SCÈNE II
LES MÊMES, Jacques MULOT, Conscrits bourguignons. ,'0
( Ils portent le sac sur le dos , et un bâton à la main. Ils sont encore Jiabillés en paysans.
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Tous les Bourguignons Sont de bons Lurons !
.,Lt diacun d'eux, lorsque fa voix dTIionneur l'appelle , -a.il ,/.!- s^y monhe lidèle ,
fi'iyvmv Amis , répétons :
Vivent les Bourguignons!
( Pindanl que les recrues déJUent sur C air préccdent , les soldats ont jiri^ les arr/ies , el se sont nus en rang devant elles. )
MULOt.
I?onjoar,r z*ancieus.. . Nous v'I;i, nous. J' sommes Courguiguous , j'arrivons du cl(5p6t où c' qu'on nous a déjà appris l'exercice , et à être beaux hommes . . . Pas vrai , les autres?
BÉCHU.
Ail ! ah ! T)on , j' vois c' que c'est. C'est 1' de'tachement d' conscrits qu'on nous envoie du dépôt. . . Comment qu' lu t'appelles , toi?
MULOT
Jacques Mulot , d' mon nom. . . né natif de Clamecy , et pas fàignant. L' quartier-maître nous a dit, dit-il comme çà, en arrivant: vous allez vous rendre au camp; et là, on vous donn'ra sabres , fusils , gibernes , pompons . . . tout , quoi ! . . . jusqu'à la soupe. . . Sans vous commander , Caporal . . .
.••:,i . . . ,,...',■ . ; 3ÉCHU.
Diable ! t'arrives juste au moment où l'on va s' mettre à table. . . 11 paraît que tu as un fameux nez , toi , monsieur Mulot.
■).■,:■■, . MULOT
Ah! mon nez . . . mais oui. Caporal. . . J' n'ai jamais eu à m'en plaindre.
'■.-;-• , , BÉCHU,
Allons, tappe là. .; . T'es un bon enfant. . . tu paieras à boire.
'*tTï9n"^' MULOT.
A la bonne heure , au moins. . . J' vois tout d' suite que vous n'êtes pas fier... Quoique chef, vous buvez bien avec un conscrit. . . pourvu qu'çà soit lui qui paie.
l'engourdi , qui vient de préparer la gamelle.
Gare la graisse ! . . . Mettez vos serviettes . . . v'ià 1' potage ! . . .