PAMYR A. ET LES FEMMES
O jour de deuil un cri de mort s’élève...
Déjà le fer brille de toutes parts...
CLÉOMÈNE , NÉOGLÈS.
Guidons leurs pas, et reprenons le glaive,
Courons défendre nos remparts.
CLÉOMÈNE
Marchons , guerriers , marchons !
PAMYR. A.
O mon père ! ô douleur î CLÉOMÈNE.
Si le sort trompe ma valeur,
Si nous tombons frappés dans les champs du carnage,
De la honte des fers subiras-tu l’outrage ?
PAMYR A.
Mon père î
cléomène, lui donnant un 'poignard.
Que ce fer me réponde de toi.
TAMYRA.
Je vous comprends... rassurez- vous , mon père.
NÉOCLÈS.
L’ennemi terrassé va mordre la poussière.
cléomène, à Pamyra.
Sois digne de ton nom, de la Grèce et de moi.
PAMYRA.
Rassure- toi, mon père, en ce moment funeste,
Je saurai braver leur fureur.
J’ai ton nom à défendre , et ce poignard me reste , Si la Grèce succombe , il percera mon coeur.