SERVO-MO TEUR FAR COT
ÀnOy B^vi-'t. /L.dr. Pimkcr^tu.,i3 -i fin-ùi
LJ.-jtizodb,. VtW'VIC
En effet, de cette façon, la facilité de mouvement sera obtenue comme par la première combinaison, mais avec cet avantagée important que le petit servomoteur n'aura à parcourir qu'une petite course correspondante à celle du tiroir du grand servo-moteur, au . lieu d'être obligé d'effectuer une course égale à celle de la tige conductrice principale, c'est-à-dire égale à celle du piston du servo-moteur principal, ou lui correspondant.
Ce perfectionnement important sera applicable à toute combinaison de variantes quelconques de nos servo-moteurs agissant sous l'impulsion de fluides ou de puissances quelconques.
Les petits servo-moteurs constitués dans ce but pourront être l'objet de diverses simplifications en raison de leur course extrêmement réduite; par exemple, pour ta translation rectiligne sans balancier, la douille à coulisse /■, ses accessoires g A, et la barre e sur laquelle elle glisse, représentés figures 17 à 22, pourront être remplacés sans inconvénient, et plus ou moins complètement, par le système représenté figure 23 et décrit plus baut, § 9, qui consiste principalement en une simple rainure horizontale pratiquée dans la brancbe p de l'équerre asservissante primitive, d'une longueur égale à ladite course du piston, recevant le bouton qui commande le tiroir et lui servant de coulisse.
En effet, l'axe ou le centre d'oscillation du tiroir et de sa commande restant toujours, en raison de la petitesse de la course du piston, peu éloigné de celui de l'équerre s p, quel que soit le plan dans lequel on l'établisse, la légère variation de la longueur du bras de levier ou d'action de la branche ;>, produite par la translation du bouton dans la rainure ou coulisse horizontale qu'on aura pratiquée dans cette branche p, n'altérera
.yGoogle
pas sensiblement la précision et la puissance de l'asservissement.
On constituera ainsi selon les circonstances, et de diverses façons, de nombreuses variantes de nos rênes de servo-moteur, obtenues au moyen de l'équerre constitutive et fondamentale s p.
§ 12. — Conjugaison des rênes de plusieurs servo •moteurs.
On réalisera un très-important perfectionnement en conjuguant sur une même barre les extrémités des rênes de plusieurs servo-moteurs, de façon à permettre au conducteur de pouvoir les asservir et diriger tous à la fois.
Si l'on a par exemple à produire un mouvement vertical en même temps qu'un mouvement horizontal, il suffira de brancher une barre verticale o, figure 2b, sur une barre horizontale è en lui permettant de glisser dans une coulisse de forme quelconque et lui constituant un encastrement à glissement vertical facultatif. La barre b recevra la commande ou l'extrémité des rênes du mouvement horizontal, et la barre a recevra celle des rênes du mouvement vertical.
On comprend alors facilement que, sur la barre a, un point c par exemple pourra servir de mire ou de centre de direction à la fois verticale et horizontale.
En effet, si le point c se meut horizontalement, il pousse dans le même sens la barre à sur laquelle il est encastré avec faculté de glissement vertical seulement, et fait marcher ainsi le servo-moteur horizontal en l'asservissant complètement.
Si ce même point c est poussé verticalement, il tirera les rênes du servo-moteur vertical attachées à la barre a, et agira sur lui comme conducteur asservissant.
Si ensuite on pousse le point c suivant une trajectoire
.yGoogle
SÏRVO-MOTEUR FARCOT^
Âiitfia 3/vtâr- K. de- JJnHÂ'^cr^itf ^J j- Jb.ij-
dbvGoogle
inclinée quelconque, en le mouvant à la fois verticalement et horizontalement, la barre b se transportera suivant les abscissesdecettelrajecloire, et la barre a g^lissera dans b suivant les ordonnées de cçtte même trajectoire, de de telle sorte que le point c, manœuvré par le conducteur, est constitué en mire ou centre de direction générale pour les deux servo-moteurs réunis, et manœuvrable d'une seule main, par exemple, si cela est utile.
On conçoit que l'on pourrait encore conjuguer sur ce même point c et de la même façon les rênes d'un ou plusieurs autres servo-moteurs, par translation, soit perpendiculaire au plan des deux premières barres a b, soit dans toute autre direction.
§ 13. — Ressorts de stop pour servo-moteurs.
On a souvent besoin, dans les diverses applications du servo-moteur, de constituer des ressorts de stop, simples et très-précis dans leur action, ne servant de rênes en aucune façon, mais pouvant remplacer le conducteur au repos, et ramenant exactement la commande des rênes au point d'arrêt, avec un effort égal dans les deux sens. Nous avons cherché plusieurs solutions de ce problème qui ne laisse pas que d'être assez difficile à bien résoudre; voici quelle est celle qui nous parait la meilleure et la plus simple, figures 26, 27 :
Un ressort a de genre quelconque, à boudin ou tout autre, est enfermé dans un châssis b, lequel glisse sur deux oreilles ou points fixes c d, venus sur un support quelconque. Ce ressort a est tiré en sens inverse à ses deux extrémités par deux tiges à crochets ^/"traversant les oreiUes c tf et le châssis è; l'une de ces tiges e, filetée et munie d'un écrou mobile s à douille avec contre-écrou, permet de régler à volonté la tension du ressort dans le
.yGoogle
— a6 — châssis b, en tirant d'une part sur l'embase ou écrou fixe m de la seconde tjg^e / et par elle sur le point fixe d, et, d'autre part, sur l'extrémité n du châssis è appuyée sur la seconde oreille c.
Les choses étant ainsi établies, si l'on vient à exercer un efibrl sur le châssis à d'une manière et dans un sens quelconques, au moyen de la bride p par exemple, soit en poussant, soit en tirant, le ressort se trouvera allongé par le déplacement de l'une de ses extrémités par rapport à l'un des points fixes.
On reconnaît facilement que si l'on tire la bride jd, la tige /, détachant son embase m du point fixe d, glissera dans cette oreille en tirant sur le ressort, et que si, au contraire, on pousse celte même bride p, le châssis détachant de l'autre point fixe c son extrémité «, glissera tout enUer sur les deux oreilles cdel sur la tige /", emmenant avec lui la tige e par laquelle il tirera encore sur le ressort en l'allongeant comme dans le mouvement inverse de la bride p.
Dans l'un et l'autre cas, dès que l'on lâchera labridej^, le ressort ramènera le tout à la position primitive, c'està-dire l'embase m sur l'oreille d et l'extrémité n du châssis sur l'autre oreille c.
On aura ainsi résolu complètement et de la façon la plus simple le problème posé, en constituant un stop précis, à tension égale dans les deux sens et par un ressort unique à tension variable et facultative.
CSe résultat est de la plus g^nde importance )H)ur les applications diverses des servo-moteurs de tous genres et aussi pour tous les cas où le besoin d'une solution mécanique analogue se manifestera.
DigtizodbyGOOgle
SERVO-MOTEUR MRCOT.
Aiiioa Hroisc A. i/r Vunkcrgut ^-î i
§ H. — Stop variable de position, par translation, au moyen d'un double ressort de stop.
On réalisera, dans certains cas, une application multiple et importante du ressort de stop décrit ci-dessus, en constituant, pour les servo-moteurs de gouvernail par exemple, un double stop, ou stop à deux positions qui, combiné avec le tiroir à découvrement que nous avons indiqué dans notre type primitif de servo-moteur § 2, figure 4 , permettra de faire passer la vapeur d'un côté à l'autre du piston sans échappement lorsque l'on voudra laisser descendre le gouvernail sous le seul effort de la mer vers la position de barre droite.
Nous représentons cette solution figures 28 et 29.
r est le ressort de stop proprement dit.
On reconnaît facilement que tout son ^tème est constitué suivant les principes et dispositions du paragraphe précédent; il se trouve de plus attaché par ses oreilles aux points fixes c </sur un châssis supplémentaire ou boîte de translation ç, lequel contenant un ressort x, simple ou double, agencé suivant les mêmes principes, peut se déplacer sur le bàli g^énéral entre deux butées u V, selon le sens du mouvement ou de l'eflort imprimé au levier /.
Le levier t, qui a son axe de rotation / situé sur la boite de translation g, est entraîné en son extrémité t^ par un bouton o fixé sur le grand balancier z du servo-moteur, lequel oscille sur son axe ou arbre vertical de rotation k.
Ce levier / est bien distinct du petit balancier y des rênes, par lequel le moteur est asservi.
On conçoit facilement que le ressort x ne s'allonge ou ne se tend , sous l'action de ce levier /, qu'après que lechâs-
.yGoogle
— assis q ou botte de translation est venu buter contre un des talons u V, et alors le levier / peut décrire un mouvement ang^ulaire variable, même de grande amplitude, sans gêner celui du balancier z, le ressort x étant allongé d'une quantité relativement faible, et maintenant, pendant toute cette course , le ressort r de stop, avec son châssis b, à .l'une des positions prévues et normales de stopf selon que la boîte q bute sur le talon u ou sur le talon V.
On variera les applications de ce genre suivant les circonstances et les besoins.
Nous reviendrons sur cet important accessoire de la commande des rênes du servo-mofeur, ressort de stop, en exposant les dispositions et le mode de fonctionnement des appareils de gouvernails.
§ 15. — Applications du serw-moteur.
Maintenant que nous avons exposé tous les principes constitutifs et les principales variantes du servo-moteur, nous aurions à décrire les diverses applications que nous en avons faites aux régulateurs de grandes machines, à la manœuvre instantanée de leur distribution, à celle des tours cuirassées, des gouvernails, etc.; nous nous bornerons à exposer comme démonstration pratique ou comme spécimen, une des plus importantes applications de cet appareil, celle que nous en avons faite à la manœuvre des gouvernails de grands vaisseaux de guerre.
On y retrouvera l'emploi des principales variantes et des ressources toutes nouvelles que fournit, pour la solution des plus difficiles problèmes, l'engin nouveau et fécond que nous avons découvert, et dont la réalisation pratique nous a coûté bien des études, des peines et des
.yGoogle
dépenses pour arriver au succès complet constaté aujoup-