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a\;uil iiiio sa N itcsse soit nulle et no rotoniherait jamais vers lui. Dos explosions raj^abh^s d imprimer aux corps tics vitesses de ()Oo à 800 Ivilonu'ti'cs j)r<)(lniiMi»Mil donc une tliffusion de la matière solaire dans les espaces planétaires. Il est vrai cpie ces explosions n'ont pas lieu dans le vide : la résistance de l'atmosphère du Soled diminue constamment la vitesse et peut, dans certaines circonstances, empêcher la diffusion dont nous parlons. Mais la densité de cette atmosphère n'est pas très-considérable; si la vitesse initiale était réellement de 800 kilomètres, la résistance ne suffirait pas pour empêcher la matière de sortir en dehors de la sphère d'attraction et de se répandre dans l'espace [*). Nous attendrons donc de nouvelles observations pour regarder comme certaines ces vitesses extraordinaires.
^ Y. — Comparaison entre les Ji gares spectrales des protuhérances et celles qu'on observe directement pendant les éclipses.
On peut se demander si les dessins que nous faisons, pour représenter les protubérances telles que nous les montre le spectroscope, représentent également les formes que nous offriraient les mêmes protubérances, si nous pouvions les observer directement, comme nous le faisons pendant les éclipses. Cette question fut mise à l'ordre du jour à l'occasion de l'éclipsé de 18^0; le mauvais état du ciel nous empêcha de faire une observation concluante, mfiis la ressemblance nous parut suffisamment justifiée.
(') Voir les travaux de M. Proclor, Monthlj Notices R. A. Soc.
M.T;icchini,àT('rranova,piitfair(' une comparaison exacte : pendant la totalité, il ol)serva une protulu'ranee dans sa lunette; puis, après réclij)se, il l'observa de nouNcau auspeetroscope, et il trouva que l'observation spectrale ne lait voir (pie la partie centrale la plus biillaiih'. La fig. \'-\ représente la j)rotu-
bérance telle qu'on la voyait pendant l'éclipsc; \^ fig. i']^
Fify. 17').
montre la même protubérance observée ensuite au spectroscope (') : la première différerait très-peu de la seconde si on l'examinait à travers un milieu nébuleux, et cependant M. Tacchmi employait un spectix)S(ope peu puissant. Dans
(') Voir li.ijijiorii dflC eclisse Jel 1^^7(1, tav. V.
son ('\|>i'»lilH>M ;m\ Indes. M. l.ockuT m (i'oiinc une rcssonil)l;uu(' ;il>M»lne. il dit nicino parlailc, cnlre les deux aj)par<MU('S. Tous les ()!)s('r\alc'nrs s aecoidenl eepoiulanl adiré (|n('. pi'iidant les éclipses, les eouleiirs sont plus brillantes et plus belles : c'est cpTalors I'omI reçoit la lumière telle que l'cnNoie Tobjet obser\(\ tandis (pie le sj)ectrosco[)e sépare les différentes couleurs el piodiiil aillant d'images différentes, dont ehaeuiie est nécessaii'ement moins lumineuse et moins bien bannonisee. !)(" plus, le vif éclat dont brillent les protu- Ijérances pendant les éclipses peut bien empècbcr d'apercevoir les parties moins lumineuses.
l ne autre (juestion se présente encore : les différents obseixateurs voient-ils dans leurs spectroscopesdes formes identiques, ou bien v a-t-il dans ces formes observées quelque chose de pei'soniKd et de subjectif? Pour résoudre cette question, nous nous sommes entendu avec M. Taccbini, de Palerme, et jM. Lorenzoni, de Padoue, afin de faire des observations simidtanées. I^e résultat de ces observations a été publié dans les PL III et IV des Mémoires de la Société des Spectroscopistes italiens, i'*^ année, 18-^2 : nous avons prouvé que les figures faites au même instant sont identiques quant à la partie essentielle ; il n'y a de différence que dans les détails, et encore ces différences sont comparables à celles que Ion trouverait dans les dessins exécutés par plusieurs observateurs d lin niiai^M- ou d'un autre objet a\anL des formes indécises et des contours mal terminés. La plus grande différence provient de l'habileté plus ou moins grande dans l'art du dessin et de la manière particulière de chacun. On peut donc avoir la certitude que les protubérances sont les mêmes pour tous les observateurs , quant à leur forme générale et à leurs parties essentielles.
La puissance de l'instrument n'est pas étrangère aux diffé-