IL Y EN A UN PAR
En Angleterre, aucune industrie sérieuse n'embauche un ouvrier s'il n'est syndiqué et en règle avec son syndicat ouvrier. »
EN^LLBUAGNE
« En Allemagne, les syndicats de la Démocratie socialiste, les associations Htrsch-Luncker, que nous baptiserions en France progressistes, les syndicats chrétiens et les Indépendants forment, dans l'unité formidable de l'empire germanique, l'élément du travail (divisé sur des questions confessionnelles ou sociales), mais cohérentes dans toutes les questions économiques et nationales.
Socialistes, catholiques, conservateurs ou indépendants, s'ils sont opposés les uns aux autres sur des pointsde doctrines politiques, irritables et inconciliables dans les débats religieux et électoraux, sont, en toutes autres circonstances, et avant toutes choses, des syndicats allemands, plaçant avant les préoccupations de parti, de secte ou de programme, l'amour de la patrie, le dévouement à l'Allemagne, à la plus grande Allemagne, qui rêve de la suprématie de son industrie sur toutes les puissances européennes.
Et de même que, dans l'intérêt allemand^ les socialistes allemands combattent la grève comme moyen, les patrons allemands, dans l'intérêt de VAllemagne, inséparable de leurs propres intérêts, ont cessé toutes oppositions aux syndicats ouvriers inspirés de sentiments purement professionnels. »
▲OraiCHK, AUSTHAUK
« Exemple curieux, TAutriche ne lutte avantageusement sur le marché du monde qu'avec ceux de ses produits manufacturés dans les provinces où les travailleurs sont syndiqués.
La fabrication du papier, « il est vrai, favorisée actuellement par l'exploitation d'immenses forêts, aux essences particulières », certaines spécialités métallurgiques, comme l'application de l'émail sur fer battu, luttent avantageusement contre la concurrence universelle, alors que les salariés employés à ces « spécialités » sont les seuls dotés d'organisations professionnelles sérieuses.
Dans toutes les grandes agglomérations d'individus, le même dilemme se pose. Dans tous les pays où le problème fut abordé de bonne foi, de part et d'autre, on est sur la voie d'une solution satisfaisante et identique, lorganisalion des travailleurs en associations profes' sionnelles.
En Australie, et jusqu'au jour néfaste où les collectivistes, s'étant emparé du pouvoir, mirent au pillage les finances, l'industrie et toutes les administrations nationales, les organisations ouvrières firent l'Unité morale et la force économique de ce pays neuf.
L'Australie nous fournit même ce double exemple :