‹ Le socialisme allemand et le nihilisme russeChapitre 185 sur 203 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

origines'et développement du parti socialiste

î. Les origines philosophiques. — Le mouvement ouvrier allemand préparé par la philosophie classique de l'Allemagne universitaire. — Influence de Fiente, de Kant et de Hegel. — Théorie, de l'État. — L'exégèse de Strauss et de Feuerbach prise comme machine de guerre contre le droit divin. — Les néo-hégéliens invoquent non la raison, mais V histoire. — Théorie de l'évolution appliquée à la société économique. — Marx considère l'histoire comme un combat de classes. — Avènement fatal du prolétariat. —- Sa nouvelle devise : Prolétaires, unissez-vous! — • Insuffisance de nombre et d'or-

ganisation du prolétariat avant 1848. — La révolution

de Février sonne le glas de la philosophie allemande... 9

II. Vagitation politique. — Le parti socialiste en Allemagne n'est pas plus ancien que le ministère Bismarck. — Débuts de Lassalle en 1863. — Ses vues politiques : la Prusse doit accomplir l'unité de l'Allemagne au profit de la démocratie; la royauté sociale et le socialisme d'État. Ses formules économiques, la loi d'airain. — Première organisation du parti. — Karl Marx et l'Internationale.

— Lutte et victoire des tendances communistes et internationales de Marx sur le socialisme patriote et mitigé de Lassalle. — Le parti des honorables, Bebel et Liebknecht. Liebknecht à Londres : Disraeli et le socialisme d'État. Liebknecht et Bismarck. — Haine de la Prusse.

— Organisation des corps de métiers. — Protestations contre la guerre de 1870 21

III. La guerre de 4870 et ses suites. — Succès aux élections de 1871. — Les Allemands changent de caractère. — Spéculations effrénées et corruption financière, le krach de 1873. — Le socialisme est la formule du mécontentement des basses classes. — Influence croissante des communistes. — Absorption des lassallicns par les marxistes au Congrès de Gotha, 1875. — Le programme de Gotha. — Buts pratiques, moyens légaux. — Organisation politique et professionnelle du parti. — Progrès aux élections de 1877. — Les attentats de Ilœdel et de Nobiling. —

La loi de 1878 contre les socialistes 31

IV. L'ùrc de répression. — Rigueur avec laquelle la loi est appliquée. — Impuissance de la répression. — Les mesures préventives : insuffisance du socialisme d'État. — Mécontentement causé par la politique protectionniste du prince de Bismarck. — Modération des députes socialistes. — Progrès aux élections de 1884, 1887, 1890, favorisés par l'accroissement considérable des grandes villes.

— Appoint que fournissent au parti socialiste les tendances simplement démocratiques. — Nombre des socialistes purs. — Dans quelle classe les chefs se recrutent. 37

V. La conférence de Berlin. — Opinion de Guillaume v II sur la Reforme sociale. — Les rescrits du 4 février 1890.

— La conférence critiquée par le prince de Bismarck. — Popularité de l'Empereur; altitude des députés socialistes 47

VI. Le Congrès de Halle. — Abandon de la loi contre les socialistes. — Situation nouvelle créée au parti. Querelle entre les violenis et les modérés. — Accroissement des recettes. — Réorganisation du parti. — La presse et lé

journal officiel socialiste. — Programme politique. — Tactique de modération. — Nécessité et nature de la propagande parmi les paysans. — La tactique, d'après Bebel, plus importante que le programme 50

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