L'ORGANISATION DU TRAVAIL
PUBLICATIONS De l^ÉcoIc plialilUîitéE'ieuuc
FONDÉE PAR FOURIEU.
La Révolution de Février a mis, sans qu'il soit plus ossible de le nier, la Société face à face avec la question
OCIALE.
Le problème du temps est posé parle redoutable Sphinx :
faut le résoudre ou périr.
Cette pression, exercée par une nécessité supérieure, imose à tous les esprits quelque peu intelligents l'étude des lées socialistes, et principalement du système de I'associalON LIBRE ET VOLONTAIRE, et dcs voics et moyens de transion développés dans les écrits de l'École sociétaire.
Cette obligation morale est aujourd'hui si bien sentie qu'il .'rait superflu d'en indiquer les raisons.
Toutefois, les motifs d'étude qui existaient avant la Révoition de février subsistent encore. Voici comment nous en iposions quelques-uns :
Aucun homme éclairé ne peut désormais rester dans gnorance de la Doctrine de Fourier. Chose bizarre ! on lugirait de ne pas connaître les philosophes de l'antiquité, s doctrines du moyen -âge et des derniers siècles ; on en Tute péniblement les textes, on écrit des volumes pour en
éplucher les moindres mots; et ces investigateurs, curîeuîi souvent jusqu'à la puérilité, de la pensée des aïeux, n'é prouveraient qu'indifférence pour celle du Siècle même o' lis vivent ! Ils pâlissent sur les textes anciens; ils ne se sen tiraient pas le moindre désir de connaître les plus grande Doctrines contemporaines !
La Doctrine de Fonrier compte aujourd'hui des partisar nombreux chez tous les peuples civilisés de l'ancien et d nouveau continent. Après 15 ou 16 années de propagation elle a fait dix fois plus de disciples et accumulé dix fo plus de travaux que, pendant le même laps de temps, ai cune doctrine antérieure.
L'influence de ses principes est déjà d'ailleurs si grand le mouvement socialiste qui en est sorti gagne chaque jo tant de terrain, que d'ici à quelques années les queslio sociales seront l'objet capital de l'activité intellectuelle i monde politique lui-même.
De bonne foi , est-il permis de faire encore mépris d'u Doctrine qui aborde tous les plus graves problèmes pos par l'esprit humain ; qui, sur chacun d'eux, apporte des s lutions lumineuses et systématiques, c'est-à-dire découl; toutes d'un principe suprême et générateur ; qui ense i dans ses larges flancs tous les intérêts pour les harmonis h tous les droits pour les reconnaître et les organiser, tous |" sentiments de Thumanité pour les développer dans un spl dide et majestueux concert ; d'une Doctrine qui com dans ses rangs de nombreux représentants des clas les plus éclairées , savants , prêtres , magistrats , fo tionnaires, artistes, industriels, etc., etc., dans tous les pa de la Doctrine, enfin, qui a donné le branle à ce grand m vement d'idées sociales auxquelles le XIX« siècle de bientôt son véritable caractère historique ?
En présence de ce développement rapide et puissant l'idée socialiste et phalanstérienne, des livres nombr qui s'en occupent (1), des conversations qui la meti partout à l'ordre du jour, est-il permis à aucun homme
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(1) li ne se publie pas aujourd'hui un livre sérieux on sei tendant tel, qui n'en disserte avec plus ou moins de conn sance de cause.
lelque valeur intellectuelle d'en parler sur des ouï-dire , ; répéter, sur une Doctrine considérable, des jugements rronés, de lui prêter les vues les plus sottes et les plus jsurdes ? — Si l'on veut parler ou écrire sur la Doctrine, faut l'avoir étudiée à ses propres sources et non dans les )mptes-rendus de la mauvaise foi et de l'ignorance. La Doctrine est d'ailleurs aujourd'hui d'une étude facile. ant qu'elle n'était encore formulée que dans les ouvrages e Fourier, nous reconnaissons qu'elle pouvait paraître d'un bord très-pénible et rebuter beaucoup d'intelligences; mais jjourd'hui de nombreux ouvrages élémentaires ont jeté un ^nt entre le domaine public et le monument grandiose éle- S par le Maître sur un roc de granit. Quiconque voudra ener dans l'édifice et en visiter les richesses infinies, le peut ésormais sans peine aucune : il n'y a plus, pour y atteindre, } pente escarpée à gravir; on y arrive par une route rge, désobstruée et attrayante.
Le lecteur curieux de s'engager sur cette route qui conlit aux plus somptueux domaines de l'intelligence, et qui ivre à la pensée humaine le monde philosophique, social
religieux de l'Avenir dans toute sa splendeur, a besoin
un guide. Pour mener l'étude avec fruit, il faut qu'il puisse orienter dans le champ déjà considérable des publications l'École Sociétaire. Nous allons lui faciliter cette tâche
i moyen d'un Catalogue méthodique.
Nota. Pour se faire une idée des travaux accomplis depuis ans par l'École Sociétaire, il faudrait ajouter à ce Catalogue la le d'un assez grand nombre d'écrits épuisés qui n'y sont pas liqués, et songer que les Publications périodiques de l'École, Phalamière (1831-33), l'ancienne Phalange (l83(J-43>, la imocroUe pacifique (1843-48), la nouvelle Phalamje (1845-48), le Bnlleiin plialansicrien, contiennent vingt fois plus de mares que les ouvrages de la liiirairie, et abordent mille sujets que ux-ci ne traitent point. Aussi la collection des ouvrages périodies doit-elle être consultée par qui veut connaître à tond les ivaux de l'École et les solutions apportées par la Théorie à is les grands problèmes contemporains. Les Ijibliothèques des lires phalanstériens importants doivent posséder ces collections.