‹ Le socialisme contemporain (volume 2)Chapitre 2 sur 74 · VIII AVANT-PROPOS DE LA DEUXIEME EDITION · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS DE LA DEUXIEME EDITION

le plus triste tableau qu'il soit possible de produire.

Pour ne pas nous exposer à être injuste envers le socialisme , nous avons eu soin de consulter ses publications officielles et ses organes reconnus. Nous avons cité spécialement les organes officiels du socialisme allemand, l'ancien Vorwae?'ts^ le Sozialdemokrat et le nouveau Vorwaerts.

Notre guide jusqu'à l'année 1874 a été M. Rodolphe Meyer, qui a recueilli une quantité étonnante de documents ^ L'histoire du socialisme par M. Eugène Jaeger, qui s'arrête à l'année 1872, nous a été très utile , ainsi que les publications de M. Oscar Testut sur l'Internationale en France.

Pourquoi ne le dirions-nous pas? Nous avons eu l'âme remplie de tristesse en parcourant les nombreux documents qui nous ont servi; un malaise indéfinissable nous a saisi dans cette atmosphère d'athéisme et de haine sociale.

Nous avons dominé ce sentiment parce que nous voulions servir îa plus grande cause moderne, la cause sociale.

Corrigeant un jour, à la tribune parlementaire, la déclaration du socialiste Bebel : « Les ultramontains sont nos ennemis mortels, » nous disions ;

1. Der Emancipationskampf des vierien Stàndes, \on R. Meyer. Berlin, 1874.

AVANT-PROPOS DE LA DEUXIEME EDITION. ix

« Nous ne sommes les ennemis mortels de personne, mais nous sommes les ennemis mortels des doctrines socialistes. » Nous nous sommes efforcé, dans notre travail, de ne pas oublier cette maxime, que nous avons nons-même émise.

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