‹ Le siége et le bombardement de StrasbourgChapitre 4 sur 9 · MM · texte numérisé non relu

MM

Bœrsch, Charles, docteur en médecine, ancien conseiller municipal.

Burger, Jean, brasseur (Ville-de-Paris).

Cailliot, Amédée, professeur à la Faculté de médecine, ancien conseiller municipal.

Cailliot, René, propriétaire, id.

Clog , propriétaire , id.

Destrais, professeur à la Faculté de droit, id. Flacu, notaire, id.

Gérard, président honoraire du tribunal civil, id.

Gœrner, entrepreneur.

Grun, Charles, négociant.

Hatt, brasseur, ancien conseiller municipal.

Hatt, Guillaume, propriétaire, ancien commandant de la

garde nationale.

Henry fils, Louis, pâtissier.

Hirtz, professeur à la Faculté de médecine, ancien conseiller

municipal.

Hœrter, marchand de bois, id.

Huck, marchand de bois, id.

IIlmann, Théodore, propriétaire, ancien conseiller municipal.

Imlix, propriétaire, ici.

Kablé, directeur d'assurance.

Kampmann, fabricant, ancien conseiller municipal.

Klein, pharmacien.

Klose, Edmond, banquier.

Kolb , constructeur-mécanicien.

Kratz, ancien notaire, ancien conseiller municipal.

Kûss, professeur à la Faculté de médecine.

Lauth, Ernest, banquier.

Lauth, Jean-Jacques, ancien brassour, ancien conseiller municipal.

Lauer fils, entrepreneur.

Lemaistre - Chabert , propriétaire, ancien conseiller municipal.

Leuret, ancien médecin principal des armées. Lichtenfelder fils, serrurier.

Lipp, brasseur.

Mallarmé, avocat, ancien conseiller municipal. Momy, notaire, id.

Oberlin, professeur à l'École de pharmacie, id.

Petiti, entrepreneur, id.

Ruiilmann, syndic des jardiniers-cultivateurs.

Saolio, Alphonse, propriétaire.

Scumitt, boulanger, quai des Bateliers.

Schott, S., brasseur à la Chaîne.

Schutzenberqer, Charles , brasseur.

Semgenwald, Jules, négociant, ancien conseiller municipal. Silbermann, imprimeur, id.

Sterling, négociant, id.

Stoltz, S., professeur a la Faculté de médecine, id. Stromeyer, négociant, id.

Wenqer, entrepreneur, id.

(( Art. 4. M. le maire et MM. les adjoints sont maintenus dans leurs fondions.

«Art. 5. M. le maire est chargé de l'exécution du présent arrêté.

« Fait à Strasbourg, le 29 août 4870.

« Le préfet du Bas-Rhin , A. Pron.

« Vu et approuvé par nous :

« Le général de division, commandant supérieur,

« Uhrich. »

En tout autre temps , l'adhésion préfectorale n'eût jamais été donnée à cette liste de citoyens, parmi lesquels se trouvaient un certain nombre d'hommes aux idées larges et libérales , des adversaires déclarés du gouvernement du Deux décembre, qui en mainte occasion avaient ouvertement manifesté leurs sympathies pour le régime que la France enviait aux pays libres et leur haine pour le régime qui la gouvernait alors. Mais le préfet fut cette fois de bonne composition , et il signa avec empressement l'arrêté qui chargeait la Commission municipale de veiller aux intérêts de la cité.

Les besoins, du reste, étaient pressants, et le personnel restreint de l'administration gouvernementale n'eût jamais suffi à veiller à tous les services dont l'organisation était réclamée par les misères sans cesse croissantes.

Il y avait des centaines de familles sans asile, sans ressources , et la charité privée ne pouvait suffire à soulager tous ces nécessiteux. Il fallut songer d'abord à les loger, et deux premiers avis de l'autorité militaire invitèrent ces malheureux à se construire des abris.

Voici ces avis :

«Préoccupé de la position qui est faite à la population de Strasbourg par le feu de l'ennemi, le général de division, commandant supérieur, fait connaître :

«4° Que des postes de secours jp^urjes blessés sont établis :

« A l'hôpital militaire ,

« Au Palais impérial, place de la Cathédrale,

« Au Lycée,

«Au Grand-Séminaire,

«Au Petit-Séminaire,

« Au Séminaire protestant , quai Saint-Thomas ,

« Sur le Broglie, à l'ancienne Fonderie.

« Après avoir reçu sur ces points les premiers secours, les blessés seront transportés dans les établissements où ils doivent être soignés.

«2° Que des abris destinés aux incendiés vont être construits le long des remparts, de la porte WtTôiiaie à la porte de Saverne, de la porte de Saverne à la porte de Pierres, et près la porte des Pêcheurs pour le quartier Saint-Nicolas.

« Les habitants sont engagés à prendre part à ces travaux, qui sont entièrement exécutés dans leur intérêt.

« Strasbourg , le 27 août 1870.

«Le général de division, commandant supérieur,

« Uhricë. J>

Page 1