‹ Le sérum polyvalent de MM. Leclainche et Vallée dans la "maladie des chiens"Chapitre 41 sur 44 · PRATIQUE DE L'INJECTION · texte numérisé non relu

PRATIQUE DE L'INJECTION

Dans nos expériences, nous avons eu recours aux injections intraveineuses : la voie veineuse est dans bien des cas la plus intéressante à employer pour introduire un agent médicamenteux dans l'organisme et en obtenir un effet immédiat. Ce mode d'action rapide s'impose dans la maladie du jeune âge dont l’évolution est si courte. Les premiers signes de cette maladie infectieuse (inappétence, vomissement, diarrhée, etc...) ne retiennent pas, en général, l’atlention du propriétaire qui croit à une simple indisposition. Lorsque les symptômes sont devenus alarmants, c’est-à-dire quand la maladie est

” d’un pronostic très grave, le chien est alors confié aux soins du praticien. On est donc, la plupart du temps, en présence de sujets chez lesquels l’évolution est commencée depuis quelque temps ; c’est pourquoi il faut utiliser la voie veineuse pour agir promptement.

Chez le chien, les veines les plus commodément usitées sont la jugulaire, la saphène, la radiale, Notre choix a porté sur la veine radiale que l’on atteint facilement à l'extrémité inférieure du radius, face interne, où elle vient faire saillie sous la peau. Elle se déplace et glisse moins facilement que la

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saphène lorsqu'on en fait la ponction et sa compression est facile à réaliser.

[l n’est pas rare que sur des sujets très jeunes, la veine ne gonfle pas suffisamment malgré l'hémostase. Dans ce cas, et lorsque plusieurs effets restent infructueux, il nous a semblé préférable, comme nous l'avons fait sur un chien (observation II), d’inciser la peau, ce qui permet d'introduire l'aiguille directement dans la veine.

L'emploi d’aiguilles trop fines est à rejeter : leur canal trop étroit est obstrué fréquemment par le sang du chien qui se coagule très vite. Ily a même intérêt à remplir l'aiguille de sérum physiologique, ce qui retarde un peu celte coagulation et fait sourdre le sang plus rapidement. Les aiguilles dont nous nous servions avaient un diamètre intérieur de onze dizième de millimètre.

Quand l'injection est bien poussée dansla lumière de la veine on n’observe pas de thrombose, et au niveau des points de pénétration il n'y eut jamais ni formation d’abcès ni aucune réaction spéciale.

On peut également recourir aux injections hypodermiques ; si leur action est efficace, elle est plus lente à s'accomplir, mais sur des sujets turbulents, en raison des difficultés de contention de ces ani-

maux, on pourra les employer.

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