‹ Le socialisme chrétienChapitre 52 sur 133 · Théodoret, Therapeut,^ ix · texte numérisé non relu

Théodoret, Therapeut,^ ix

recommandé, mais la communauté « des habitations et des repas ». — « Aussi, continue-t-il, ce grand philosophe n'a-t-il su persuader a personne de vivre selon ses lois, à personne, ni à concitoyens ni à étrangers, ni à citadins ni à campagnards, ni h Grecs ni à Barbares, ni à esclave ni ù homme libre, ni k homme ni à femme, ni a jeune homme ni à vieillard, ni à lettré ni a ignorant! » Voila, je crois, une scission qui ne laisse rien à désirer.

Je passe aux Pères de TEglise latine. Je cherche s'il en est parmi eux qui se soient prononcés sur le communisme de Platon, et je trouve Lactance. Lactance parait souvent jouer sur la proche parenté des deux mots : équité et égalité. Cette parenté l'inquiète; peut-être même le troublet-elle en lui suggérant Tidée que la justice absolue voudrait en effet une égalité parfaite. Aussi croitil que dans la vie des chrétiens tout doit tendre à assurer cette égalité, mais par des moyens qui n'empruntent rien a la vie terrestre *. « Dieu a voulu tous les hommes égaux, c'est-à-dire se valant les uns les autres. Il leur a donné à tous la même condition, il les a engendrés dans la même sagesse et leur a promis k tous la même immortalité. Près de lui, personne n'est esclave et personne n'est maître. Pour lui, il n'y a de pauvre que celui qui manque de la justice, il n'y

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