‹ Le socialisme devant le vieux monde, ou, Le vivant devant les mortsChapitre 40 sur 64 · IX · texte numérisé non relu

IX

Voici maint(^nant quelques faits sur lesquels vous ne sauriez vous dispenser d'asseoir une accusation. :

1» D'excitation à la haine et au mépris du gouvernement de la République ;

2° D'attentat à la famille et d'excitation à la débauche ;

3« D'affiliation à des sociétés secrètes;

4» D'excitation à la guerre civile ;

5» D'excitation à la haine contre une classe de citoyens.

Vremier chef. — Excitation à la haiae et au mépris du gouvernement de la République.

De nombreux témoins certifient que le chef de ces milheureux a tenu sur la place publique ce séditieux langage :

Fous savez que ceux qui veulent commander aux nations les maîtrisent ; et que les grands d'entre eux leur commandent avec autorité.

Mais il n'en sera pas de même parmi vous ; AU CONTRAI- RE, QUICONQUE VOUDRA ÊTRE GRAND PARMI VOUS SERA VOTRE SERVITEUR.

ET QUICONQUE D'ENTRÉ VOUS VOUDRA ÊTRE LE PRE- MIER SERA LE SERVITEUR DE TOUS.

Car le fils de l'homme lui-même est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la rançon de plusieurs. (St. Marc, X, 42 à 45.)

On n'a jamais prêché plus ouvertement l'anarchie. Rabelais n'allait pas plus loin quand il réduisait toute la constitution politique des Thélémites à ces deux exécrables maximes : Fais ce que veulx. — vas ad.mire et

iOUIS.

Cette doctrine de nivellement politique, l'Église n'a jamais cessé de la professer ; — je dis professer ce qui s'entend du langage et non de l'action — Quel chapelet de citations j'enfilerais si vous n'aviez hâte d'en finir. Quel ravage dans le peuple si M. Cousin n'était là!

Deuxième chef. —• Atteinte è la famille et exq^itation à la débauche.

Si quelqu'un vient en moi et ne haït pas son père, sa mere, sa famille, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même sa vie, il ne peut être mon disciple. (st luc, xiv, 26 )

Ces paroles ont été prononcées par le Maître. Beaucoup ont été justement considérés comme ennemis de la famille, qui n'avaient certes rien écrit de semblable.

Et pour les décidera cet acte abominable, Jésus leur fait de fabuleuses promesses.

Quiconque aura quitté sa maison, ou ses frères, oa ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses champs à cause de mon nom, il en recevra ce, t fois autant et héritera la vie éternelle. (St Matth., xix, 29.).

Rien n'est sacré pour lui. Il rencontre un homme et lui dit ; « Suis-moi. » Celui-ci lui répond : « Seigneur, permets que j'aille auparavant ensevelir mon père. » C'était un devoir. Que dit le Christ ?

Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts. (Luc,

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