CHAPITRE XXVIII
bl«H pour le duc du Maine et pour le comte de Toulouse, ,e. fils légifraés le porta à les déclarer héritiers de la couronne eux et leurs descendants, au défaut des princes du JgZ
un éd.tqu, fut enregistré sansaucune reLnlrance,^n nu n tempérait ainsi par la loi naturelle la sévérité des lois de convention qui privent les enfants nés hors du mariage de tous drcts à la succession paternelle. Les rois dispensent de cette loi. Il crut pouvoir faire povr son sang ce qu'il avait
loi élhl?" "* f^'^T "^ ''' ""J^'» ■' " ""' '"'îout pouvoir établir pour deux de se, enfants ce qu'il avait fait passer
au parlement sans opposition pour les princes de la maison
de Lorraine 11 égala ensuite le rang de ses bStards à celui
tZ^r.. Tf "" "''■ ^ P™<=^' <!"« '«^ princes du
Ce^x ci n". '"' ^'^r "" P"'"^^' '^8"™é' ««♦ connu. Ceux-ci ont conservé pour leurs personnes et pour leur.
enfants les honneurs donnés par Louis XIV : ce qui regarde
TolTSVtr''' '" •^™P''''" ""^'"««' et-ie "àfXÏ
Louis XIV fut attaqué, vers le milieu du moi. d'auguste
1715 au retour de Marly, de la maladie qui termina sesjfum
«s Jambes .'enflèrent; la gangrène commença à se mani-
,e l^i. ?°"'/' ^""'' "«"bassadeur d'Angleterre, paria, selon le géme de sa nation, que le roi ne passerai/pas lé
ZZ tTT "- '' '"•= -'■OriéaBsqui au voyage deMarly a» ait été ab:50luraent seul, eut aloi-. toute la cour auprès de sa personne. Un empirique, dans les derniers jours de la maladie du roi, lui donna un élixir qui ranima ses forces; il mangea, et 1 empirique assura qu'il guérirait. La foule qui entourait le duc d'Oriéans diminua dans le moment. .Si le . roi mange une seconde fois, dit le duc d'Oriéans, nou. . n aurons plus personne. » Mai. la maladie était mortelle i.?. H-nT "^'f "' prises pour donner la régence absolue an duc d Oriéans. Le roi ne la lui avait laissée que très-limitée par son testament déposé au pariement, ou plutôt il ne l'avait établi que chef d'un conseil de régence, dans lequel il n'aurai eu que la voix prépondérante; cependant il lui dit : «Je vou. . m conservé tous les droits que vous donne votre naissance '
•• U. M,mmr„ d, maJom* rf, MainltHon, i«m. T, p.j, ,94, jj^,
qui
38 «lÈCLB DB LOUIS IIV.
C'est qu'il ne croyait pas qu'il y eût de loi fondamentale qui donnAt dans une minorité un pouvoir san» borne» à l'héritier présomptif du royaume. Cette autorité suprême, dont on peut abuser, est dangereuse ; mais l'autorité parlagi^e l'est encore davantage. Il crut qu'ayant été 8^ bien obéi pendant sa vie, il le serait aprèa sa mort, et ne se souvenait pas qu'on avait lassé le testament de son père.
D'ailleurs personne n'ignore avec quelle grandeur d'Ame Il vil approcher la mort , disant à madame de Maintenon : « J'avais cru qu'il était plus difficile de mourir ; m et à set domestiques: «Pourquoi pleurez-vous? m'«^ez-vous cru im- • mortel?» donnant tranquillement ses ordres sur beaucoup de choses, et même sur sa pompe funèbre. Quicorique a beau- Coup de témoins de sa mort meurt toujours avec courage. Louis Xlll , dans sa dernière mdadie, avait mis en musique le De profundis qu'on devait chanter pour lui. Le courage d'esprit avec lequel Louis XIV vit sa fin fut dépouillé de cette ostentation répandue sur toute sa vie: ce courage alla jusqu'à avouer ses fautes. Son successeur a toujours conservé écrites au chevet de son lit les [larules remarquables que ce monarque lui dit en le tenant sur son lit entre ses bras. Ces parole* ne lont point telles qu'elles sont rapportées dans toutes les hittoires; les voici fidèlement copiées:
« Vous allez être bientôt roi d'un grand royaume. Ce que « Je vous recommande plu» fortement est de n'oublier jamaî» « les obligations que vous avez à Dieu : souvenez-vous que ft vous lui devez tout ce que vous êtes. Tâchez de conserver « la paix avec vos voisins : j'ai trop aimé la guerre ; ne m'imitei c pas en cela, non plus que dans les trop grandes dépense» « que j'ai faites. Prenez conseil en toutes choses, et cherchei < à connaître le meilleur pour le suivre toujours. Soulagei « vos peuples le plus tôt que vous le pourrez, et faites ce que « j'ai eu le malheur de ne ^uvoir faire moi-même, etc. »
Looii XIV voulut faire le duc du Main* lieutenant général du royaume. Il faut aroir de» gamnt» authentique» i>our avancer une chose auisi extraordinaire «« avMi importaute. Le duc du Maine eût été au-Hcssu» du duc d*Orl.iau»i c'eût 4M tout b»ulcvers«r -, aussi le fait e«i-il faux. (Aoie de VoUairê.)