‹ Le soleil (volume 2)Chapitre 28 sur 50 · ID · texte numérisé non relu

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Ce tableau est à la fois intéressant et très-instructif. Les nombres qu'il contient parlent assez clairement, et il suffit de les examiner avec un peu d'attention pour reconnaître l'exactitude des conclusions que nous allons en tirer.

i° Il y a des maxima et des minima périodiques, et l'amplitude de cette période est comprise entre 10 et 12 ans. Pour en déterminer la valeur avec plus de précision, quelques astronomes ont eu recours aux observations anciennes. M. Wolf, de Zurich, a fait à ce sujet un travail intéressant qu'on trouve dans son ouvrage sur les taches solaires [Mittheilungen (1er Sonnenjîecken ) . Il a pu établir la chronologie

Fig. fi8.

des phases que le Soleil a parcourues depuis la découverte des taches jusqu'à nos jours. Ses calculs l'ont conduit à une période de 1 1 ans et \. M. Lamont avait trouvé, de son coté, io ans -f-^'j mais ce nombre ne représente pas assez exactement les dernières observations.

2° Chaque maximum est plus rapproché du minimum précédent que du suivant, de sorte que la courbe présente la forme indiquée par \ajig. 68. L'ordonnée augmente pendant 3 ans y^-jj-, elle diminue ensuite pendant 7 ans j^j. D'après M. de la Rue, l'accroissement durerait 3 ans—^, et la diminution 7 ans ~^. La coïncidence est surprenante, vu la diversité des méthodes qui ont conduit à ces résultats presque identiques, les uns ayant évalué le nombre des taches, les autres ayant mesuré leur superficie. Les différentes pé-

riodes ne sont pas absolument identiques, comme on peut le voir dans lajig- 71, extraite des travaux de M. de la Rue (l83a-i868); mais on a remarqué que, si dans une période la partie décroissante est retardée ou accélérée, la partie ascendante de la période qui suit s'allongera ou se raccourcira également. D'après cette remarque, on a pu annoncer

Fig. Go.

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