‹ Le sérum polyvalent de MM. Leclainche et Vallée dans la "maladie des chiens"Chapitre 13 sur 44 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Nos expériences, au nombre de vingt, portent sur

des chiens atteints de la forme respiratoire de Îa maladie du jeune âge. D’une façon générale on peut considérer que la maladie du jeune âge des chiens se traduit par des troubles digestifs ou respiratoires auxquels s'ajoutent ou succèdent les troubles nerveux. La localisation sur l'appareil respiratoire étant la plus grave et la plus fréquemment rencontrée, c'est à elle que nous nous sommes attachés ; nous allons sommairement décrire les symptômes principaux que l’on observe.

Les prodrômes sont ceux que l'on note au début de toutes les maladies infectieuses. L'animal est triste, abattu, adynamique ; parfois on constate des frissons et des tremblements. L'inappétence est de règle et la température est toujours élevée. Dès .le second ou le troisième jour les symptômes de coryza ou de l’angine font leur apparition. La toux est fréquente, un jetage bilatéral plus ou moins abondant se concrète autour des narines, les obstrue en partie et l’animal respire par la bouche. Les animaux vomissent facilement, la température oscille entre 39 et 41 degrés. :

# Dans la bronchiolite, la respiration est très accé-

lérée et pénible. La toux faible, douloureuse, la percussion du thorax, les déplacements du malade la font naître. On note une élévation de température assez marquée. À l’auscultation on perçoit des râles muqueux et sibilants. La percussion ne fournit pas de renseignements bien intéressants.

Quand la broncho-penumonie est constituée, le jetage est abondant, rouillé, fétide ; la respiration est dyspnéique, exclusivement buccale. Les joues sont soulevées à chaque expiration (souffle labial). À l’auscultation, on entend des râles crépitants, muqueux, sibilants parfois même des souffles. La percussion révèle des îlots de matité ou de submatité. Pendant l'évolution de ces lésions le cœur est lésé. Il subit l'atteinte des toxines microbiennes, ses battements deviennent irréguliers et le pouls s’affaiblit ; de l’œdème pulmonaire vient parfois compléter ce tableau clinique.

Nous n'avons pas rédigé ici toutes nos observations. À dessein nous n'avons pas relaté six cas pour lesquels nous avons obtenu cinq succès el un décès.

.Avant de rapporter nos observations nous avons cru devoir rappeler, dans le lableau ci-dessous, la température, le nombre de pulsations et de mouvements respiratoires normaux chez le chien.

Nombre Température Nombre moyen moyen de rectale de pulsations respirations Jeune.,.., 110 à 120 18 à 20 Chien € 38°5-390 Adulte.... 90 à 100 16 à 18

US

Page 1