IV. Hypothèse de Kæcklin-Schlumberger
C'est un peu improprement que je parle ici d'une hypothèse de Kæchlin-Schlumberger, car c’est plutôt une simple revision très augmentée, de celle du professeur bâlois, Albert Müller, qui vient d’être exposée. Kæchlin attire l'attention sur certains faits très importants que Müller paraît avoir trop négligés. Parfois cependant, 1] emprunte des arguments à Thirria (2e hypothèse, 1851). Mais précisément en raison de ce caractère synthétique que présente la théorie de Kæchlin et aussi, à cause de certains faits qu’elle met bien en relief, je crois devoir lui réserver une place dans cette énuméralion.
D'après Kæchlin, les eaux des sources sidérohthiques invoquées par Müller devaient être très riches en carbonate de fer dissout, mais pauvres en carbonate de chaux, en magnésie et en oxyde de manganèse. La silice, l'alumine n'étaient pas dissoutes, seulement en suspension. Il attache beaucoup d'importance à ce faitet avec raison, car, sans ces conditions, il est assez difficile d'expliquer la composition minéralogique des matériaux sidérolithiques. Mais constituées comme le pense Kæchlin, ces eaux deviennent de véritables solutions prêtes à précipitation et précisément, il explique, qu'en, raison des pressions exercées sur celte circulation en conduite fermée, les eaux saturées de carbonate de fer, ne pouvaient dissoudre le carbonate de chaux des terrains calcaires qu'elles traversaient, ni échanger leurs bases. Par contre, une fois arrivées au repos, de nombreux échanges se produisaient entre la masse liquide et les terrains en contact, en même temps que des précipitalions chimiques où mécaniques s'effectuaient. Le carbonate de fer, par un procédé bien connu,
1) Kœcnuin-Scnzumsercer : B. S, G. Fr. 2% XIII. 1856. D)