‹ Le Signe de la croix avant le christianismeChapitre 27 sur 32 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ItésUHE ET CONCLUSIONS.

' Les terramares de l'Emilie, appartenant !i l'âge du bronze et remontant !l mille ans an moins avant Jésus- Christ, contiennent fréquemment lu signe de la Crois gravé sur des poleries d'usage domestique. Parmi les vases dont le fond est orné soit à. l'intérieur, soit a l'exlérieur, plus de la moitié présentent des Croix trèsvariées. Cette énorme proportion montre bien que la Croix était un signe, un emblème, un symbole tracé avec intention et auquel on attribuait la plus grande importance.

Ce symbole était très- diverse ment représenté, comme on peut en juger par les figures ci-jointes (iig. 80, 81. 82, 83, 81, 85, 8(i. 87, 88, 89).

L'extrême variété dans la composition de la Croix est la meilleure preuve que le dessin de ce symbole a bien été intentionnel. La Croix était considérée comme

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

ISS

étant, dans les deux cas, en grand hoi:

vénération, on la représentait de tout finissait par se transformer en Croix Cbarlenmgne , on a fait une Croix do

ï disposé a été ypc i m mobilisé, ;s, entra autres

. — longtemps encore

avant l'invasion des Étrusques, — la tenue comme emblème religieux, ain; cimetière de Villanova. La Croix s'y ment gravée sur des objets en bronzi On la vnil reproduite en nombre mêlée it divers autres motifs <i

Digileed ùy Cuogl

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

F.nfiii la Crois se trouve diversement dessinôc sur tous les cylindres a tètes ornées, figures 93 i 98.

Ces quatre dessins sont un ne peut plus différents, pourtant chacun d'eux représente uns Croix. Cela lie peut être l'effet du hasard. Il y a donc bien eu inlrtiliiin formelle de figurer hi Cnjis. iuleiilimi démontre qu'on atkwliait alors un sens tout particulier it ce sij;iie. Ici. comme sur le fond de; vases des lerraumres, nn retrouve des formes qui oui pre-que loules leurs :ui;ilo;{iii's

dans les Croix des niomiiim.s du'i.Hiennes. Le culte du mime s yj i ï luit'- a produit les munies résullals à des ùpo-

1GS LE SIGNE DE LA CF10IX

ques bien distança et bien différentes. C'est ainsi que certaines monnaies de Raimond de Turenne nous montant une Crois crjuipi >.^l*l' d'un 0 pV.liique au centre el de quatre imnclels formant les bras, et même de cinq annelels, figure 97. Quant aux Croix cantonnées de ronds ou basants, figure 98, elles se voient sur des monnaies furl nombreuses et très-diverses. La numisiu;i;i(|Li(.: de Nnnuandit dIîVi! mniin de [ïé(|iieiites Croix cantonnées d'aimelets.

Les sépultures de Golasccca, de la même époque que celle? de Villaue-va, sent encore plus tour lime tes. La toutes les lombes contiennent une et même ;ilesî'. ui~

liirnii' dessous le fond des ossuaires, figure 99, des

riiupus-c-juviTcies, ii^îire 1 r .'l de.; va-es ii<'ie->eire?=, f'gur» lui. Oh ïi.il uK.Uwn -jimI « il'nn" ■ rn-,arir» f5' ! ei':i\ih:, d'i:n rit rûgulier. d'une idée éminemment religieuse, se reliant au culte des morls. Dans ce cas, — il est impossible de le nier. — la Croix a très-positivement été employée comme emblème religieux.

Elle se retrouve aussi dans les sépultures de Vadena.

vuns pas ïi la suivre dans ces divers pays, sur lesquels nous no possédons enenre que des rcnseigncmcnls Irèsuicomplets. iveus résumerons snilemoiil ri' qui cnni'erne la France.

Les liahitalious lacustres des ciivii'uiis d'Ain, un .Savoie, oui donné quelques poteries avec des Croix, figures 10C cl 107.

La Savoie, r ■ i 1 1 — î que li's environ:; de Lyon, oiri aussi fourni des [milliards marqués d'uni: croix au pommeau, ligure 108.

Poui'lanl en .Suisse, pays si voisin, si riche en lialiil;iliuii> lucuslr-'s. p;nï'iiitrni'V]l h'\| il^f-'i-s p;ii'\l M. Kulli-i', Desor, Truyon , Sclnvab, [■'orel, Morlol, Hachai. Lhlmatni. etc., je ne sache pas qu'on ait rencontré le signe

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

de la Crnix bien déterminé. Parmi les très-nombreuses ligures données par M. Keller dans ses excellents Rap-

ports '. si précis, si complets, il n'en est que trois ou quatre, représentant un couvercle en terre d'Estavayor. on dos rondelles en bronze de Méringen, sur lesquelles on voit des espèces de Croix plus ou moins contestables. Cela prouve que la présence de Crnïjt nombreuses sur un même point dénote bien certainement une intention ftirmelle dans la représentation de ce signe. Il paraît que pendant l'époque! lactaire le culte de la Croix, si répandu ailleurs, n'avait pas pénétré en Suisse. Pourtant un en trouve des tracts l'evlaines dans ce pays, h lit première époque du fer.

île l.yci) : il sullit du jeter un coup d'util sur la numjsiii;ili<|iK> ^auloi.-i: peur \oir qu'il existait itatis presque

1. t'KBDl^Mi Kl'.l.ua - l'fa'.ttbnnu-n. ~\\ riijipnrl, m V. eu:;-

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toute la Gaule. En elTet, les premières monnaies £au-

lnisL'.s puraissutit avoir rir- imiihIIi's, ligure 111, qui

sont tout simplement la Croix en fermée dans uu cerele, comme les Croix de certains vases de Villanova et d'AnrIcIcito, firmes 1 119 cl 110; comme la. Croix qui marque

un cheval grec, figure 112; comme quelques Croix de Golasecca, figure 113; comme certains monogrammes

du Clirisl, ligure I I?i ; enfin commit la Croix d'un grand nombre de monnaies françaises des premiers temps. Les rouelles ou Croix cerclées ont souvent été représentées sur les monnaies ordinaires :i dligies. lïlles s'y sont

peu à peu transformées, d'abord en Croix au milieu d'un cercle perlé, ligure 115, puis en Croix tout à fait isolées.

On voit qu'il ne peut plus y avoir de doute sur l'emploi de- la Croix comme signe religieux, bien longtemps avant le christianisme. Le culte de la Croix, répandu en Caille avanl la conquête, existait déjà, dans l'Emilie à l'époque du brome, plus de mille ans avant Jésusgramme ancien du Christ, figure :l 1 7. dessiné peut-être

mille ans avant la venue de Jésus-Christ. La présence

isolée de ce monogramme ilti Christ un milieu do nombreuses Crn in est-elle un fa.it accidentel entièrement fortuit? Des recherches plus compiles peuvent seules

Un autre fait fort t:tu i>>u\, tii's-iuli' rêvant k constater, c'est que ce grand développement du culte de lit Croîs, avant la venue du Christ, semble toujours coïncider avec l'absence d'idoles et même de toute représentation d'objels vivants. Dr* que ees objets se mantrenl, on dirait que les Croix deviennent plus rares et finissent même par disparaître.

La Croix a donc été, dans la haute antiquité, bien longtemps avant la venue de Jésus-Christ, l'emblème sacré d'une secte religieuse qui repoussait l'idolâtrie! !!...

A. - Assyiie.

Depuis l'impression du chapitre IV, le Président de la Soriélé tins Antiquaires d" Londres. M. V. VV". Frank':, iii'j sijinale ricin statues ,nss; riennes portant line Crois sur la poitrine. Ce sont des statues île rois appartenant ans plus anciennes dynasties. La Crois est formée de quatre larges bras égaux, se rétrgciss.ini im pu vers le centre. 1 111 1 j est semUlalile à celle des t:\limlres l^urés par 11. Ilii/anl. Dans l'une des statues cette Nrc lin esl sie.peudie: loi ne "-n le sur la peiirine île mo:x>npe : dans l'autre elle esl associée ;i divers emiiièui-'s nès-ditTérenls.

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