle... mais ventrebleu I - je suis ici, ot M. Dclaunay n’a qu’à bien se tenir.
SAINT-ROBERT
Que voulez-vous faire?
FEMMORE.
Parbleu! le tuer.
SAINT-ROBERT
Tuer... mon beau-père ?
FEMMORE.
Ton beau-père! ahl coquin! tu me trahis! oui jo lo tuerai... deux fois.
SAINT-ROBERT
Ni uno ni deux I... Ah ! Dieu I quel enthousiasme I
FEMMORE.
Et de ce pas, je cours le chercher.
saint-Robert, prenant son oncle par U bras.
Pas du tout f
FEMMORE.
Veux-tu me lécher!
SAïNT-ROtlERT.
» Si vous remuez si fort, vous allez vous casser...
FEMMORE.
Ahl tu le prends comme ça I
Oui, mon oncle... diable quand on n’a qu’un beau-porc... ou y lient...
FENIMORE
Tant mieux, ça fait qu'en me vengeant do lui, je ma vengerci aussi de toi... deux plaisirs.
SAINT-ROBERT
Mais vous êtes un cannibale... une peau ronge, un anthropophage, qui diable a jamais entendu parler d’un oncle qui lue ses neveux... Ugolm mangeait ses fils I mais bigrel il les avait faits |
FENIMORE
Je crois quo tu m’injuries?
SAINT- ROBERT
Dieu m’en garde! nous causons!
FENIMORE
Ahl tu appelles ça une conversation, toi? je vois t’apprcmJro à parler gredin... mets-loi la?
SAINT-ROBERT
Oïiçàl
FF.MMOBE.
Voilà deux épées sur cette table, pteuds eu une, et titfendsloi?