Pupa multicostulata Gutzwiller
La raitsche à Zimnées est moins riche.
A Delémont, le niveau fossilifère a fourni : ?)
Limnea longiscata Bret.
Melanopsis ?
Cyclas ?
Planorbis rotundatus Bret. (PI. goniobasis Sandb).
Crocodilus Hastingsiae Owen.
Limnea longiscata existe également à Moutier, à la Charrue (avec PI rotundatus, empreintes de Phragmites ? ?) au Lac Ter, aux Diablerets, etc...
Mais à Delémont, les raitsches forment trois niveaux distincts et superposés, dont un seul est fossilifère. À Moutier, il y a probablement aussi plusieurs niveaux, au moins deux, l'un à Zäimnea longiscata (à la Charrue) l’autre à Planor-
1) Signalé par le prof. Lang.
?) D' Grerrin : Matériaux, p. 159, 1870.
3) Dr L. Rozzrer : IIe Supplément, p. 110. 1898.
an Ne
bis Choffati et à Charydrobia transitoria Stache, (à la Verrerie). Or, il est bien évident que ces niveaux ne sont pas synchroniques 1).
La question est d’ailleurs compliquée. La faune d'Oberdorf malgré la présence du Planorbis pseudo-ammonius signalée par Lang, se rapproche cependant de celle de la Verrerie de Moutier ?), par Charydrobia transitoria et de celle de Monte-Bolca par ses Smerdis.
Les flores sont très mat représentées. A Lausen (près Liestal), M. Gutzwiller a signalé Gremwia macrocarpia et Chara Petrolli Andreæ *?), à Oberdorf. A Delémont, on connaît depuis Greppin et Heer: Chara helicteres Bret., Chara siderolithica Greppin et Chara Greppini Heer. L'espèce Chura helicteres est assez répandue : on l’a signalée au Lac Ter, aux Diablerets, etc...
Je ne mentionne pas 1c1 les espèces animales ou végétales moins caractéristiques et qui n'ont qu'un intérêt secondaire, telles que les Bythinia et les Hydrobia, mais seulement celles qui peuvent être utilisées avec certitude. Et même dans ce cas, 1l est excessivement difficile d'établir le parallélisme de ces formations calcaires. Tout ce que nous savons de ces formations peut se ramener à ceci:
A. Les calcaires à Planorbis pseudo-ammonius se parallélisent assez bien avec celui de Bouchxwiller (Alsace) et peuvent être rapportés à l'Eocène moyen (Lutétien).
B. Ceux à Limnea longiscata rappellent les calcaires de Montbeliard et de Brunnstadt et prennent place vers la partie inférieure de l'Oligocène inférieur (Ligurien).
‘) Consulter l'excellente étude de M. le prof, Scmminr: Ueber terliäre Süssiwasserkalke, S. 609-622, 1904-
*) Les Planorbes recueillis à Oberdorf sont voisins de Segmentina Chertieri Desh. et les Limnées se rapprochent de Limneus marginatus Sandb.
*) Pour être complet, je citerai encore: Calyeulina dubia Gutzw. et deux dents de Vertébrés (Lophiodon, Palacotherium). Consulter l'ex-
cellente et splendide étude de M. Gurzwirrer : Eocänen Süssermasserkalke.
ASS Vie
Nous pouvons done admettre comme lutétiens, les calcaires de Lausen, de Aesch, de Hochwald (plateau bâlois) et comme liguriens, ceux de Moutier, de Delémont ?, d'Oberdorf ? !}.
Le calcaire des Diablerets se rattache plutôt à l'Eoeène supérieur (Bartonien).
c. Les sables siliceux.
Ainsi que je l'ai fait observer précédemment, les sables siliceux sont ordinairement accumulés dans des excavations parfois immenses, creusées dans les calcaires compacts du Jurassique. Jusqu'à présent on n’y a jamais rencontré que peu de fossiles et je ne connais aucune espèce animale ou végétale qui leur soit propre: toutes celles qui y ont été trouvées étaient déjà connues dans d'autres formations géologiques et particulièrement dans celles qui forment le substratum des poches.
A Longeau par exemple, les poches sont creusées dans le Portlandien et les seules fossiles qui y aient été trouvés jusqu'ici sont:
Rhynchonella multiformis Roem.
Pygurus Montmollini Ag, Lima Tombeckiana d'Orb.
Les remplissages siliceux de l’Ajoie (Porrentruy) fournissent de même des espèces portlandiennes et virguliennes : ceux du val de Laufon contiennent des espèces rauraciennes.
Dans le canton de Neuchâtel, on peut recueillir assez souvent des espèces albiennes au néocomiennes. Je possède des échantillons de ce genre venant du Mont de Chamblon et j'ai vu M. le prof. Schardt découvrir Dentalium Rhocani P. et R. dans des remplissages à nodules phosphatés, à St-Blaise. M. Rollier indique de même, une vingtaine d’espèces trouvées dans une crevasse du Goldberg, près Bienne.
1) Le parallélisme des calcaires de Delémont et d'Oberdorf est douteux, mais assez vraisemblable cependant. D'ailleurs, on ne saurait être trop prudent dans l'acceptation de ces quelques conclusions.
Cependant, Planorbis pseudo-ammonius a été trouvé dans le hupper à Lausen et M. Stehlin m'a dit l'avoir récolté à Aesch. Il n’en resterait pas moins vrai, qu'en règle générale les fossiles du hupper peuvent être considérés comme provenant de la décomposition des roches jurassiques ou crétaciques, du moins en règle générale.
Ces études paléontologiques permettent de tirer quelques conclusions qui me paraissent intéressantes.
Tout d’abord, il ressort nettement, qu'il n'y a eu en Suisse, ni wn âge, ni une faune sidérolithiques, mais bien une période caractérisée par une série de faunes et qui s’est étendue du Lutétien inférieur ? au Ludien supérieur ou peul-être même au Sannoisien inférieur ‘.