A.-W. Francs: Mort f-nlr «. i.i-*-, pl. Sf. *.]>. là
FEIANCË. 153 forme de Croix. J'ai vu ce dessin dans l'album de M. Troyon. C'est une Crois parfaitement caractérisée, u peu près semblable à celle du poignard de Savoie,
mais incluse dans un ovale et avec un carré lisse au
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à l'ère chrétienne, nous les retrouvons encore sur les monnaies gauloises. M. A. Roujou a découvert, sur la rive droite de la Seine, à Choisy-le-Iîoi. pris de Paris, une monnaie gauloise moulée, portant au centre du revers une Croix très-nettement dessinée garnie entre les
bras do quatre petits ronds. Cette Croix est entourée d'une espèce do serpent, de deux oiseaux et d'une étoile, ligure lit- La même monnaie a été trouvée à plusieurs exemplaires près d'Arthcnay (Loiret), et figurée par M. de la Saussaye '. Arthenay a aussi fourni plusieurs
I. Du i.a Smksaye ; «curie i/e iiiimismtniqw. vol. IT, 1837. pl. 3, fis. 7.
ISIi LE SIGNE DE LA CHOIX,
autres types avec une Croix analogue Celte Croix si; retrouve encore sur les deux faces, télo et revers, de monnaies gauloises, tout à fait différentes*. Elles ont élé découvertes en 1835, au village de Créraial-sur-Yen,
l'I'r- fj-.iiiiijii 1 ;-. ''il + J i '■ t"j ■ J i ■ 1 j : e. : 1 1 (Lu 1 hlnl' 1 . lu \ase île rendre cl du cliiirbon. Ce trésor, qui parait être en
d'une cinquième.
Les premières nniimaies avee tète nul très-| imlia.bieiiiciil éle miroduiles en Gaule par Marseille. Mais ces monnaies no semblent pas s'être disséminées beaucoup en dcliors des stations phocéennes du Midi de la France. Ce n'est qu'au retour des Gaulois qui avaient fait une excursion jusqu'en Épirc.quc les monnaies a lêle se sont répandues dans toute la Gaule. Ils avaient rapporté beaucoup de pliilippes de Macédoine en or. Ges philippes eurent un cours général et furent imités d'abord
assez servilement, puis aux îles rji< idilicniioFis qui |n'n a |.ieu finirent par les transformer. C'est là l'origine, de presque toutes les monnaies gauhiises à tète. Les premières monnaies e^seuli' ■livrent ;,;uLuises paraix-enl avoir été les rouelles, pelile.s mues à quatre rayons formant la Croix, évidés dans les entre-deux, ligure 75.
Ce n'est certes pas là une forme de monnaie .simple, et commode. Si elle a été choisie, c'est évidemment
FRANCK. 155 parce qu'on lui attribuait un sens allégorique. L'allégorie ne peut porter que sur la roue ou la Croix. Or, taudis que rien n'est plus variable que les types monétaires gaulois pour ce qui concerne les monnaies à effigies et
emblèmes, rien n'est plus stable que le type de la
signe allégorique. <'.<s qui vient pleinement confirmer celte assertion, c'est qu'après l'intruduction de la forme mnni'tiiire ordinaire la rouelle à quatre l'ayons est souvent représentée sur la monnaie rumine si^ne accessoire. On la voit très-fréquemnieul sur les monnaies des Lcuks ou Leuquois qui habitaient le pays dont a été formé plus lard l'ancien diocèse de Toul M. de Sa u lcy la cite aussi sur des monnaies des Rèmes et des Volks. D'après H. Lenonnant : , n les rouelles se retrouvent fréquemment parmi les accessoires des philippes d'or eoutrefaits en Gaule et même de quelques monnaies de Marseille. »
t. I)E SAULtl : Secnr tir numismiiltijM-, I s;iB, vol. t, pl. 3. E\< l'Ili-nl rm'imiiri' |>;ir h<i|iu'[ 11. S.iuli'i il ruiiim'-ruv s 1 ., ImlNinl.'. riidii'rdif. sur 1rs monniiiefl giiuloisfs.
ï. Lknoiiiiant : Revue île numismatique, iS;tS, vol. 111. p. 3'»J,
ISO LE SIGNE DE LA CHOIX
C'est évidemment cette rouelle, pelile Crois Enfermée dans un cercle, qui s'est transformée sur d'aulres monnaies en petite Croix isolée. Ces Croix, terminées par quatre petiles boules ou perles, étaient d'abord cantonnées de quatre uulres boules qui, avec celles des bonis de la Croix, formaient un cercle en perlé, en d'autres termes c'était une rouelle perlée avec Croix pleine, figure 7fi. Puis les perles placées entre les bras ont disparu et il n'est resté qu'une Croix à bouts perlés, comme dans les monnaies découvertes aux environs de
rayons non évidés est occupé par un chevron, ce qui élargit la Croix, la double, en fait une véritable Croix symbole et non plus de simples rayons d'une roue. C'est tellement la Croix que représentent les rayons des rouelles, que dans certaines monnaies des Volskes ou Volées Teclopliages, qui occupaient une grande partie du Languedoc ; , on voit, coupant lotil le champ du revers dos monnaies, do véritable* Croix, comme dans les monnaies du moyen fige; Croix cantonnées de ronds ou besanls, de croissants, de haches et mémo d'espèces de (leurs de lis. On croirait être en plein christianisme et
I. DE Saiilcv : Revue, 'le ttnittismaliiini: t!i:!lî, vol. I, 3. flg, )fi.
t. Ilerue ife nmnismaliqitr.