‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 20 sur 109 · IV. — L'ESPRIT RELIGIEUX · texte numérisé non relu

IV. — L'ESPRIT RELIGIEUX

lent, ou, s’ils recherchent réellement de aordinaire, ils vont à la Trappe, (1) ce qui aisse pas que d’être encore conforme au sens olique.

vrai Sillanniste répond bien à ce portrait cé par Marc Sangnier :

“Déjà dans les sombres ateliers où l’on blasphème, mi le lourd ennui des casernes, dans l’atmosphère leuse, sceptique et immorale des Universités, le méla violence ou la haine se sont arrêtés étonnés ant cet être bizarre, à la fois doux et intraitable st le Sillonniste. Contre son rêve intransigeant, Oüte arme se brise : bienveillance ou moquerie, raisonments ou menaces, rien ne peut le faire renoncer à la qu'il sert. Son entêtement est incurable. Il inquiète prudents, alarme les sages et finit par intéresser les érents eux-mêmes.

faut être plus fort pour résister tout seul aux sares de camarades irrités, pour faire sa prière à oux au pied de son lit dans une chambrée hostile, ne pas être écrasé sous le poids des convéntions, “parti-pris et des routines dont une aveugle bourie cache à ses propres yeux sa décadence et sa le) que pour se jeter à la tête d’une bande de grées et les pousser au pillage et à l’émeute.

force morale a toujours fini par triompher de la e brutale.

b Ceci n’est pas une manière de parler, c’est une allusion épart récent d’un des meilleurs militants Sillonnistes pour nonastère de Trappistes.

j Si la démocratie a besoin de meneurs, ceux-là qui pensent et qui veulent par eux-mêmes et dont Je volonté a plongé ses racines dans une foi vivante pour 1 ront lui en fournir, ceux-là seuls qui possédant leur âme À ne l’ont pas gardée pour eux mais l’ont donnée à Die c'est-à-dire — tel est l’ordre divin — à l’amour de leurs frères ». (1)

A ce portrait et faisant avec lui un lamentable contraste on pourrait opposer la peinture de l'être A fort déplaisant qui pose pour le Sillonniste, alors è qu’il n’a rien de ce qui fait vraiment le Sillon: : niste : il a la bouche pleine de grandes formules à qu’il ne comprend pas et qu’il vide souvent de tout sens parce que, n’en saisissant pas la portée $ il les applique à tort et à travers et toujours aux cas pour lesquels elles n’ont pas été faites ; il est orgueilleux et quand il suit son caprice, il prétend obéir à sa conscience et dégager sa responsabilité ; il fatigue la patience de ses supérieurs quand il en a ; sa jactance fait rougir ceux qui voudraient l’aimer pour l’améliorer ; il est à charge à tout le: monde. Son illusion ne dure pas longtemps,

4 d’ailleurs ; elle tombe dès que le Sillon réclame de

(1) Marc Sangnier. La lutte pour la démocratie, p. 56 et suiv.

inueront-ils pas à ne juger le Sillon que près la caricature qu’il leur en a offerte? Et rtant, en pareil cas, le Sillon est-il donc resnsable ? les meilleurs produits ne sont-ils pas ux que la contrefaçon cherche le plus à imiter ? ut-on que les milieux sillonnistes ne comptent e des parfaits alors que, même dans la primije Église il y avait des faux frères comme dit aul et qu’il pouvait s’y rencontrer des scanx comme celui de Corinthe ? Soyons justes “uns envers les autres; mais souvenons-nous Jue notre justice est facilement injuste quand elle

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