UN MAUVAIS CHANT
C'est la jaun' la jaunisse Et faudrait que l'on puisse Traiter vit' ce raal-Ià, PIf' que le choléra.
Tous ceux qu'j'ai cités ici :
La calotte et la vermine, Il faut ajouter Biétry :
C'est le grand chef qui domine^ Puis un tas de petits poux A biceps, à rouflaquettes, Qui entrent en grand courroux Quand on leur jette à la tète :
Tous ces microb's destructeurs Qu'n'avait pas l'histoire ancienne^ S'attaquent avec ardeur A la class' prolétarienne ; Mais l'remède est maintenant Trouvé, car faut qu'ça finisse, On replong'ra dans l'néant L'infecte et puante jaunisse
Oui, faut que ça finisse.
Plus de jaun' de jaunisse, Ce germe destructeur Du libre travailleur, La race disparue, On jett'ra dans la rue, Du phénol, mes amis, Et tout sera fini.
Nous nous en voudrions de laisser nos lecteurs sous l'impression de cette vilaine... littérature, et nous leur offrons la belle poésie de Paul Harel, dédiée à notre ami M. Alb. de Guigné.
340 une belle poésie de paul iiarel
l'insigne des jaunes
LA FLEUR d'or
A M. Albert de Guigné, Tous ligués contre l'esclavage D'un collectivisme menteur, Librement, du genêt sauvage Nous avons déployé la fleur.
Elle est la grande poésie Du sol pauvre, du vieux chemin ; Le monde ouvrier l'a saisie D'une amoureuse et forte main.
Sur les talus, dans les ornières.
Nous l'avons^cueillie en passant.
La fleur d'or à nos boutonnières A remplacé la fleur de sang.
Quand, par les monts et les vallée Mûriront les jaunes moissons, Genêt vert, aux tiges ailées.
Tu frémiras à nos chansons.
Bientôt, sur la ville voisine.
Dressant la tète avec orgueil, Tu verras, autour de l'usine.
L'ouvrier maître de son seuil.
Beau genêt des pics et des gorges, Ombrageant de nouveaux sentiers, Tu conduiras au feu des forges.
Vers la machine et les métiers.
Et nous, ô fleur, dans l'air qui tremble Ouvrant ton calice vermeil, D'une même àme et tous ensemble, Nous chanterons vers le soleil :
Sur les talus, dans les ornières, Nous l'avons cueillie en passant.
La fleur d'or à nos boutonnières A remplacé la fleur de sang !
Paul Harel.
Pages.
Ce que nous voulons 1
Le socialisme en Allemagne 5
Les origines. — Karl Marx, Engels. — Le manifeste socialiste. — Les premières attaques contre le capitalisme producteur. — La guerre «d'abord » contre la religion.
Les théories fondamentales du socialisme 15
Echange et plus-value. — Où Marx ne prend comme
élément d'appréciation que ce qui est utile à sa thèse. —
Capital qui spécule et capital qui travaille. Les fausses prophéties 18
Lassalle 21
La loi d'airain des salaires. — Un drôle de système. — Plus libéral que nos démocrates socialistes.
L'apogée du marxisme et sa décadence 25
La concentration capitaliste n'est pas un fait exact.
Le socialisme en France 29
Sa formation, ses tendances, ses leaders.
Le parti socialiste révolutionnaire 30
Vaillant 32
Le parti ouvrier socialiste révolutionnaire 33
Allemane 36
Marxisme et collectivisme. Jules Guesde et Benoît Malon. .. 37
La pensée occulte du socialisme 42
Toute leur doctrine. — M. Gabriel Deville. — Lemariage. 44
Purs et schismatiques. 47
Collectivistes et possibilistes. — Révolutionnaires et réformistes. — D'Amsterdam à l'Unité.
Jaurès 53
Pagres.
Les Réformateurs. — Les Jaunes 55
Tendances originelles. — Les réformes sociales. — Sj'ndicats et bourses du travail. — Les Jaunes. — Origine du mot jaune. — Quelques mots de Mirabeau.
Le mouvement ouvrier 55
Les syndicats officiels de 1884 à 1905. — Syndicats. — Bourses
du travail. — Subventions et journaux 59
Les syndicats jaunes 62
Les premiers syndicats libres (catholiques) 65
Lorigine du mot jaune 6"
Séance des Etats généraux du 17 juin 1789 (Extrait du discours de Mirabeau) 69
Notre insigne "0
Les débuts des Jaunes "0
M. Lanoir 79
Apogée du premier mouvement jaune 81
La cassure 88