‹ Le Signe de la croix avant le christianismeChapitre 8 sur 32 · CIMETIÈRE DE VILLANOVA · texte numérisé non relu

CIMETIÈRE DE VILLANOVA

Vurlicoui «7

l'iirf.iili-iiifiiL liuri/iuiL.iin. h>umi ; s .li il-L--ciTH.nl. pour-

Innl le plus grand iicniLiro à l'est il

Inclinés ii ojii irori Vi tk^ri's dam ili.ff-L's direclions. M

On ne pont pas admettre les positions horizontales ou diagonales soient arrivées fortuitement et postérieurement, parce que sons le cou des vases ou sur leurs côtés on voyait de gros cailloux placés avec intention pour les maintenir dans la position qu'ils avaient. Souvent même on pouvait reconnaître que ces cailloux avaient été choisis comme étant les plus aptes à cet usage. Certains avaient une courbure on concavité dans laquelle reposaient très-bien les parois do l'ossuaire. Il y avait donc une intention dans ces dispositions diverses!

e à sa grandeur, tasse avec ou sans an?e.

ique concave en terre, renversés sur l'ou-

plus ou un peu moins, suivant que le bûcher avait, été plus grand ou plus modeste, l'ai'l'ois, ils élaienl réduits en très-petits IVasmeuisj parfois ils se trouvaient encore eu esquilles, mais ne dépassant pas 5 centimètres de long et portant les traces d'un feu très-violent. Dans tous ces ossuaires, il ne s'est rencontré que très-rarement des deuls et en très-petit nombre. Ces os extro-

moment réduits n'occupaient qu'une tivs- petite portion de l'ossuaire, une hauieur de 111 centimètres environ. Le reste (levait être priuiitivenicnl vide, niais s'est rempli, dans la tombe, d'un limon fin ou même de terre.

au-dessus, grimpés ]v.u'!i]ii , 'i , ti) l'^iit dan.-: un petit espace.

1) h 1(1 centimètres d'épaisseur, et un las équivalent dans tes antres lombes. Ces cendres, de couleur nui— r.itrc, conlcimieut beaucoup de petits morceaux de charbon de bois de chêne et encore de nombreux petits fragments d'os. L'absence de gros charbons et de tisons montre qu'on ne prenait que les cendres du centre du bûcher qui pouvaient contenir quelques débris du corps.

Les cendres étaient déposées dans la tombe avant l'ossuaire, que l'on plaçait ensuite dessus, comme le prouve ULie couche de cendres qui se truuve habituellement entre le fond du vase et le pavé de la tombe. L'ossuaire n'était pas toujours au centre du las de cendres, mais parfois aussi vers le bord, toujours alors du coté de l'orient.

CIMETIÈRE DE V1LLAN0VA. 59 Soit auprès de l'ossuaire, soit à distance, se trouvaient parmi les cendres plusieurs objets semblables à ceux contenus dans l'ossuaire lui-même. Dans deux lombes seulement, on a vu dos cendres dans deux plats et dans une grandi; lasse, rudement comme exception, on peut citer deux touilla- tout à, fait pri\ées de cendres et quatre dans Icsqudli's les cendres se trouvaient dans l'ossuaire, soil au-dessus, soit nu-dessous des os. Deux autres tombes on! présenté le [ait particulier d'un ossuaire double. L'un, plus grand, ayant (i.'i centimètres de liant, tandis que les ossuaires ordinaires ne dépassent pas XI. contenait dans son intérieur les cendres et un autre ossuaire plus petit. C'était là le véritable os-

versée. L'un de ces ossnai

d'objets en bronie, l'autre

Habituellement les clin

gris contenaient autour i

nombre huit. Ils étaient

. presque toujours droits et

engagés dans la cendre,

mais un peu moins que l'os-

Parmi les tombes privées de plaques de grès et de cailloux, il eu est bien peu aussi qui n'aient pas fourni de ces vases, tic sont même ces lombes et celles formées de cailloux seuls qui en avaient le plus. Les plus riches offraient à la vue une accumulation circulaire, audessus des cendres, de 1 mètre 14 a 1 mètre 50 de diamètre, liante d'environ 38 centimètres, formée de poteries de diverses foi-rues cl grandeurs, posées sans

LE SIGNE DE L\ CROIX

aucun ordre, renversées dhcrscmenl et étrangement confondues, du manière qtic les vases les plus grands contenaient en lotit ou en partie jusqu'il trois ou quatre autres vases. 1, 'ossuaire ne se trouvait pas toujours au contre de celte accumulation. Quand les vases n'étaient pas en grande quantité; ils élaiont disposes en ordre et non renversés. La confusion qui régnait dans ces amas empêchait de reconnaître- la forme de beaucoup

bon degré de em^nn. L'intérieur de? fragments entre deux lignes d'un rouge brique contient une ligne plus large noirâtre. La couleur de la poterie noire comme le brun intérieur de la poterie rouge disparaissent quand ces poteries sont exposées à un feu vif de four à potier. Ces deux espèces de poteries certainement ont eu un revêtement d'argile plus line, mais l'humidité du sein de la terre le leur a fait perdre.

Le professeur Sgarzi de Bologne a analysé divers fragments de poterie et a obtenu les résultais suivants :

La quantité d'oxyde de fer parait bien forte. En tout cas, on voit par ces analyses que la différence de couleur

ne pi'iivii 1 !)!- pas d'iliiC (.■i'IVip'isiiiiin d!iï'':i , c:i!r do In pale.

Duc partie de ces poteries montre des Iraccs é vide nies de l'emploi du tour a potier, d'autres ont certainement été faites à la main, sans le tour.

Li plupart des anse.-; d'ossuaires son! fini-elliptiques. 11 en est de sinueuses et quelques-unes de recli lignes. La moitié à peu près est ornée et l'autre moitié Imite simple.

L'ornement le plus fréquent des ossuaires est le méandre ou grec, aussi ouvré que possible. Cetle ornementalion a élé gravée en creux quand la pâle était encore molle, au moyen d'un instrument, avec Irais, quatre et même cinq pointes é qui -dis laides, qui traçaient d'un seul coup auliint de lignes parallèles, ce qui se rcconnail par la superposition des lignes la où il y a des angles.

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Cet instrument servait aussi à graver divers autres ornements, combinaisons de lignes, entre autres de petites pyramides très-fréquentes sur les polerics du VMknovn.

Après le méandre, l'ornement le plus habituel des ossuaires est le rond tonné générale-nii'lil de (rois cercles eorieentriques, cercles dont le nombre pourliiiit varie; de un k sept. (.les ronds sont disposés en lignes ou placés sur 1a pointe de pyramides iitnnées par la réunion cl intersection de ligues droites continues »u bien simplement tracées au pointillé.

D'autres ronds Iris- fréquents aussi portent au milieu une Croix, figure 33.

f, c .H. -Fia^orviJ-un.n.i.i™ da YlUuxm. CoUmUm OoimMll.

Presque aussi fréquemment que les ronds se rencontrent de petits serpents en forme de S, qui abondent, non -seulement sur les poteries, mais encore sur quelques autres objets on métal.

Les oies on canards diversement, bien que toujours

CIMETIÈRE DE VtLLÀNOVA. «3

Lrès-gros^ièrumenl ligures, rencontrent aussi comme ornementation.

Ainsi que certains petits bonshommes à tète écrasée cl tri's-large, au corps étroit, ans membres raïdes, t.'Liis indication des extrémités, euliii tels que les dessinent les enfants.

Tous ces divers ornements se reproduisent identiquement sur le même vase, à im grand nombre de reprises. On voit que c'est mie gravure en creux faite, sur la pâte molle, par l'application d'un moule ou espèce

En général, l'ornementation est uniforme tout le tour du vase; cependant parfois il y a au pourtour divers

■■ -limci

;llcs sont adaptées

grands. Les unes sont très-légères, en argile noire et fine, les autres grossières, en argile rouge. L'unique ornement que l'on voit sur quelques-unes consiste en une zone de petites pyramides voisine du bord extérieur. Ces pyramides ont été gravées au moyen d'une roulette imprimant sur la pâle molle du vase une espèce de pointillé. La seule exception est une ou deux tasses ornées d'un méandre. I.c peu de tasses privées d'anse sont aussi sans ornements.

i.'\liinti'i(!iius, divins ;ui milk'ii par un iltaiilirii^nii.'.

quelques-unes noires ou rouges, sont d'une pâle préparée avec plus de soin et plus fine que celle des ossuaires, et les parois de beaucoup d'entre elles sont tres-minecs. ce qui les rend très-légères. Il en est dans le nombre qui ont des formes fort élégantes, et qu'on attribuerait au plus beau temps de la céramique, si on les Irouvait seules.

Le genre d'ornementation de ces poteries accessoires est le même que celui employé pour les ossuaires, mais plus riche et eu général plus soigné. J.es sujels sent identiques.

En fait de sculpture, un seul vase offre dans la confection de l'anse une espèce d'inlenlion de représuntaiion animale. Mais c'est extrêmement grossier.

Les couvercles, si rares dans les terrarnares de

LE 3IGN1Î UE LA CHOIX

l'époque du bronze, sont ici forl abondants et affectent des fonnes très- v ariées.

Il y a le couvercle en forme de clochelte très-évasée cl surbaissée, exclusivement couvercle, avec une anse

trouves superposés dans la même tombe.

cordes. C'est une forme se rapprochant de celle des encensoirs dont le couvercle joue dans des chamelles.

Le couvercle avec un rebord ultérieur comme nos couvercles actuels se montre aussi; mais comme poignée, il est surmoulé au centre d'une espèce de pied remplaçant le boulon. Il peut ainsi servir au besoin de vase ou soucoupe.

Les couvercles-lasses sont abondante. Ces couvercles passent par des nuances presque insensibles aux lasses à pied, très- fréquentes. Ces lasses elles-mêmes, s'élargissanl peu à peu. se transforment en soucoupes à pied, qui sont fort communes. Il y en a eu lerre noire et en lerre ronge. Kl les allèguent jusqu'à .10 eenlhnètres de diamètre.

Une de ces tasses-couvercles ou tasse k pied, avec deui rangs de serpents au pourtour du bord supérieur, cl un rang de petites pyramides autour de la base, contient dans l'intérieur une Croix, nettement dessinée au moyen de plusieurs lignes presque parallèles d'un pointillé fait à la roulello.

Des vases à une seule anse, forme de petits pots, a fond rond, ayant pour base un simple petit cabochon,

ClMKTIÈdK DE V1LLAN0VA.

milieu de la paroi iiilurieuro légèrement repoussé en dedans, sont Irès-fréquents.

Plus communs encore et se [trouvant parfois trois ou quatre dans la même tombe sont d'autres petits vases

cabochon.

Une dernière forme assez commune était celle de nos vases à fleurs actuels, avec le bord plus ou moins rétréci.

Un de ces vases porte une espèce de chiffre grave sur le ventre. Les poterie* c.liï Yillaiioi a. le* ossuaires exceplés. ont montré diï-huît chiffres différents gravés souvent sous le fond des vases, ainsi que'sous le fond interne d'un disque, sur le rebord de tasses plates, sur le ventre de quelques pièces et même sur le ventre et sous le pied d'une mémo poterie. Ces gravures, fréquemment Irès-légères. paraissent, alors avoir été tracées avec une pointe de mêlai, quand le vase était cuit; mais d'autres fois plus profondes, plus larges, elles ont élé faites quand l'argile se trouvait encore molle, puisqu'il s'est formé sur le bord des lignes des bavures qui, consolidées par la cuisson, se sont maintenues.

M. Gozzadini a aussi reconnu de ces chiffres sur deux glands en terre ou fusaïules cl sur une fibule en bronze.

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Tous les quelques trèsdeux sou coup

-i li l'un. Le pmièsseiir d'aiiatumic comparée Alessandt'iiu a reconnu qu'ils apparleiiaicnt à la brebis, au bu:uf et au cociiou ou sanglier, linfiii une espèce de coupe supportait une coquille d'iml' de punit:; une autre coquille d'umfde poule se Irouvait dans la même tombe tout près de l'ossuaire.

Quelques noisellcs oui aussi été rencontrées, mais dans les cendres, et plus souvcnl encore dans les ossuaires, non dans les vases accessoires.

Les divers aulves objets renfermés diins les lombes Étaient principalement en brunie. Bien que quelquesuns aient été souvent renconlivs «pars parmi les cendres et les os, ils se trouvaient puur la plupart réunis, pour ainsi dire amoncelés, avec un soin manifeste. Ainsi, par exemple, M. Gozzadini a recueilli les trois morceaux d'un objet en brome brise, placés exactement au-dessus les uns des autres. Ces amas étaient plus fréquemment placés auprès lie l'ossuaire que dedans. Les seules libules et quelques épingles à cheveux étaient placées dans l'ossuaire, sur les cùtés et plus habituellement à l'ouverture.

l'arnii les pièces les plus grandes et les plus lourdes en bronze, il faul citer tlix plaques ayanl a peu près la

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forme d'une section de cloche. Elles ont une épaisseur assez considérable et uniforme de 5 h 8 millimètres. Leur longueur habituelle est de 125 a 1(50 millimètres, et leur plus grande largeur de 107 a 130. Mlles sont un peu arrondies à la hase ut garnies II lu partie supérieure d'un petit appendice, avec un anneau. Elles sont ornées, sur les deux laces, d'empreintes de petits serpents auxquels sont parfois associées de petites pyramides disposées un lignes comme les serpents, ou groupées quatre k quatre avec la poiule tournée au centre et formant ainsi des espèces de Croix de Malte. Ces ornemenis ont été gravés successivement au moyen d'une moletlepoinçon, car ils sont parfaitement égaux cl semblables entre eus, mais irrégulièrement alignés ou distribués, parfois môme enchevêtrée ensemble. Sur les dix plaque-, il n'y en avait que deux d'entières, les autres ont été brisées en deux ou trois morceaux avec grands clïorts.

métal et comme ou lu reconnaît à la manière dont certains fragments sont lordus. Celle rupture de l'objet a eu lieu a l'époque de l'ensevelissement, car les pièces sont placées l'une sur l'autre avec i;rai]d soin. Quelquesuns de ces objets ont passé par le hùclier. ainsi qu'on peut le recuunaUre à l'espèce d'émail qui les recouvre.

lin de ces inslrumcnts a été trouvé isolé: : il provenait d'une tombe anciennement détruite. Les neuf autres ont été recueillis eu place, toujours accompagnés d'un cylindre de bronze, terminé par deux boules également on métal dont l'une est trouée, le trou correspondant au vide du corps du cylindre. Il y a doue évidemment une

liaison intime entre les deux objets. Culte liaison est démontrée d'une manière encore plus complète par la découverte, dans une tomhc, d'une plaque ayant trois rangs de trous rectangulaires, accompagnée d'un cylindre qui a aussi trois rangs de trous analogues. Ces cylindres a boules sont de petites masses qui servaient h frapper sur la plaque tenue suspendue par l'anneau, espèce de sonnclte ou tympan qui devait

pouvaient pas empêcher la sonorité du métal, elles devaient seulement modifier le son. M. Gozzadini rappelle à ce sujet l'énorme et célèbre cloche de Mantoue dile des huit fenêtres, paire qu'Ole élail percée de buil ouvertures assez grandes pour laisser passer une personne. Los cylindres, comme les plaques, étaient fréquemment brisés.

Une hache à ailerons, remarquable par le grand développement (le sa lame, et surtout par son peu d'épaisseur égale de toute part.

Une hache à ailerons en bronze, très-épaisse, belle forme carrée, à taillant obtus. Les ailerons contiennent encore des traces du manche en bois, line seconde hache

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