‹ Le Sidérolithique Suisse: Contribution à la Connaissance des Phénomènes d'Altération Superficielle des SédimentsChapitre 59 sur 80 · UE · texte numérisé non relu

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Enfin, dans le tableau C') j'ai réuni et groupé les principales observations indiquées par M. Stehlin sur l’évolution d’un certain nombre d’espèces, qui peuvent assez souvent fournir des indications précieuses sur l'âge exact d’un gisement donné. Mais nécessairement alors, j'ai dû sortir du Sidérolithique suisse, pour trouver des gisements bien étudiés et pouvant servir de points de repère.

Ce dernier tableau établit très nettement :

1° Que dans quelques cas assez rares, certaines espèces sont restées strictement cantonnées dans un seul et même niveau.

2 Mais que le plus souvent, comme pour les genres, ainsi que nous l’avons vu plus haut, les espèces elles-mêmes se sont conservées successivement dans plusieurs niveaux.

Par suite, dans le premier cas, la caractérisation stratigraphique des gisements peut s'appuyer sur des espèces neltement caractéristiques, tandis que dans le second cas, elle est forcée d'utiliser la coexistence d'espèces différentes.

Ainsi, le Palaeotherium magnum et le Lophiodon lantricense caractérisent respectivement le Ludien supérieur et le Barthonien ; tandis que le Palaeotherium curtum (Barthonien ou Ludien) et le Chasmotherium Cartieri (Barthonien ou Lutetien sup.) fixent par leur coexistence le Barthonien, puisque cet étage marque, à la fois, le commencement de l’un et la fin de l’autre.

Par suite, la straligraphie sidérolithique trouve dans les matériaux paléontologiques un criterium de caractérisation et c'est ce criterium qui doit être utilisé pour l'étude des gisements sidérolithiques suisses.

1) Voir à la fin du volume.

Ainsi envisagée, la paléontologie sidérolithique devient plus claire et surtout, peut fournir des indications plus rigoureuses. Les gisements fossilifères sont d’ailleurs rapprochés des niveaux bien connus dans la série tertiaire et par suite, leur caractérisation s'appuie sur des espèces dont l’ère de répartition est bien établie. Sans doute, il convient de faire cependant encore certaines réserves en faveur des surprises que peuvent nous ménager les découvertes futures, mais la Science ne peut s'appuyer que sur les résultats acquis et par ailleurs, la seule prétention de cette étude est de fournir une synthèse de l'état actuel de nos connaissances sur cette importante question.

À dessein, 1l n’a pas été tenu compte ie1 de toutes les espèces reconnues et signalées par les paléontologistes qui se sont occupés les premiers de l'étude des ossements sidérolithiques, soit que certaines déterminations restent encore sujettes à discussion, soit plutôt que les résultats fournis par M. le D' Stehlin qui a revisé les travaux de ses devanciers, particulièrement ceux de Rütimeyer, puissent à eux seuls suffire. Toutefois, pour être complet, je vais réunir en terminant les principales conclusions des travaux publiés jusqu'ici sur ces questions.

Dans leur ensemble, les faunes sidérolithiques suisses comprennent plus de 150 espèces. M. Stehlin a publié jusqu'ici, la revision des genres suivants :

Chasmotherium, Lophiodon, Palaeotherium, Plagiolophus, Propalaeotherium, Anchilophus, Pachynolophus, Dichobune, Mouillacitherium, Meniscodon, Oxacron.

Rütimeyer mentionne dans ses listes un certain nombre de reptiles (Testudo, Emis, Python, Lacerta, Crocodilus, Placosaurus, Cinixys, ete….), des insectivores (Vespertilio..), et quelques carnivores.

Enfin, il indique à Egerkingen, le fameux Caenopi-

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