MAIITINEÀU, MADAME DELAUNAY, LOUISE
MADAME DELAUNAY, avec effusion.
La première sera pour moi, n’est-cc pas? .. J’ai un album.
MAIITINEAU.
Certainement, madame...
MADAME DELAUNAY
Mon ami... mon neveu... Laissez-moi vous appeler mon neveu!
MARTINEAU
Croyez, madame, que de mon côté, je suis... (a Louise.) Et vous, mademoiselle, est-ce que ça ne vous fait pas un peu de plaisir?...
LOUISE, baissant los yeux.
Ah! monsieur...
MADAME DELAUNAY
Ne la tourmentez pas; pour être contenus, ses sentiments n'en sont pas moins d’une violence !... Vous le saurez un jour...
MARTINEAU
Il me semblait que dans une pareille circonstance, mademoiselle pouvait...
LOUISE
N’accusez pas mon cœur. Ma maîtresse de pension, mademoiselle Caroline, m’a appris qu’il ne fallait jamais rieri dire quand il y avait du monde.
MARTINEAU
C’est très-bien, sans doute... mais permellez-moi de vous faire observer que si tout le monde était élevé de celle façon-là , ça rendrait la conversation fort difficile. (11 r.t
ainsi que Louise.)
MADAME DELAUNAY, comprimant d’un regard lo rire de Louise.
Vous êtes un folâtre. Nous sommes venues vous voir, parce que nous avions une bonne nouvelle à vous annoncer...
MARTINEAU
Une bonne nouvelle?...
LOUISE, avec feu.
Oh! Oui, une bonne nouvelle... (Elle «'arrête (oui 11 coup sur un regard de sa tante.)
MADAME DELAUNAY
Vous vous rappelez la lettre que vous avez écrite à l'ancien