‹ Le socialisme contre lE̓tatChapitre 5 sur 64 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

Ces chiffres, naturellement, n'ont qu'une valeur relative. Ils ne tiennent pas compte, par exemple, du fait qUe les dettes impériales de F Allemagne et de l'Autriche-Hongrie ne représentent qu'une assez faible partie de leur dette réelle. Mais ils suffisent à illustrer ce fait incontestable que pour couvrir les charges de ces emprunts gigantesques, il faudra trouver des ressources fiscales que les seuls impôts ne suffiront certes pas à fournir.

Dans une importante brochure d'Edgar Jaffé, Volkswirtschaft und Krieg ( x ), parue en igi5, Fauteur insistait déjà sur cette conséquence inévitable d'un effort financier qui dépasse tout ce que les esprits les plus audacieux eussent osé concevoir au début des hostilités.

Si orgueilleux qu'il fût de la force de F Allemagne, Jaffé ne se faisait point (F illusions sur l'avenir et reconnaissait que les difficultés que son pays aurait à vaincre dans le domaine commercial et industriel ne seraient rien auprès de celles qu'il rencontrerait au point de vue financier.

Or, ajoute-t-il, on ne pourra pas tout demander à F impôt direct. Il faudra envisager uniquement F intérêt national et ne pas chercher à satisfaire

(i) Tubingcn, Mohr, 191 5. Voir spécialement p. G, a4> ^5, a6«

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