‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 50 sur 109 · VIII. — LES QUESTIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

VIII. — LES QUESTIONS SOCIALES

ctitude évidente d'observation, un ballon ridicule e premier enfant qui voit clair crèvera avec une ngle. » (1)

Vous voilà bien loin de l’égalitarisme : cette

ique des Saints Apôtres à Rome, le 2 décembre 1904, penune des séances du Congrès Marial mondial, il avait

r la vision égalitaire de l’universelle rédemption, les paroles iblimes qui, à tout jamais feront tressaillir l'humanité régéée et dont la hardiesse effrayera les réformateurs les plus dacieux : Deposuit potentes de sede et exaltavit humiles. urientes implevit bonis et divites dimisit inanes. UO! Vierge forte, Vierge prudente, que d’autres se scanalisent des mots qui sont tombés de vos lèvres inspirées ! us, nous les répèterons avec amour... »

était la contre partie de M. Charles Maurras, président de Con française, félicitant l'Eglise d’avoir « mis aux paroles Magnificat une musique qui en atténue le venin ». (Cf. Le in du Paradis. Ch. Maurras, Paris. Calman Lévy, 1804.) faut lire en entier ce discours (on le trouvera à la fin du me), où se trouvent les affirmations démocratiques les plus es. Marc Sangnier parla en cette circonstance devant un auditoire où l’on voyait une foule de prêtres et qui était sidé par les Cardinaux Vivès et Respighi et par dix-huit evêques ou Evêques. Ces prélats attendirent à peine qu'il terminé pour se lever de leurs places, le féliciter et 1’emr.

Marc Sangnier. L'Esprit démocratique; au chapitre ocratie et hiérarchie.

catholique quand elle étudie les lois fondam tales de l’organisation sociale ? | Le Président du Silion continue :

« Non, certes, nous ne déracinons pas nos camarade c’est nous, au contraire, qui, seuls, pouvons les en ciner s’il est vrai qu’en nourrissant en eux un idéa vie morale et sociale qui, par sa hauteur, domine” lement toutes les professions et toutes les condit humaïnes, nous éteignons par cela même tous les. pet appétits et toutes les vulgaires convoitises qui limite leur ardeur à un changement de caste ou à une asc sion de classe. C’est, du reste, cet état d'esprit qui se rendra possible la démocratie et c’est bien en ce se que les anciens disaient : la République fondée 1 vertu.

Evidemment, il ne s’agit pas de maintenir le. citoy ve enfermé dans sa profession par une loi ou une contrain arbitraire quelconque : cela seraïît vexatoïire et inu il Il importe seulement de le bien convaincre qu’il n’a p£ besoin de sortir de cette profession pour s'élever à dignité de citoyen parfait, libre et responsable de chose publique ; et dès lors, la législation doit, elle aus et par voie de conséquence, prêter son appui à l'exes cice de cette influence et voilà comment nous somm amenés, en même temps que nous demandons une orge

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2 seraient également a et ccepter le règne légal de l’injustice, et de tra-

ur, qu’une pareille conception de la démocratie t pas celle

» d'une démagorie amorphe et ïinconsistante, mais | d’une société simple sans doute et. harmonieuse, s justement parce que fortement organisée et non lus le sable mouvant livré à la merci des tourmentes bles et à la tyrannie des majorités imbéciles. » (2)

Autorité.

L'idée qu’une société, si avancée soit-elle, lisse se passer d'autorité est évidemment absurde (3); ce qui est possible, c’est un progrès

Marc Sangnier, L’Esprit démocratique.

Marc Sangnier, ibid.

Dans cet article ïl est question de l’autorité dans la té civile et plus spécialement dans cette forme de société qui s’appelle la démocratie. Comme on a accusé Marc gnier de vouloir démocratiser l'Eglise elle-même, nous ons ici une de ses nombreuses déclarations sur la façon on doit considérer l’autorité de l’Eglise :

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dans les idées corrélatives d’autorité et

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Démocratie républicaine, l’autorité qui vient, ainsi que nous

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b sance, et il faut une certaine réalisation de ce p grès pour que la démocratie puisse exister. ( ? ce que dit Marc Sangnier : « Il n’est pas d’or£ nisation sociale qui, plus impérieusement que Démocratie, exige de l'Autorité. Seulement cel ci ne s’impose pas brutalement de l'extérieur

des esclaves courbés. Elle atteint les cœurs, pl

les volontés et réclame une obéissance libre, sa (=

Cette autorité, s’il est vrai qu’elle ne pourra

« … ce n’est pas le peuple qui nomme le Pape, ce n'est.p le peuple qui fait les Evêques. Nous considérons, nous catf liques, qu’il y a un système d'autorité dans l'Eglise qui di cend d’en haut, le Christ ayant institué lui-même le premt Pape, ayant choisi saint Pierre et ses successeurs ; tandis quA contraire dans la Démocratie républicaine, c’est le peupleq désigne par élection (ou par sélection, ce qui vaudrait mieux les plus capables, les plus énergiques, ceux qui incarnent eux la volonté et la pensée populaire. Et de la sorte, dans

croyons toujours de Dieu, est déposée par Lui dans le peu et elle remonte d’en bas pour aller en haut, tandis que, de l’organisation de l’Eglise, le pouvoir descend d'en haut poi aller en bas ». (Marc Sangnier. Tract intitulé Cléricalis n démocratie, p. 30.) Cf. S. Thomas Somme théologique xa, q. 1085 ; Bellarmin, Controverses, de laïcis ; et Suarez, dans. Defensio fidei. Marc Sangnier reproduit le pur enseignemi de l'Eglise. | Le

(x) Marc Sangnier. La lutte pour la démocratie, p. 65. :

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Sser de magistrats et de fonctionnaires chargés “tenir la main à l'exécution des lois, aura moins, comme principal moyen d'influence e démocratique.

« Dans une monarchie, la garde et la défense de ntérêt général sont confiées à un homme ou plus ment à une famille ; dans une démocratie, elles confiées à une élite, toujours ouverte et de plus en äs nombreuse, recrutée non pas d’après la naissance Ha fortune, mais d’après le désintéressement et la leur sociale. » (1)

Toute démocratie, en effet, qui n’aurait pas, pour conduire vers ses destinées, l’autorité morale une élite de bons citoyens, verserait nécessairet dans le césarisme ou dans la démagogie ; il ne faudrait pas conclure de là à l’imposside la démocratie et déclarer celle-ci imposjusqu’à ce que tous les citoyens soient par- Rits. C’est l’élite qui doit agir, c’est sur elle que mcompte et Marc Sangnier n’a-t-il pas tout à

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