IX. — QUELQUES ACTES
à côté du Sillon central, sur le terrain où doit se tenir le meeting; mais les apaches tirent des
blessés. Enfin M. Touny arrive avec ses agents, “l'ordre est rétabli; le meeting peut avoir lieu, mais il n’a plus qu’un caractère de protestation “contre l’odieuse agression.
“ Les jeunes gardes avaient été admirables ; leur “commandant, Gaston Lestrat, avait été blessé d’un coup de matraque et ils avaient donné le spectacle d’une poignée de jeunes gens, ceux que PAction nommait ironiquement les « éphèbes du K illon », tenant tête à toute une bande d’apaches, gens habitués au crime et à la violence, et les faisant reculer.
Depuis lors, dans plus d’une circonstance, à Paris et en province, les jeunes gardes et les Sillonnistes en général, ont eu l’occasion de « résister jusqu’au sang »; ils l’ont toujours fait courageusement, sans forfanterie, avec le grand calme qui naît du sentiment du devoir accompli
* publiques, comme le dit Marc Sangnier (Le Sillon, esprit e
pour une noble cause et sous le regard de Die
Toute la Presse, les jours suivants, fut.
de ces événements ; la Croix et beaucoup d’au journaux catholiques célébrèrent sans réserve" courage et l'esprit chrétien des Sillonnistess Pèlerin donna en première page le portrait Marc Sangnier, tandis que les feuilles anticlé cales, impuissantes à déguiser leur fureur, cher chaient à renverser les rôles et à transformer les Sillonnistes en agresseurs ; l'Action, par exemple disait que les Sillonnistes avaient arraché et bris.
(x) Le Sillon peut être légitimement fier d’avoir contrib dans une très large mesure, à rendre possibles ces discuss publiques où le conférencier d’une part, les contradicteursMde l’autre, peuvent en toute liberté, et au milieu d’une atten! générale, exposer leurs idées. Jusqu'au moment où comme cèrent, avec le concours de la Jeune garde assurant le ser: d'ordre, les grandes réunions publiques du Sillon « les mœurs
méthodes, p. 84), étaient si déplorables et les catholiquesst résignés à leur impuissance,aue les rues et les salles de réunions semblaient l’exclusive propriété des pires sectaires et des plus pitoyables voyous ». Marc Sangnier fit appel aux je camarades du Sillon ; il leur demanda de se donner tout en au Christ. d’être très purs, et d’aller ensuite, avec le concoL de Celui qui triomphe dans la faiblesse, tenir en échec réduire à l'impuissance la force brutale des meneurs et émeutiers. Et ces petits se donnèrent sans réserve, et
fut avec eux, et la liberté de la tribune fut conquise. (Cf. y el doctrine du Sillon, p. 31.) A