Ibid.y XXVII
gneur n'a qu'à la prendre et en faire ce qu'il lui plaira. Je lui donnerai aussi des bœufs pour l'holocauste, le bois des charrues pour le brûler, et le blé nécessaire pour le sacrifice; je lui donnerai tout avec joie.
(( Le roi David lui dit : Je ne puis faire ainsi, mais je t'en payerai le prix; car je ne dois pas t'ôter ce qui t'appartient pour offrir au Seigneur des holocaustes qui ne me coûtent rien.
(( David donna donc à Oman, pour l'aire, des sicles d'or du poids de six cents ^ »
Telle est la conduite de David. Achab avait fait à Naboth ' une proposition à peu près équivalente : je dis à peu près, car c'est pour une fantaisie personnelle qu'il voulait acheter ou échanger la vigne de son voisin. Naboth refuse de céder l'héritage de ses pères. Jézabcl le fait tuer et prend son bien. On sait comment le prophète lui annonce et comment Dieu lui inflige la plus terrible des punitions.
11 ne paraît guère que, dans tous ces textes, le droit de l'individu soit méconnu ou ignoré. Sans doute, de grands efforts sont faits en faveur du pauvre. Jusqu'où vont-ils?
Très souvent la Bible fait de la richesse une présomption d'iniquité. Je dis : une présomption, je ne dis pas un signe certain. Abraham fut riche, Job fut riche et le redevint, Salomon le fut aussi.