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République, le seul qui n^ eût jamais trahie k\x mois de septembre, Bakounine en personne était accouru à Lyon. Voici les résolutions qu'il proposait de concert avec ses principaux adeptes :
« Art. 1". — La machine administrative et gouvernementale de rÉtat, étant impossible, est abolie.
« Le peuple de France rentre en pleine possession de lui-même.
« Art. 2. — Tous les tribunaux criminels et civils sont suspendus et remplacés par la justice du peuple.
« Art. 3. — Le paiement de l'impôt et des hypothèques est suspendu.
« L'impôt est remplacé par les contributions des communes fédérées, prélevées sur les classes riches, proportionnellement au salut de la France.
« Art. 4. — L'État, étant déchu, ne pourra plus intervenir dans le paiement des dettes privées.
« Art. 5. — Toutes les organisations municipales existantes sont cassées et remplacées dans toutes les communes fédérées par des comités du salut de la France, qui exerceront tous les pouvoirs sous le contrôle immédiat du peuple.
« Art. 6. — Chaque comité du chef-lieu de département enverra deux délégués pour former la convention révolutionnaire du salut de la France.
« Art. 7. — Cette convention se réunira immédiatement à l'hôtel de ville de Lyon, comme étant la seconde ville de France et la plus à portée de pourvoir énergiquement à la défense du pays.