OBSERVATION XIV
X..., cinquante-cinq ans, vient le 8 septembre à la consultation de l'hôpital Saint-Antoine. Le malade présente tous les symptômes du brightisme. De plus, si l'on examine son
système artériel on remarque qu'il a de l'hypertension.
PRRGT: LEE
Du côté du cœur, le malade présente de l’hypo-asystolie.
Du côté des poumons, le malade présente à la palpation de l'abolition des vibrations thoraciques des deux côtés.
À l’auscultation, abolition du murmure vésiculaire, abolition des vibrations, également des deux côtés et sur une assez grande étendue.
La ponction amène du liquide à droite et à gauche.
Le signe'des spinaux existe également des deux côtés avec la même netteté.
Nous avons, en effet, la masse musculaire fortement élargie de part et d'autre de le colonne vertébrale. On l'apeyçoit même contractée sous la peau. |
A la palpation, on éprouve très bien la sensation de caoutchouc dur. L
Le signe réflexe du marteau existe aussi, à la palpation surtout. On sent nettement des deux côtés la vibration à distance sous le choc du marteau. Le signe visuel n’est pas aussi net, mais les principaux signes sont présents, et ce fait semble frappant chez un brightique.
: Aussi Ramond a-t-il l’idée de faire vérifier au laboratoire | la nature de l’épanchement.
Le résultat montre la présence de lymphocytes nombreux. L'examen cytoscopique fait donc le diagnostic de pleurésie tuberculeuse. Nous savons en effet que la présence de lymphocytes dans un épanchement pleural met très souvent hors de doute la nature tuberculeuse de cet épanchement.
Pourtant le malade interrogé prétend n'avoir ressenti aucun phénomène nouveau étranger à ceux qu'il a déjà ressentis, et qui sont dus à son état brightique.
Pas de douleur pongitive au côté, pas de frisson.
Il est évident que nous avons affaire à un cas d’ailleurs commun de pleurésie établie sournoisement, sans aucun
rapport avec l’état antérieur du malade.
Cette observation suffit-elle à démontrer que le signe des spinaux est étranger aux hydrothorax brightiques. Évidemment non. Mais elle permet de conseiller la prudence du diagnostic. Elle engage tout au moins à chercher, par l'examen cytoscopique, si l’on a affaire à un hydrothorax secondaire, ou simplement à une pleurésie surajoutée. Dans ce cas, le laboratoire doit contrôler les dires de la clinique, el peut réserver bien des surprises.