‹ Le socialisme contemporainChapitre 63 sur 68 · juillet · texte numérisé non relu

juillet

que le Parti des Sociétés ouvrières unies de la Norvège , dans son troisième congrès tenu à Christiania, « avait passé à la doctrine socialiste , en admettant le principe fondamental du programme moderne du monde ouvrier ».

Le socialisme norvégien envoya un délégué au congrès de Paris. Deux délégués de la Société des ouvriers de Christiania se présentèrent encore après l'ouverture du congrès. Gjerd, le délégué du socialisme norvégien, reconnut dans son rapport que ce socialisme n'était pas encore très fort. « Mais, ajouta-t-il, il est entré dans la période des persécutions venues de la part du gouvernement; rien ne prouve mieux combien il a gagné en importance. »

Le socialisme norvégien a son organe, qui porte aussi le nom significatif de Socialdemokraten,

Dans les derniers temps , l'agitation politique de la Norvège a détourné Fattention de son agitation sociale. Néanmoins , le socialisme norvégien n'a pas manqué d'envoyer son délégué au congrès socialiste international de Zurich.

Socialisine.

Il faut distinguer entre le socialisme suisse et le socialisme en Suisse. La Suisse a été et est encore le refuge des révolutionnaires sociaux, comme des révo-^ lutionnaires politiques. Ces derniers représentaient

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souvent des opinions qui ne pouvaient pas trouver d'écho en Suisse ; il n'en était pas de même des révolutionnaires sociaux. Le socialisme hébergé par la Suisse s'y propagea.

L'Internationale s'implanta de bonne heure en Suisse. Elle trouva les premiers éléments pour ses sections ûdLïisle Grûtliverein, une grande association ouvrière, et dans les sociétés pour le perfectionnement de l'ouvrier. Plusieurs sections du Grûtliverein passèrent à rinternationale et l'organe de cette association , le Grûtlianer, se montra peu à peu accessible aux idées socialistes.

L'agitateur principal fut d'abord le socialiste allemand Jean-Philippe Becker. Il forma des sections de l'Internationale avec les ouvriers allemands qui étaient établis sur les différents points de la Confédération suisse ; il sut rallier ensuite à ces sections plusieurs sociétés ouvrières de la Suisse. Il organisa même une fédération de sections ouvrières de la Suisse romande.

Le comité central allemand , qu'il fonda à Genève, de 1864 à 1867, et qui était dirigé par lui, déploya un zèle infatigable : il avait pour organe le Vorbote; il avait, en outre, sept autres publications à son service.

Au mois d'août 1868, cinquante sociétés pour le perfectionnement de l'ouvrier furent affiliées à l'Internationale. Des sections de femmes se formèrent à Genève, à Bâle , à Birsfelden et dans d'autres localités. En 1969, Genève ne possédait pas moins de trente-deux sections de rinternationale , et le comité central fut en mesure

de dépenser la somme de 57.407 francs pour soutenir diverses grèves.

Les succès du comité central furent tels que la direction de rinternationale y vit un danger; Marx craignit que le comité de Genève ne devînt trop puissant. Pour empêcher Becker d*être un rival dangereux, il créa, à son insu, un second comité central à Zurich.

La guerre de 1870, les excès de la Commune et l'exclusion de Bakounine avec ses adeptes, votée par le congrès de rinternationale réuni à La Haye, entravèrent pour quelque temps les progrès du socialisme collectiviste en Suisse. Du reste, la Suisse offrait d'autres obstacles aune rapide diffusion du socialisme. Sa constitution fédéraliste empêchait les foyers socialistes de Genève, de Zurich, de Bâle, de Berne et de quelques centres industriels d'exercer directement leur influence dans d'autres cantons. Dans la plupart des cantons le peuple est religieux et la petite propriété est dominante. De plus, les établissements industriels sont éparpillés dans le pays , il y a peu de grandes agglomérations ouvrières, et la propagande est rendue difficile.

Le socialisme marxiste de la Suisse se réunit en congrès à Neufchâtel presque au même moment où siégeait en Allemagne le congrès de Gotha. Le congrès de Neufchâtel était principalement dirigé contre les anarchistes.

En 1878, pendant que les débats sur la loi contre les socialistes avaient lieu à Berlin , une réunion publique s'était assemblée à Berne dans le but avoué de fonder une association de secours pour les réfugiés politiques

d'Allemagne. Plus tard , Zurich devint le foyer de la propagande clandestine qui devait entretenir le mouvement socialiste de l'Allemagne. C'est à Zurich que furent publiées les brochures destinées à être introduites en Allemagne ; c'est à Zurich que parut pendant plusieurs années le Sozialdemokrat , l'organe officiel du parti socialiste allemand ; c'est encore non loin de Zurich que se tint le fameux congrès socialiste de Wyden.

Cette propagande active du socialisme allemand devait exercer aussi une certaine action sur le socialisme suisse. Les socialistes parlant la langue allemande étaient presque tous réunis dans une même association, soit qu'ils fussent venus de l'Allemagne, soit qu'ils appartinssent à la Suisse. Leur organe commun était la Tagtvacht. Cette situation fut modifiée. Dans le congrès d'Olten, qui fut réuni du 6 au 8 novembre 1880, la dissolution de V Union ouvrière suisse fut résolue; les socialistes suisses se constituèrent à part, ainsi que les socialistes venus d'Allemagne ; l'organe des premiers devait être la Voix des ouvriers {Die Arbeiterstimme), et l'organe des derniers le Sozialdemokrat,

En 1881 , Zurich et Berne refusèrent de recevoir le congrès socialiste international. A la suite de l'agitation produite par ce refus, il y eut un mouvement réactionnaire au sein du Grutliverein, qui sépara sa cause de celle de la démocratie socialiste. Cette résolution, votée au mois d'août 1881, fut loin d'enlever au socialisme tous les membres du Grûtliverein.

La propagande socialiste comprit qu'elle devait faire tous les efforts pour cimenter l'alliance des socialistes

allemands demeurant en Suisse et des socialistes suissesi Unir, organiser, grouper les forces pour une action commune , tel fut le mot d'ordre donné par les chefs dans les deux camps. Dans ce but, les principaux agitateurs du socialisme allemand parcoururent la Suisse d'époque en époque; ils insistèrent autant sur la nécessité d'une meilleure organisation que sur l'importance d'une propagande que rien ne lasse. De VoUmar, Grillenberger, Liebknecht et Bebel firent successivement leur tournée de propagande.

Un congrès ouvrier fut réuni à Zurich, le 9 et le 10 septembre 1883, principalement dans le but de consolider l'entente entre les socialistes allemands et les socialistes suj ses. On y décida que dans les questions politiques ctncernant la Suisse les ouvriers allemands s'abstiendraient, mais que l'action serait commune dans les questions économiques et sociales.

En 1886, le 15 juin, les socialistes suisses et étrangers protestèrent à Zurich, dans une réunion publique, contre l'expulsion d'un grand nombre d'anarchistes.

Le socialiste silésien Greulich, devenu bourgeois suisse, fut nommé Secrétaire fédéral du travail, sur la proposition de la Fédération des ouvriers {Arbeiterbund).

Le congrès socialiste allemand de Saint-Gall , en 1887, exerça une influence puissante sur le socialisme suisse.

Des événements importants signalèrent l'histoire du socialisme en Suisse en 1888. C'est l'année où M. de Bismark tenta d'atteindre à Zurich le centre de l'agita-

tioQ socialiste de rAllemagne. C'est Tannée où il fit demander au Conseil fédéral suisse des mesures plus sévères contre les socialistes. C'est Tannée où les agents provocateurs aux ordres de la police de Berlin furent démasqués à la tribune du Reichstag par les députés socialistes Singer et Bebel. C'est enfin Tannée où Texpulsion des rédacteurs et des imprimeurs du Sozialdemokrat causa une vive émotion.

Soit de sa propre initiative et sous l'influence de la gravité de la situation, soit en obéissant à un signe venu de Berlin, le Conseil fédéral songea à réorganiser la police politique pour surveiller plus activement les étrangers domiciliés en Suisse. 11 adressa à ce sujet un message au Conseil national, le 12 mars 1888, et lui demanda de voter un crédit de 20.000 francs. Le Conseil national adopta ce crédit, le 20 mars, par 132 voix.

Lorsque , quatre semaines après ce vote, le Conseil fédéral, par six voix sur sept, prononça Texpulsion des quatre socialistes étrangers qui avaient la part principale dans la publication du Sozialdemokrat, Tagitation dans le camp socialiste suisse fut plus grande que jamais.

On put voir alors jusqu'à quel point la solidarité était complète entre les socialistes suisses et les socialistes allemands. La Arbeiterstimme , Torgane des socialistes suisses , parut encadrée de noir. Le socialiste suisse Conzett se mit à la tête du Sozialdemokrat jusqu'à ce que Toi^ane des socialistes allemands pût trouver un nouvel asile. Bientôt des réunions socialistes eurent lieu à Zurich et à Genève pour protester contre

les décrets d'expulsion du Conseil fédéral. Les premiers articles du Sozialdemokrat sous la direction de Conzett et les discours des meetings de protestation semblaient vouloir jeter le gant au Conseil fédéral.

Dans un banquet d*adieu offert aux expulsés, le socialiste Otto Lang termina un discours très violent contre le Bundesrath par ces mots :

« Il y a dix ans, nous étions peu nombreux en Suisse; aujourd'hui, nous formons une armée organisée. Laissons de nouveau passer dix ans sur notre pays, et nous serons encore là, toujours plus forts. — Nous ne dirons pas adieu pour toujours à nos amis; disonsleur plutôt : Au revoir dans notre pays libre I au revoir I »

Ces démonstrations ne doivent pas nous étonner. Quoique les socialistes suisses eussent leurs organes propres, \e Sozialdemokrat donndiiiV impulsion principale à l'action du socialisme en Suisse : il était Tâme des cercles socialistes de Zurich, de Winterthour, d'Aarau, de Bâle, de Frauenfeld, de Saint-Gall, de Schafïhouse, de Coire, de Zoug, de Neufchâtel, de Lausanne, de Genève, etc. L'imprimerie créée à Zurich pour la publication du Sozialdemokrat servait uniquement pour la propagande socialiste. Elle publiait une série de petits traités socialistes à 20 ou 25 centimes. Chaque cercle socialiste avait sa bibliothèque, et presque chaque numéro du Sozialdemokrat annonçait les nouvelles publications qui devaient faire partie de cette bibliothèque.

Le 21 octobre 1888, le congrès ouvrier de Berne, où

57 sociétés diverses étaient représentées , se prononça pour la constitution d'un parti démocratique socialiiie en Suisse. Ce parti se constitua définitivement à Berne le 15 janvier 1889 ; 47 sections du Grûtliverein firent connaître leur adhésion.

Le 22 avril 1889, l'inspecteur de police de Mulhouse, Wohlgemuth , fut arrêté à Rheinfelden au moment où il allait conférer avec le socialiste Lutz, originaire de la Bavière et domicilié à Bàle , dont il avait fait un agent provocateur. Cette affaire prit des proportions plus grandes que toutes celles qui l'avaient précédée. Pendant quelque temps elle occupa Tattention de l'Europe , elle souleva une grande irritation dans la Suisse et elle servit la cause du socialisme.

Le 27 octobre , le Parti démocratique socialiste suisse eut "son premier congrès. 40 délégués y représentaient les groupes socialistes de 20 localités. On y décida que, dans les élections au Conseil national, le parti poserait des candidatures partout où il possède une certaine force.

On verra les socialistes entrer dans plusieurs grands Conseils et au Conseil national.

La Suisse envoya 7 délégués au congrès marxiste international de Paris en 1889.

Depuis 1889, le socialisme suisse n'a pas cessé de se produire. Il eut ses démonstrations le i** mai, et il fit du bruit dans les périodes électorales. Il pénétra de plus en plus dans les sections du Grûtliverein. Cette association , qui avait séparé en 1881 sa cause de celle du socialisme , revint sur sa décision dans la réunion

de ses délégués à Olten, le 8 octobre 1892. Elle adopta une résolution d'après laquelle le Grûtliverein poursuit le développement du progrès politique et social en prenant pour base la démocratie socialiste,

Zurich, qui avait refusé en 1881 de recevoir le congrès socialiste international, l'accueillit en 1893, au mois d'août. Un cortège de huit mille personnes se déploya dans ses rues la-veille de l'ouverture des séances du congrès. Parmi les nombreuses musiques qui figuraient dans le cortège se trouvaient deux musiques militaires. Les groupes socialistes et les groupes ouvriers de la Suisse envoyèrent 117 délégués au congrès.

Le socialisme suisse présente les deux tendances que l'on retrouve partout , la tendance plus modérée et la tendance plus avancée ou plus violente. Zurich, en particulier, vit des assemblées socialistes bien tumultueuses. En général, le socialisme suisse tient moins à la théorie que le socialisme allemand; les moyens pratiques l'intéressent davantage. A l'heure même où nous écrivons, il s'occupe activement de la question du droit au travail, que les théoriciens allemands ont abandonnée. Il a recueilli les cinquante mille signatures nécessaires pour provoquer un plébiscite sur un projet de loi tendant à établir ce droit en Suisse. .

Aux élections pour le Conseil national, au mois d'octobre 1893, le socialisme suisse a essayé de poser des candidatures ouvrières indépendantes. Elles n'ont pas eu le succès que le congrès de Zurich avait fait espérer.

L'histoire de Tanarchisine en Suisse se confond avec rhistoire de Tanarchisme en général. Nous avons vu plus haut que le double mouvement de Tanarchisme, le mouvement inauguré par le Russe Bakounine , après son expulsion de Tlnternationale , ainsi que le mouvement allemand de Most, a commencé en Suisse. L'anarchisme en Suisse a conservé jusqu'à nos jours ce caractère de plante exotique. Sa direction a toujours été entre des mains étrangères, russes^ allemandes, autrichiennes, françaises. Dans ses groupes, on rencontre les Suisses mêlés aux étrangers établis ou réfugiés en Suisse. On vit bien et Ton voit encore de temps en temps quelque fait anarchiste dans Tun ou Fautre canton ; mais les opérations de la Propagande par le fait, préparées soit à Genève, soit à Zurich, soit dans une autre ville , visaient principalement d'autres pays. Nous rappelons les explosions de dynamite à Lyon et à Montceau-les-Mines , les sanglantes expéditions de Stellmacher, Kammerer, Reinsdorf et Lieske en Autriche et en Allemagne, les bombes fabriquées à Zurich et destinées à la Russie , dont Texplosion , arrivée le 6 mars 1889, tua Tun des conjurés.

Jusqu'à Tannée 1883, nous possédons sur l'anarchisme en Suisse des renseignements officiels dans le rapport que le procureur général de la Confédération, Edouard Muller, fut chargé de faire sur une enqoéte relative aux menées anarchistes. Ce rapport confirme ce que nous avons dit de l'organisation du parti anarchiste

en général. Les anarchistes suisses formaient de petits groupes; ils se réunissaient tantôt dans un café, tantôt dans une chambre. Les vrais chefs du parti s'abstenaient généralement de prendre part à ces réunions, et souvent ils étaient personnellement inconnus du gros des anarchistes. La Freiheit de Most et le Révolté de Krapotkine et d'Elisée Reclus renseignaient, la première, le camp anarchiste de la Suisse allemande, et le second, le camp de la Suisse romande.

Le rapport du procureur général MuUer constate, du reste, que presque toutes les villes importantes de la Suisse avaient de petits groupes d'anarchistes.

A la suite du rapport, 2i anarchistes, et parmi eux les principaux, furent expulsés du territoire de la Confédération.

D autres expulsions cantonales ou fédérales eurent lieu depuis 1886. La Suisse fut moins qu'auparavant le rendez-vous de l'anarchisme cosmopolite. L'anarchisme suisse fit en conséquence moins parler de lui , mais il continua à donner signe de vie d'époque en époque. Lugano paraît être un séjour pour lequel il a des préférences !

Au congrès anarchiste international qui siégea à Zurich, à côté du congrès socialiste international, au mois d'août 1893 , la part principale appartint aux anarchistes étrangers.

L'anarchisme suisse vient d'acclamer brutalement l'attentat anarchiste contre la Chambre française.

Socialisme.

Six délégués d'au delà des mers siégèrent au congrès socialiste international de Zurich : un délégué de TAus- Iralie , deux délégués du Brésil et trois délégués de r Amérique du Nord. Nous ne parlerons que du socialisme et de Tanarchisme dans les États-Unis.

Dans rhistoire du socialisme et du communisme, rAmérique oflre un chapitre aussi étrange qu'intéressant ; c'est celui des innombrables essais de vie communiste qui ont été tentés sur le territoire des Etats- Unis, depuis soixante ans et au delà. M. H. Semler* a raconté les aventures de plus de quarante de ces communautés communistes , portant différents noms les uns plus prétentieux que les 'autres, ayant leur organisation et leurs pratiques diverses, échouant tristement dès le début ou arrivant à une prospérité éphémère. Quelques-unes subsistent encore , mais leur décadence a commencé. La lecture du livre de M. H. Semler laisse dans l'âme une profonde tristesse , tant sont humiliantes pour l'humanité les aberrations qu'il expose.

Le socialisme collectiviste avait incontestablement plus d'éléments de succès que tous ces essais communistes, d'autant plus que sa première préoccupation est de renverser la société actuelle.

i. Histoire du socialisme et du communisme dans VAmérigve du Nord, Leipzig, Brockhaus, 1880.

La voie lui était préparée depuis longtemps. La liberté de presse et d'association est presque absolue dans les États-Unis ; le matérialisme domine plus encore dans le Nouveau Monde que dans TAncien ; Tétat des mœurs est affligeant dans les grandes villes , où la vie de famille est profondément atteinte.

Les excès de la production capitaliste se sont produits dans des proportions effrayantes dans ces mêmes villes. C'est là que Henry George a vu, dans ce qu il a de plus douloureux, le contraste entre les richesses accumulées et Textrême misère ^ .

Dans les dernières années, le mouvement ouvrier s'est accentué aussi puissamment aux États-Unis qu'en Europe. De grandes grèves et d'imposantes manifestations se sont organisées ; des associations ouvrières gigantesques se sont formées sur tous les points de TAmérique industrielle : nous ne nommons parmi ces dernières que celle des Chevaliers du travail, celle des Trade- Unions et celle des Partisans de Henry George,

Karl Marx avait si bien compté sur le développement du socialisme dans les États-Unis que , dès l'année 1872, il fit transférer, par le congrès de La Haye, le siège du Conseil général de l'Internationale de Londres à N^w-York. Une grande association ouvrière s'était formée sous le titre de National-Labour- Union,

C'est sur l'action de cette association que Karl Marx avait fondé ses espérances. Le cinquième congrès de la National-Labour- Union , réuni à Cincinnati, adopta la résolution suivante : « La National-Labour- Union

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