‹ Le siège de CorintheChapitre 22 sur 38 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les frécédens, OMAR , puis NÉOCLÈS enchaîné, omar.

A nous battre encore un Grec osait prétendre :

Un désespoir funeste égarait sa raison.

Tout chargé de fers on l’amène.

De la fille de Cléomène ,

Dans ces affreux transports, il prononçait le nom pamyra , à part.

Que vois-je I Néoclès.

néoclès, à part

C’est elle!

Jeune Grec, esclave rebelle,

Quel espoir aux combats a pu le rappeler?

Seul . . . que prétendais- tu ?

NÉOCLÈS.

Mourir ou t’immoler.

Voilà ce que des Grecs un tyran doit attendre,

Et la paix qu’en leur nom je devais t’apporter.

MAHOMET

Ils repoussent la main que je daignais leur tendre?

NÉOCLÈS.

Toi qui les vis combattre , en pouvais-tu douter ?

Sais-tu qu'en ce moment, de notre mort jalouses,

Nous disputant l’honneur de garder ce rempart ,

Nos vierges en deuil, nos épouses,

De la palme funèbre ont réclamé leur part ?

D’un beau trépas tout respire l’ivresse ,

Tandis que Pamyra par ces chants d’allégresse , Accueille un vainqueur flétrissant ,

Et , sur le tombeau de la Grèce ,

Ose couvrir son front de fleurs teintes de sang.

Où fuir ?

M A Il 031 et , à Nèoclès.

A ma fureur rien ne peut te soustraire :

Quel es-tu? quel es-tu?

NÉOCLÈS.

Je suis. ..

PAMYRA.

Il est mon frère.

MAHOMET, àNéoclès.

Son frère !

pamyra, à part.

De la mort j’ai dù le préserver.

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