‹ Le singeChapitre 7 sur 20 · I1 A LISTZ · texte numérisé non relu

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le vin du Rhin; votre nom est dans toutes les bouches , votre talent dans tous les souvenirs, votre éloge dans tous les récits de ces concerts, que vous remplissez seul et que nul autre n'oserait interrompre. Oh! n'est-ce pas là cette gloire si riche d'attraits et de jouissances inappréciables, cette gloire qui était autrefois l'apanage de l'écrivain, cette gloire qui couronna la vieillesse de Sophocle et celle de Voltaire, cette gloire retentissante qui ne nous est plus donnée , à nous, indignes, à nous, pauvres barbouilleurs de papier !

Oui , vous avez la gloire , cet écho du génie, vous qui avez un public qui vous chérit, qui vous copnait, qui vous est fidèle, qui obéit à vos inspirations comme un \n^ liien^e clavier que vous faites résioniier îi vor

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tre gré. La gloire, cette enivrante fumée qui s'exhalait des lettres et des beaux -arts, on ne la respire plus que dans une atmosphère musicale; la gloire, qui prenait ses amants parmi les poètes et les lettrés , les dédaigne aujourd'hui et se livre sans partage au musicien. Chaque temps, chaque mode. Peutêtre vous lasserez-vous de cette belle et séduisante maîtresse qui se prosterne trop servilement à vos pieds, et qui vous flatte avec trop de complaisance ? Peut-être nous reviendra-t-elle un jour, en s'accusant d'ingratitude !

Le siècle est à la musique , il faut l'avouer : le poète a cédé le pas au musicien ; Quinault n'effacerait plus Lully. La musique, il est vrai, ne demande que des sens et de l'oreille aux gens qu'elle charme; on

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