‹ Le socialisme devant le vieux monde; ou, le vivant devant les morts; suivi de Jésus-Christ devant les conseils de guerreChapitre 41 sur 50 · DONNER NOTRE VJE POUR NOS FRÈRES · texte numérisé non relu

DONNER NOTRE VJE POUR NOS FRÈRES

Or, celui qui aura des biens de ce monde, et qui vouant son frère dans le besoin, lui fermera ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeurera t-il en lui ?

Mes petits enfants, n'aimons pas seulement de paroles et de langue, mais aimons en effet, et en vérité. (1er épit. cath. de saint Jean, III, 46 à 19.)

C'est une chose remarquable à quel point ces gens-là s'entendent; ainsi Saint Jérôme vous donne en d'autres termes un conseil idenlique:

Vous rre demandez comment on peut devenir parfait... pour répondre Madame à la question que vous me proposez, je me

servirai des propres paroles de Jésus Christ « Allez, vendez

tout ce que vous avez ; donnez-le aux. pauvres et suivez !e Sauveur. » Jésus-Christ ne dit pas donnez-le a vos enfants, n vos frères, à i os parents, auxquels, quand même vous en auriez, VOUS SERIEZ TOUJOURS OBLIGÉE DE PRÉFÉRER LE SEIGNEUR.

Mais « donnez-le aux pauvres, » ou plutôt à Jésus-Christ. QUE VOUS SECOUREZ EN LA PERSONNE DES PAUVRES ; lequel,

étant riche, s'est fait pauvre pour l'amour de nous Comme

donc vous n'avez point d'enfants, « employez les richesses injustes à vous faire plusieurs amis qui vous reçoivent dans les tabernacles éternels. » Ce n'est pas sans raison que l'Evangile appelle les biens de la terre, » des richesses injustes, a CAR ELLES N ONT POINT D'AUTRES SOURCE QUE L'INJUSTICE DES HOMMES, ET LES UNS NE PEUVENT LES POSSÉDER QUE PAR LA PERTE ET LA RUINE DES AUTRES. Aussi diton communément, ce qui me paraît très véritable, que CEUX

QUI POSSEDENT DE GRANDS BIENS NE SONT RICHES QUE PAR LEUR PROPRE INJUSTICE, OU PAR CELLE DE CEUX DONT ILS SONT HÉRITIERS, (lettre de saint Jérôme à Hedibia.)

— Hélas , hélas ! comment ferons-nous pour nous di riger dans une voie si nouvelle? — Rassurez-vous, tendres agneaux, vous aurez des pasteurs vigilants. Voici, par exemple, le conseil de saint Augustin :

Recherchez ceux qui sont dans l'indigence, et ne dites pas : « Si on me demande, je donnerai ; car comment ferais-je de semblables recherches'! » soyez curieux, soyez clairvoyants;

FAITES VOS EFFORTS POUR DECOUVRIR D'OU CHACUN TIRE SA SUB- SISTANCE Personne ne vous blâmera de cette bienveillante curiosité. Ceux qui n'osent vous demander, prévenez-les, allez au devant d'eux,

Soyez curieuses, mesdames, quoi de plus facile! mais c'est de toute nécessité ; car notez-le bien :

TOUTES LES FOIS QUE NOUS MANQUONS DE DONNER L'AUMONE NOUS DEVENONS SEMBLABLES AUX RAVISSEURS DU BIEN D' AUTRUI

ET dignes du même supplice. (St. -Jean Chrysostôme.)

Je vous entends, chrétiens et chrétiennes, vous n'aviez point su à quoi vous vous engagiez en portant ce titre, et, de fait, on ne vous a pas consultés avant de vous le décerner. Mes frères et mes sœurs, la liberté des cultes est entière, et toutes les religions sont égales devant la loi. Vous pouvez vous dédire; il n'y a rien de fait.

— Oh non ! mesdames et messieurs, vous vous trompez de porte ; il n'y a point à marchander. — Je vous entends bien : « Nous jeûnons quatre fois l'an. » — C'est moins que rien.

Ecoutez Chrysostôme :

SI mus jeûnez sans faire l 'aumône, Dieu n'agréera pas votre jeûne, il le regardera avec plus d'horreur que les

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