‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 24 sur 66 · KA · texte numérisé non relu

KA

lemanda en-

mander.

Après pr

és d’une heure d’anéantissement physique et Moral, Tony s’était réveillé plus allègre, plus ardent, plus prêt à sauver et à punir aussi.

Tout d’abord il se dit :

—Ce qu'il y à de mieux à d'observer ici mê délivré toute

faire pour l'instant est me Ce qui à pu se passer, fois ce pauvre Joseph,

Mais la manière be] cette partie de ] min,

et après avoir

liqueuse dont il était entr ‘hôtel l'avait empêché d’ét Et celles des lumières éteintes étaient hasard

6 dans udier son cheque le vent n’avait pas consumées jusqu'au bout. Il prit au le premier corridor Yenu, courut droit devant lui et se Cogna contre le battant ouvert d’une fenêtre, Si faible qu’elle fût, la clarté de la lune lui permit de mesurer dun coup d’oei] rapide l’espace qui le séparait du sol.

Il se trouvait au rez-de Devant lui s'étendaient

Il était donc dans 1 venues,

-chaussée, 11 n’eut qu’à sauter.

de grands arbres.

e Jardin, Après vingt allées at il aperçut enfin Joseph, resté abasourdi sous le Massif où l'Homme Rouge lPavait jeté.

Ce pauvre Joseph était si 1

ouleversé que, ne reconnaissant pas d’abord ]

€ COMmis à mame Toinon.” il « demandait si on ne venais point Pachover, —Oh! grâce! Ne me faites point de mal, murmura-

t-il quand Tony lui eut ôté son bâillon.

— N'ayez pas peur, (C’est moi.

— Vous, monsieur Tony? Que vous êtes bon! Vous voulez donc sauver tout le monde ?

Et le vieux serviteur baisa les mains qui le déliaient.

—Ma: que s'est-il] passé? demanda-t-il.

—Je ne sais pas moi-même exactement,

Le vieillard, dont les membres avaient été engourdis sous la corde qui les serrait, trébuchait sur ses jambes.

— 1] ne s’agit pas d'être malade. fit Tony. On a enlevé votre maîtresse,

Is ont enlevé madame! Oh! les misérables!

Ce ne sont pas eux,

Qui donc alors ?

— Nous allons peut-être le savoir. Venez,

Le danger couru par la marquis avait rendu toute SOn activité à Joseph, qui se sentait maintenant aussi jeune que TFonv.,

Voyez d'abord, dit celui-ci, comment il se fait qu'on ne nait pas ouvert quand j'ai frappé, comment il se fait que pas un domestique ne soit accouru au bruit de œ qui sest passé. Moi, je vais demander autre chose aux voisins, Nous nous retrouverons sur le pas de la grand'porte,

Et, de nouveau, Tony enjamba le mur, [l tomba quai de Béthune et fut, en quelques enjambées, rue de la Femime-sans-Tôête, où il ne se fit aucun scrupule de réveiller les portiers. Il avait dans sa poche largent pris par lui dans celle du marquis de Vilers et qu'il aurait rendu ce soir même à Ja marquise, S'il avait pu la voir, hélas!

Cet argent qui est à elle, je puis bien l'entamer pour elle, se dit-il, puisque je n'en ai pas à moi,

Et, grâce aux écus habilement semés ici où là, voici ea qu'il apprit :

A Ja tombée de la nuit, un carrosse était venu $C poster au coin de la rue de la Femme-sans-Tôte.

C'était le carrosse qu'il avait remarqué en venant,

bon ! Vous

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Il y avait à peine quelques minutes que cette voiture était là, quand un homme, couvert de fourrures et paraissant âgé, s'était approché du cocher, le seul serviteur qui la gardait. A la lueur des lanternes, on l'avait vu donner de l'argent à ce cocher et causer longuement avec Jui,

Puis il s'était dirigé vers Ja porte de l’hôtel,

Il n'avait pas même eu besoin de frapper.

la porte était ouverte, Quelques minutes après, il sortit. Mais cette fois il n’était pas seul. Madame de Vilers le suivait, La marquise avait jeté sur ses épaules une grande mante de voyage. Bien qu'elle ne semblât faire aucune résistance, elle avait plutôt l'air d’obéir que de partir librement. Dans le court trajet qui séparait de l'hôtel le carrosse, elle porta plusieurs fois Son mouchoir à ses veux.

Au moment d'entrer dans la voiture, elle parut hésiter, L'homme lui saisit le bras et l’aida à monter. nl

S'assit à côté d'elle & le carrosse partit au grand galop. Tony en avait pour son argent, du moins pour l'argent du marquis. En rentrant dans l'hôtel. il trouva, comme 1} était convenu, sur le seuil de la porte, le vieux Joseph qui, en l’apercevant, leva les bras vers le ciel par petites secousses, Ce veste à toujours voulu dire, Ce qui est arrivé est inimaginable !

—Eh bien? Jui demanda Tony en refermant la porte. Ah! mon pauvre monsieur, ma maîtresse est perdue.

Et, pour abréger le récit de Joseph, récit coupé par

des exclamations sans nombre, par des larmes et des hoquetx, disons que le brave domestique, en parcourant les chambres, les cuisines, avait trouvé tout le monde endormi.

Enfin, il était parvenu à éveiller un laquais, à qui 11 avait arraché mot à mot ces renseignements :

Vers trois heures de l'après-midi; un valet de cham-

me

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