‹ Le soleilChapitre 17 sur 66 · ÉCLAT · texte numérisé non relu

ÉCLAT

liLÉMENTS

OBSEn-

d'ordre.

de Kircliliuff.

d'après A'igslrôui.

relative.

relatif.

chimiques.

VATEOnS.

Ti

Mn?

I\ln?

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liaiides

Ti

Ti

Te, Mn

Fe

Ti

Ca?

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Fe, Cr

Fe,Ti,Ca

Ti

Ti, Ca

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Cr

Fe

Fe

Ca

Fe, Ca

Pour que cctLe liste fût complète, il faudrait maintenant V ajouter le ruthénium, qui a été observé par M. Young. Le titane, à lui seul, présente plus de \ingt raies renversées. ]M. Lockyer nous assure qu'il a également trouvé le potassium, le cérium et les autres métaux analogues au fer, le plomb, l'uranium, le cadmium, le strontium et peut-être 1 aluminium et le zinc. Il est évident, comme nous l'avons

déjà tait i('inar(|ii('r, ((u'oii [x'iil sallciidri' à xoii" le spccirc toiil (Miti('rs<' renverser coiu|)l«Honient, ou du moins on grande partie : il n'y a là aueune impossibilité. M. Loek) er vient de déeouM'ir f[ue, dans les s[)eetres des métaux, il v a des lignes courtes vi des W^^^nc:^ longues; les longues sont celles qui sont l'cincrsées dans le spectre solaire. On peut soupçonner <pi(; les courtes sont pour la plus grande partie des impuretés tles échantillons. On n a pas trouvé les métaux qui forment des oxvdes instables, or, platine, argent, mercure, etc., mais de préférence ceux dont les oxydes sont très-stables. Dans la couche renversante du Soleil, il n'y a probablement pas de corps composés.

§ II. — Délails sur le renverscnienl des raies spectrales.

On peut s'y prendre de deux manières pour observer le renversement des raies dans le spectre des protubérances : i*^ on peut disposer la fente du spectroscope perpendiculairement au bord du disque ; alors il est difficile de découvrir les raies secondaires, car elles n'ont ([u'une faible hauteur: nous V avons cependant réussi en amplifiant l'image des protubérances de la même manière que pour les taches; 2" on peut disposer la fente tangentiellement au bord du disque: cette méthode est plus commode et plus siu'e; aussi croyons-nous devoir la préférer, et expliquer ici avec quelques détails de quelle manière se présente alors le renversement. La fente étant dirigée tout près du bord, sur une région où il existe une protvdjérance, on voitd'abortl les raies noires dues à l'atmosphère terrestre vivement éclairées par le Soleil, plus larges qu'à l'ordinaire et comme gonflées; au milieu de cette dilatation, on verra se former une ligne brillante ordinairemenl très-

iiutuc : c Cst la le plienonieiie du roiivei^semeut. Cette ligne brillante est en général très-courte, car le renversement ne se produit pas sur toute rétendue de la protubérance; il u a lien qu aux points qui correspondent aux filets lumineux les plus vifs et les plus actifs. Les raies du sodium se renversent souvent, et alors elles sont dilatées et estompées [fig. 178)- Le magnésium est la substance pom* laquelle le renversement est le plus fréquent, et Ton j)eut reniarqu(»r, lorsqu'il se produit, un phénomène inverse de celui qui a été décrit par ^L Cornu. Ce suivant phvsicien. en brûlant du magnésium

Fig. 178.

dans l'arc voltaique, a vu les raies brillantes se dédoubler, une ligue noire se produisant à l'intérieur de chacune d'elles . dans le spectre des protubérances, chaque raie brillante paraît flanquée de deux lignes noires. Il est rare que ces lignes noires disparaissent; nous l'avons cependant observé quelquefois, et alors les raies renversées étaient renflées et estompées comme deux masses brillantes ; elles s'élargissaient au j)oint d'arriver presque à se toucher par leurs bords voisins {\o'\y fig. 177). On sait que le spectre produit par un métal incandescent peut être renversé par la vapeur de ce même métal : c'est ce qui arrive lorsqu'on brûle du sodium, du thallium et quelques autres métaux dans l'arc voltaique. Nous avons déjà décrit ces phénomènes, et nous nous contentons de les rappeler ici.

Sous !<• l)(';m cirl (h- l'nIciiiK'. "M. Taccliini voit pivsqiic toujours le spottrc du ni;i«,'nesiuni n'inersé sur une ftciuluc cousiilt rable tlu bord solaire; à Koiuc, nous n v jxirvenoiis que dans les plus beaux jours. La cbroniospliere, analyse»' dans les différentes l'étions du spectre, présente al(»rs l asix-ct iiidiipir dans \a /fg. i-(), dessinée et pul)li<'e j)ar M. l'aeebini (';.

Sur le ^lonl Sbernian, à une bauteur de 2H00 mètres, M. Voun» a pu Nérifier les observations de AI. Taccliiui: il a

même réussi à voir un plus <irand nombre de raies. Il est donc évident que, si nous ne voyons ])as baintuellement le spectre renversé sur tout le contour du disque, cela tient uniquement à la \ ive lumière qui illunnne l'atmosphère terrestre dans le voisinage du Soleil. C'est pour cela que, en 18-0, nous avons conseillé de faire une exj)cdition sur l'Etna, où le ciel est si pur et l air si transj)arent ; cette station serait peut-être plus favorable encore que celle du Mont Sherman ; peut-être le renversement v serait-il complet comme dans les éclipses (^).

(') 31ém. des speccroscopistes icaUe:is, juillet 1873, fl. .WIX.

(') Pour que le lecteur puisse apprécier le degré de transparence de l'atmosphère

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