FRUITS OUI LEUR ONT ÉTÉ DONNÉS POUR LEUR SERVIR D ALIMENTS COMMUNS
Noos, au contraire, nous avons i>erdu les avantages de la communauté en nous créant des propriétés privées ; car l'appropriation par l'incertitude qu'elle apporte aans les récoltes détruit toute sécurité pour l'avenir. Pourquoi donc, 6 riche, tienstu si fort à ta fortune , quand Dieu a voulu que les choses nécessaires à la vie te fussent communes avec les autres être animés? Les oiseaux du del ne revendiquent rien en propre, et ils ne savent pas ce que c'est que d'être envieux les uns des autres ; aussilalèpre de l'indigence leur est-elle complètement Inconnue. (St Ambros. exposU. in Luc. Cap, 42. v. fi, 23.)
3« piÊGJB.— Saint Paul dit aiUears :
ii est écrit dans la loi de Moïse.,*
Et de fait, monsieur, cela y est écrit.
Tu n'enmusèleras pas le bœuf qni foule le grain. Est-ce que Dieu se soucie des bœub ? ne dit*il pas ces choses principale-
meot pour nons? Oui, elles sont écrites pour nous, car celui qui laboure doit labourer dans l'espérance de recueillir, et celui qui foule le grain doit le fouler dans l'espérance d'y avoir part. 4« aux GfNrintb., ix, 9, 40.)
C'est-à-dire : àboution de l'exploitation de l'homme PAR l'homme, toujours comme M. Louis Blanc.
Il y a quelque chose de bien plus fort, citoyen !
M. Louis Blanc dit, coTime vous savez : c A chacun suivant ses besoins. > Eh bien! nos gens disent : n A chacun aeiiMi qu'il en a besoin. > Je n'invente rien, voyez Act. des Apôt., IV, 35. Ils ont platement copié l'auteur de-I'Organisaiiondu Travail.
Ménagez votre étonnement. H. Louis Blanc a dit encore aux délégués du Luxembourg : € Vous êtes rois. » (Voyez BMchard, 3 vol. in-4«. Imprimerie nationale 1848.) Unn àm prévenus, Jean, s'adreasant à IHen : € Ta nous a faita »roi8 et prêtres, et nous régnerons sur la terre. » Bien 900 c^a, monsieur ! Un homra ) d'une douceur évangélique, dit-on! Prenez la peine de vérifier (Apoc., v, 10). Voua voyez que du moins ils ne se mettent guère en frais d'invention.
C'est-à dire que, si on les dépouîlie de tout ce qu'ils se sont approprié, en application laftsa doute de leur maxime sur U propriété, nous les mettrons nus comme la main. Aprôs s*ôtre affublé des oripeaux de MM. Proudhon, Louis Blanc et Gabet, les voici qui se parent des plumes lie Fourier et de son Ecole.
Où saint Jean Chrysostôme peut-il avoir puisé l'idée d'une association d*où c résulterait un bienrétte immmse pour le riehe et pour le pauvre^ et oé Favantage ns serait pas plus grand pour l'un que pour rautre^ s) si ce n'est dms rassociation domestique agricole ? Lepsoblènae n'estil pas posé comme Charles Fourier le posait luirmême? Remarquons seulement qu'il va plus loin en disant que l'avantage ne serait pas plus grand pour Fun que pour l'autie, Fourier admettant l'inégalité des dividendes.
SupposoQS, dit rinsidieux anarchiste, que tous ici luais vendions no3 propriétés et que nous eu apportions la valeur au milieu de TAsse^nhlée... Quepecsoane ne se tcoable, qae le riche et le pauvre restent calmes et impassibles.
Comme cela sent son origiAe, hein, citoye&T
Certes, si on les assemblait tous à une tablât eomnmng^ la
dépense serait bien moindre.
Toujours, toi:gours la préoccupation des biens m^ tériel»!
Supposons une famille dans laquelle il y ait dix enfants, le mari ot la femme. N'estil pas évident que, soumis à la yie com. mune daiis la même maison, la dépense sera- moindre que s*il étaient dispersés?
Les avantages de rassociation dont parle tant Fourier J
Car dans ce dernier cas il faudrait dix maisons pour les dix enfants, dix serviteurs, et ainsi de suite pour les choses utiles.
Ne TOUS aend>le-tH[l pas entendre Founer? vous avez lu^ Fourier?
Si nous savions mettre de côté toute crainte, nous commencerions audacieusemeiit celte entreprise, et nous pourrions ainsi transformer notre demeure terrestre en un véritame ciel.
Plagiaire, ¥a! C'est à Ghrysosttaie que je parle. NvÉee que, paa plus que Fourier, il na se préoccupe des croyances religieuses des hommes, auxquels il propose celte dégradante promiscuité ! il ouvr e à tous indistinctement ce monument où on n'entre qu'en laissant sur le seuil famille, religion, mœurs et proprLétéil! Oh! comme le citoyea Louis Reybaud a trouvé le mot : Code de la brute !
Complétons l'indication des plagiats effrontés que ces adversaires de la propriété ont commis envers les différentes écoles socialistes.
Vous entendez qu'ils ne pouraient passer anprês des saints-simoniens sans leur faire d'emprunts. . . . forcés.
Ils leur ont pris.... entre autre» chcMes leur faneuse formula de répartition; à chaeum selon ses œuvres.
Entre une grand nombre de textes, je mets les suivants BOUS vos yeux ;
Je suis celui qui sonde les reins et les cœurs et je rendûrai à chacun selon ses ceuvres. (Apec. U. 23.)
Or voici, je vais venir bientôt et j'ai mon salaire aveemoi fiaur rendre à chacun selon ses œuvres, (Ibid. XXII. 42.)
Dieu rendra à chacun selon ses CBuvres. (Si Paul aux Roh mains, II. 6.)
Le tils de l'homme doit venir dans la gloire de son père avec ses ansfiB, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres. (St- Matt. XVI. 27.)
Si encore ils s'en étaient tenus là ! Les voici qui s'attaquent au principe sacré de l'hérédité. Toujours comme les saints sûnoniens.
GAaDEZ-VOUS DR PBfiNDBB LB PRBTBXTE DB L'AMOUR PATBB-*
ifBL POUR ACGMENTBR VOS BiBNS Je garde mes biens pour mea^ enfants^ belle raisoni Je garde biens pour mes enfants,, rayons un peu : votre père les garde pour vous ^ vous les gar-
dez poîêr vos eafautt, vas enfanis les gardeni pour les leurs ^ te ainsi de suite à Vinftni; db cbttk maniâeb, PBBSoimB n*ob- SBEVERA LÀLoi DB DiBU. (S. AugoB.fSerm, de dit. Chord. C. 42.
Qae laiMeront-ils debout ?
Je croîs, citoyen , qu'après avoir saisi la main de ceshommes dans toutes les tentatives anarchiques de ce temps, il est de votre <levoir d'en conférer avec la commission d'enqnète sur les événements de mai et de juin. Il y a là matière à un fameux supplément.