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lise l’action de ces microbes devenus pathogènes sous l'influence du virus filtrant.
Dans ces cas graves, on pourra augmenter les chances de succès en adjoignant les autres modes de traitement des localisations (obs. IH, IV, V, V1).
Enfin, lorsque l'examen du malade révèle des lésions massives très prononcées (obs, III, VIT) le sérum est impuissant. Il semble d’ailleurs que toute thérapeutique soit illusoire. Un fait se dégage de ces dernières observations. Nous avons remarqué que sur ces chiens atteints de lésions profondes de broncho-pneumonie suppurée (lésions vérifiées à l’autopsie) les injections de sérum polyvalent répélées quotidiennement à fortes doses n’ont jamais amené une baisse dé température, Peut-être faut-il retenir de ces constatations un élément intéressant pour le pronostic. Dans tous les autres cas, nous avons toujours obtenus dès les premières piqûres une chute de la température. Nous pensons que si à la suite de la première ou de la deuxième injection la température diminue, le pronostic est favorable, dans le cas contraire il est fatal. Dans un même ordre d'idées nous pouvons rapprocher ce que l’on constate avec le sérum polyvalent, de ce qui se produit lorsque, sur un chien atteint de « maladie du jeune âge » on fait un abcès de fixation. L'expérience montre que si après trois ou quatre jours, l’abcès de fixation n'évolue pas, l'animal succombe très souvent à la maladie; au contraire, un abcès volumineux est l'indice d’une évolution favorable de la maladie.
Mie,
Anaphylaxie. — La crainte des accidents anaphylactiques ne doit pas faire renoncer à l’utilisation de sérum polyvalent. Sur. les 21 cas que nous avons traités, nous n'avons jamais eu le moindre accident.
Tout d’abord, les injections faites en série, c’est le cas dans le traitement de la maladie des chiens, sont des injections premières et non desinjections secondes ou déchainantes. Pour qu'il y ait réinjection, il faut un intervalle minimum de quinze jours entre les injections. Or, la durée du traitement sérique dans la maladie des chiens n’atleint pas ce délai. De même, on admet que l'emploi des hautes doses longtemps poursuivies donne moins d’accidents que l'emploi des petites doses, et que d'autre part sur l’animal sensibilisé on peut éviter les accidents d’anaphylaxie en poussant l'injection très lentement. Dans la posologie nous avons précisément vu que l’on devait avoir recours dans la «maladie du jeune âge » aux fortes doses, elles sont une condilion de succès ; quant à la poussée lente de l'injection, rappelons que les aiguilles à diamètres étroits la favorisent,
Sur 2 chiens d'expériences, nous avons injecté dans les veines 30 centimètres cubes de sérum polyvaient, vingt-sept jours plus tard sur ces mêmes animaux de nouvelles injections intraveineuses ne produisirent aucun malaise cliniquement décelable.
Parmi les observations qu’il a eu l’amabilité de fous procurer, M. Taskin, docteur-vétérinaire, relate un cas de choc colloïdo-clasique suivi de mort à la
née
suite d’une injection de sérum polyvalent. Quoique nous n’ayons jamais décélé sur les chiens que nous avons traités par le sérum:le moindre signe clinique pouvant faire soupçonner le choc, nous avons cru intéressant de -rechercher si toutefois l'injection du sérum de MM. Leclainche et Vallée entrainait la leucopénie, considérée comme constante, d’après l’école de Widal, dans les accidents de choc. Sur différents chiens, avant toute injection de ce sérum nous avons fait la numération des globules blancs et une demi-heure après, sur les mêmes animaux après leur avoir injecté dans la veine 20 centimètres cubes de sérum polyvalent nous avons recommencé la numération. Nous n'avons pas constaté de leucopénie mais au contraire une leucocytose très nette.
Voici notamment les résultats obtenus sur un sujet : 2
Nombre de globules blancs avant l'injection de sérum polyvalent : 9.596 par millimètre cube. :
Nombre de globuies blancs, sur le même sujet, trente minutes après l'injection de sérum polyvalent: 14.091 par millimètre cube. <
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