‹ Le soleil (volume 2)Chapitre 21 sur 50 · IO · texte numérisé non relu

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auxquelles les maxima observés sont

On peut aisément remarquer que ces positions correspondent à peu près à celles où les mouvements en latitude changent de signe. Cette coïncidence est importante, car elle semble indiquer une relation entre les mouvements en latitude et les arcs qui servent de limites aux différentes zones où se produisent les taches. Nous verrons cependant que cette coïncidence est accidentelle ; on ne l'observe que dans la période étudiée par M. Carrington, car les zones changent de position dans les autres séries.

3° On peut encore remarquer que les mouvements en latitude des taches sont également variables, mais la loi n'est pas aussi simple que pour les longitudes. La dernière colonne du tableau précédent, extraite d'un tableau plus détaillé de M. Carrington, montre que la loi est un peu confuse, le nombre des observations étant sans doute insuffisant. Ce-

pondant ce tableau, quoique imparfait qu'il soit, nous permet de faire les remarques suivantes :

a. De 5 à 20 degrés N., et de 10 à i5 degrés S., le mouvement est négatif, c'est-à-dire dirigé vers l'équateur;

b. De 20 à 35 degrés N., et de i5 à 3o degrés S., le mouvement est dirigé vers les pôles : pour les points plus éloignés, il est impossible d'établir une loi; les taches sont trop peu nombreuses et les résultats trop discordants pour qu'on puisse en tirer aucune conclusion.

c. Les changements de signe les plus prononcés correspondent à des points voisins de ceux où le nombre des taches passe par un maximum ou par un minimum ; mais on ne voit pas qu'il y ait, comme dans nos ouragans, une tendance nettement prononcée vers les pôles.

cl. En comparant les mouvements en longitude et en latitude, on voit que l'équateur ne divise pas les zones des taches et leurs trajectoires en deux parties égales; la ligne de démarcation semble coïncider avec le parallèle de 5 degrés nord. Ce fait est important, et nous le rappellerons dans l'un des Chapitres suivants, lorsque nous reconnaîtrons que l'équateur thermique ne coïncide pas non plus avec l'équateur astronomique et que les protubérances solaires présentent aussi une pareille excentricité .

Les lois que nous venons d'exposer résultent de la discussion des moyennes; mais dans les cas particuliers il y a de très-grandes divergences. Nous avons discuté par manière d'essai les trajectoires de toutes les taches qui ont paru depuis le 1e1' janvier jusqu'à la fin de juillet 1866; voici les conclusions auxquelles nous sommes arrivé :

Les éléments déterminés par M. Carrington, comparés avec nos observations, laissent à désirer; ils donnent des différences systématiques qui démontrent l'existence; de varia-

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