‹ Le socialisme devant le vieux monde; ou, le vivant devant les morts; suivi de Jésus-Christ devant les conseils de guerreChapitre 43 sur 50 · ELI. E LES VIERGES LES PLUS IRREPROCHABLES SONT CHASSÉES DE · texte numérisé non relu

ELI. E LES VIERGES LES PLUS IRREPROCHABLES SONT CHASSÉES DE

la chambre nuptiale de l'époux céleste. Toute excellent'' qu'elle soit, la virginité n'est rien sans /'aumône. — Sachez donc qu'il n'y a pas de salut a espérer pour celui qui néglige de pratiquer l'aumône. Quoiqu'il lasse, le riche qui ne rem-

plit pas comme il doit l'être le précepte de la charité, périra

NÉCESSAIREMENT DANS L'AUTRE MONDE. {ibid.)

Pieuses et nobles dames qui poussez la charité jusqu'à faire exhibition publique de vos charmes et de vos parures dans l'intérêt de l'humanité souffrante, avec quelle absence d'égards ce rude Chrysostôme vous parle :

C'est toujours un mal de se parer avec des objets précieux ; mais c'est un mal bien plus grand de venir ainsi à l'église et de s'exposer en cet état au regard des malheureux. Si vous

AVIEZ LE PROJET DE LES SOULEVER CONTRE VOUS, VOUS NE POU- VIEZ TROUVER UN MOYEN PLUS EFFICACE; CAR IL Y A DE LA

CRUAUTE A DISSIPER AINSI POUR LA SATISFACTION DE VOTRE LUXE LES BIENS que Dieu vous a CONFIES pour des OEUVRES de charité. Considérez ia foule des pauvres parmi lp?.quels vous passez ; Votre magnificence les irrite dans la faim qui les presse et les dévore. ET LEUR NUDITE CRIE VENGEANCE CONTRE CES VÊTEMENTS SUPERBES ET CET APPAREIL DIABOLIQUE. Ne vaudrait il pas mieux soula^r l'indigence, QUE DE SE PERCER LES OREILLES POUR V SUSPENDRE LA NOURRITURE DES PAUVRES ET LA VIE D'UNE INFINITÉ DE MALHEUREUX.

Si sévère que puisse vous paraître le Saint, oh ! qu'incomparable est sa douceur auprès du châtiment que le fils de l'homme vous réserve, si vous ne vous empressez de faire pénitence, id est de renoncer aux richesses in • justes, c'est-à-dire à cette chose d 'autrui qu'on possède quand on possède le super/lu.

Et ensuite il dira à ceux qui sont à sa gauche, retirez vous de moi. maudits, et allez dans le feu éternel, qui est préparé au diable et à ses anges.

Car f ai eu faim et voies ne m'avez pas donné à manger ; fai eu soif et vous ne m'avez pas donné a boire.

fêtais étranger et vous ne ni (irez oas recueilli ; j'étais nu et vous ne m'avez pas vêtu ,• j'étais malade et en prison et nous . ne m'avez pas visité.

Et ceux-là lui répondront aussi : Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim ou soif ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et que nous ne t'avons point assité?

Et il leur repondra : Je vous dis en vérité qu'en tant que

VOUS NE L'AVEZ PAS FAIT A l'un DE CES PLUS PETITS DE MES FRÈ- TES. VOUS NE ME L'AVEZ PAS FAIT NON PLUS

ET CEUX-CI S'EN IRONT AUX PEINES ÉTERNELLES. Mais les justes s'en iront à la vie éternelle. (Saint Matt. XXV il à 46.)

Eh bien, citoyen procureur, vous n'avez rien vu encore. Seulement vous voilà convenablement préparé à ce qui va suivre.

Cette maxime de M. Proudhon : La propriété, c'est le vol, ces prétendus saints, ces docteurs illustres, ces martyrs la répètent, la développent ; en un mot, c'est pour eux parole d'Evangile.

Accusé Basile, approchez et répondez : « Quel est celui qu'on doit regarder comme voleur? »

saint jean-chjrysostome. Voici l'idée qu'on doit se faire des riches et des avères ; ce sont des voleurs qui assiègent la

VOIE PUB'.IQUE, DÉVALISANT LES PASSANTS ET FONT DE LEURS CHAMBRES DES CAVERNES OU ILS ENFOUISSENT LES BIENS d'aUTRUI.

(S. Joan. Chrysost. de Lazaro concio. I )

M. le président. Vous n'avez pas la parole. Basile répondez : Quel est celui qu'on doit regarder comme voleur?

saint basile. « C'est celui qui s'approprie à lui seul ce qui est à plusieurs particuliers. N'êtes -vous donc pas un voleur, vous qui rendez propre à cous seul ce que vous ai- z reçu pour le communiquer et le distribuer à plusieurs"! » Si l'on appelle voleur celui qui dérobe un habillement, doit-on donner un autre nom à celui qui, pouvant sans se nuiie, habiller un homme qui est tout nu, le laisse pourtant tout nu? le pain que vous re; :>

NEZ CHEZ VOUS ET DONT VO''S AVEZ TROP EST AUX PAUVRES Qli MEURENT DE FAIM; LES 1IAI5 LLEMENTS QUE VOUS GARDEZ DANS VO > TRE ARMOIRE SONT A CEUX QUI SONT NUS ; LES SOULIERS QUI SE MOI- SISSENT CHEZ VOUS SONT A CEUX QUI N'EN ONT PAS ; L'ARGENT QUE VOIS CACHEZ DAN- LA TERRE EST A CEUX QUI SONT RUINÉS. » (S.

Basil, mag. de avarit.)

Est-ce clair? « A Charenton! » criez-vous. Vous croyez être au bout? je ne fais que commencer.

Greffier, prenez votre meilleure plume, et écrivez ce que va nous dire le sieur Grégoire dit le Grand.

un républicain honnétè : Monsieur le président, estce que vous êtes décidé à laisser durer cela jusqu'au bout? C'est bien violent, cependant ! (Voyez dans le Moniteur universel la séance de l'Assemblée nationale du 31 juillet ; discussion d'une poposition du citoyen Proudhon.)

Saint Grégoire-le-Grand. « Ce n'est pas assez de ne pas ravir le bien d'autrui ; en vain ceux là se croient innocents, qui s'approprient à eux seuls les biens que Dieu a rendus communs : en ne donnant pas aux autres ce qu'ils ont reçu, ils deviennent meurtriers et homicides parce que, retenant pour eux seuls le bien qui aurait soulagé les pauvres, on peu* dire qu'ils en tuent tous les jours autant qu'ils en auraient pu nourrir. Lors donc que nous donnons de quoi subsister à ceux qui sont d.ms la nécessité, nous ne leur donnons pas ce qui est a nous, mais nous leur donnons ce qui est a eux. Ce n'est pas tant une œuvre de miséricorde que nous faisons, qu'une dette •»ue nous payons. » (S. Grég. Reg. past. p. 3. c. 22.)

a 'Drr«:»iRE. C'est une menace à la so

ie rentables folies ! — Rappelez-le à la pude.: — Ces* intolérable !

— ■ >?ndarmes. Eûtes Tenir le provenu f.iyaoire de

puisa je ->.•■- sommas tous tràras et nais par les liens do sang et de la natianr?, qaenons partageassions tofts également. Qne a usenl veut se rendre maître de tout le bien, le posséder to«t en-

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BARBARE iROCCH:

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trine ! — vous q*ri axez a lamé l'ia: ?ndie ! — Il fal-

lait aller aux barricades /or. à ;

troj lâche, il n'ira pas i appellent derrière les barricades, mais ils n'y vont

que : indrin n'en dit pas davantage {loc.

Après cela, citoyen procureur, vous comprendrez aisément que ces gens-là aient accepté les idées du citoyen Proudhon saur la gratuité du c: -ce poin*. Lactance est court, mais explic.

flammé: en apr ainsi, c'est exploiter le prochain, c'est spéculer

bles, mais ils les développent avec une audace qui depasse toute croyance. Permettez que ; rose leurs opinions sur l'honorable corporation des banqu

Voici le compliment que leur adresse Siint Grégoire de Kysse :

La rie dn préleur est une rie paresseuse et insatiable; il ne cannait point ks travaux ces cnynps, il vent que tont naisse pour lui sans flamenca et sans culture : sa charrue, c'est sm ptmmt; son champ, cent te bitlet qtà l»i rendra te capitale1: le prc -e Enfin, la ptame desti-

-ient augmente et lui rapporta dos fruits mystérieux...; le prêteur n'a rien et il poaaède tout, B'arranejeaMt une vie toute contraire aux prescriptions dos apôtres.. Homme cupide, rends à ton frère ce que tu lui a injustement ravi : [Grog. Nyss., Orat. cotUr. usa

Vous ne serez pas surpris si je vous dis que les mêmes idées anti-économiques se retrouvent dans saint Jean t'.hrysostôme.

Qooi de plus révoltant, s'écrie-t-il, que de prétondre semer sans champs, sans pluie, sans charrue ! Mais aussi ceux qui se livrent à ce genre d'agriculture pestiféré ne récolteront que de

nie. qui de it être livrée au feu éternel. (Chrysost. llomiU

MatthA

5< lement, suivant la pieuse habitude du Saint homme.

- tireuses doctrines se trouvent chez lui mêlées d'injures et de menaces. Eh bien ! Chr> sostùin • est plein de douceur et d'urbanité auprès de Saint Grégoire de Nysse.

Ctlui qui nommerait vol et parricide l'inique invention du />/>.• rtt ne serait pas très éloigné de la vérité. Qu'importe, en effet, que vous vous rendiez maître du bien d'autrui. eu escala daDt des murs et en teant des passants, ou que vous acquerriez ce qui ne vous appartient pas par l'effet impitoyable du prêt" 0 dépravation du langage)... Si quelqu'un, rencontrant un voyageur, lui arrache par force ou lui soustrait par ruse ses provisions, on le traitera de brigand et de voleur. Mais celui qui commet une injuste spoliation, en présence de témoins, et qui confirme son iniquité par des actes en bonne forme, est qualifié d'homme généreux, bienveillant, serviable. (Greg. Nysse. Homil. inc. i Ecries.)

Saint Ambroise n'est guère plus flatteur; jugez-en :

Tels sont vos bienfaits : fioul donnez moins que vous ne re-

- : même en secourant, vous dépouille* ; vous mettez à profit le pauvre M mime. Celui qui vous paie l'intérêt est dans le besoin; il est forcé de vous emprunter pour payer la dette qui le presse, et il reste sans ressource pour lui-même. Hommes pleins de miséricorde, qui le déliez vis-à-vis d'autrui et le liez envers vous ! Celui qui manque d'aliments, vous paie des usures, est-il rien de plus criant"? Cal homme cherche un remède, vous o/frtz le poison ; il demande du pain, vous mon-

: implore la liberté, vous imposez- la servitu-

de . il soupire après sa délivra;, ce, vous «errez le nauJ qui {'étrangle...

fous biœez, et un autre fond en larmes; vous mangez

r >t-e nourriture suffoque les autres ; vous écoutez tTagréa-

M tt un autre se consume en gëmltteutenti ;

vovs vous enrichissez par des malheurs , vous cherchez

rofre profit dans les larmes, vous vous nourrissez de la faim

• tus gravez sur votre argent les dépouilles de rojt

victimes ; et vous vous estimez, riches, vous qui exigez du pauvre un salaire \

Ainsi, saint Ambroise paraît vouloir insinuer que c'est le travailleur qui fait vivre l'oisif. Mais cette proposition est heureusement condamnée par les bons économistes.

Après cela, qu'elle différence faites-vous entre un chrétien et un païen ? N'était-ce pas un païen que ce Caton auquel on demandait : Que pensez-vous du prêt à intérêt? et qui répondait : Que pensez-vous de l'assassinat ? — Et puis parlez-moi de jrogrès!

Et ces chrétiens ne se bornent pas à proscrire le prêt à intérêt, mais, en vrais sophistes qu'ils sont, ils essaient de justifier cette interdiction. Ecoutez saint Thomas :

Tout ce qui revient de profit à celui auquel j'ai prêtb. de l'argent est le produit de son industrie, de l'intelligence qu'il a mise à faire valoir cet argent ; je ne dois point lui vendre sa propre industrie en lui prenant une part de son produit.

Ces gens-là ignoraient le premier mot de l'économie politique.

Ignorants ? ce n'est point assez ! — sans cœur par surcroit! Que doivent-ils avoir à la place du cœur ceux qui ont osé écrire ces lignes, que vous lirez avec une juste indignation :

Le prêt à intérêt n'est jamais permis, pas même dans les limites de ce qui est nécessaire pour vivre. (D. Thom., Opusc. 72, cap. 8.)

Eh bien, Monsieur, ce Thomas n'a même pas le mérite ie l'invention.

Avant lui, un de ses pareils avait écrit :

Les rentiers osent dire : Je n'ai pas d'autre ressource pour vitre. Eh! n'est-ce pas ce que répondrait un voleur pris sur le fait? Ils n'en sont que plus coupables d'avoir choisi un art d'iniquité pour s'en faire un moyen d'existence, et d'avoir cherché à tirer leur nourriture précisément de ce qui offense celui de qui vient toute nourriture. (Saint-August., inPsal. 128.)

Contenez-vous, citoyen ! Un mot seulement pour en finir, un mot qui résume tout, je l'emprunte à Saint-Bernard :

In furto comprehenditur usura. (Bern., Serm. IV, super salve Regina.)

C'est-à-dire :

L'usure n'est qu'une variété du vol.

C'est un contrat d'iniquité, dit saint Chrysostôme. (HomiL LVII, sur saint Matth.)

C'est une maladie, dit saint Basile. (Epit. I ad Amphil. cap.

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